Produits d'Aubel

  • Le sirop artisanal mieux avancé et candidat AOP

    Une première étape a été franchie quand les producteurs artisanaux sont enfin arrivés à accorder leurs violons pour une dénomination les englobant tous, tout en évoquant un certain terroir. Trois étaient du Pays de Herve (Nyssen à Aubel, Charlier à Henri-Chapelle et Thomsin à ThimisterClermont), mais un était localisé à Horion-Hozémont (Grâce-Hollogne). D’où un gros souci si on avait voulu faire référence au terroir bocager hervien. Mais on y est finalement arrivé avec ce « sirop ancien système liégeois ».

    Le cahier des charges a par ailleurs été bouclé. Et du point de vue historique, il a été plus aisé de replacer le produit dans un contexte paysager et historique.

    Entre-temps, la siroperie Thomsin s’est retirée du groupe.

    Et maintenant ? « Il faut des preuves qu’on fait le nécessaire du point de vue commercial et que le produit se développe sous ce nom », explique l’Aubelois Joseph Nyssen, qui coordonne la manœuvre du côté des artisans siropiers. « Au départ, je ne m’imaginais pas que ce serait aussi compliqué et problématique. » Il est vrai que l’on a commencé à plancher sur une AOP pour le sirop artisanal voici plus de 10 ans, avant que la Région wallonne participe au projet à partir de 2011. « Mais tout a été fait dans le bon sens », souligne Joseph Nyssen.

    On n’a donc pas encore décroché le titre convoité, alors que fin 2016, le ministre Collin reportait ses espoirs de consécration du sirop artisanal pour fin 2018. Reste que son porte-parole estime le dossier de ce produit bien plus avancé que d’autres.

    On notera qu’un deuxième dossier sirop est en lice, pour une Indication géographique protégée (comme pour la tarte au riz de Verviers), cette fois. Il vise le « sirop de Liège » tel que produit à Aubel par Meurens, en y englobant des dattes, conformément à une marque déposée en 1947. Cette reconnaissance, un peu moins prestigieuse que l’AOP car moins liée à un terroir très spécifique, pourrait empêcher une usurpation d’identité par un industriel étranger, néerlandais par exemple.

    (La MEUSE VERVIERS du 16 avril 2019).

  • Le blues du dernier éleveur de lapins de Wallonie

    La photo a été prise à Fouron-Saint-Pierre, mais une partie des étables se trouve sur Aubel.

    Depuis des années, Christian Teller élève des lapins. Une passion que l’Aubelois a depuis qu’il est tout jeune et qui est devenue sa profession : il en vend 200.000 par an à la grande distribution. Or, cette passion devient de plus en plus difficile à exercer en Belgique. Christian Teller, le dernier éleveur de lapins de Wallonie, pointe plusieurs facteurs à cela : la concurrence déloyale des lapins étrangers qui inondent le marché et l’augmentation des coûts de production chez nous.

    Une page d'ADRIEN RENKIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 6 avril 2019.

  • Le géant « La Martiniquaise » met la main sur la boisson pétillante pour enfants de Philippe Stassen

    Capture d’écran 2019-03-20 à 07.58.48.pngKidibul n’est plus aubelois ! Philippe Stassen, qui avait revendu la marque à Heineken avant de la racheter en 2014, s’en sépare à nouveau. Il cède ainsi la société « Kidibul international SPRL » au géant français « La Martiniquaise » qui possède notamment la vodka Poliakov, le Porto Cruz, le genièvre Peterman ou encore le whisky Label 5.

    UN AUTRE PROJET EN COURS

    Et l’emblématique « self-made-man », comme il se décrit lui-même, de préciser le pourquoi d’une telle cession. « Avec la famille Meurens, nous avons massivement investi dans une unité de désalcolisation et d’embouteillage basée à Charleroi. Ce sont quand même sept millions d’euros que nous avons injectés et pour cela, il faut des capitaux. »

    Mais Philippe Stassen insiste sur un point ô combien important : il n’y aura aucune perte d’emploi. « Je peux l’assurer, il n’y a pas d’impact pour le personnel. Neobulles, la société qui chapeautait tout, ce sont 27 personnes qui y travaillent. Pas une ne va perdre son poste. » Aujourd’hui, Philippe Stassen gère ou possède des parts dans 12 (11 à partir du 1 er mai) sociétés différentes, dont la plupart ont leur siège à Thimister, mais également à Liege Airport, avec des bureaux au sein même du terminal passagers. -

    Extraits d'un article de GASPARD GROSJEAN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 20 mars 2019.

  • Effets du Brexit à Aubel ?

    La restauration de barrières et de tarifs douaniers devrait engendrer des perturbations dans les échanges entre pays de l’UE et la Capture d’écran 2019-03-15 à 11.04.34.pngGrande-Bretagne. « Mais la catastrophe sera plutôt côté Grande-Bretagne », analyse Philippe Suinen, le président de la Chambre wallonne de Commerce et d’industrie. Ceci, même si les formalités devraient dans certains cas relever du casse-tête chinois. Notamment pour l’agro-alimentaire, bien présent dans notre région. Exemple avec la beurrerie Corman, qui exporte outre-Manche certains produits très spécifiques, vendus sous d’autres marques et souvent à bonne valeur ajoutée. Parmi eux, le Ghee, un beurre concentré et aromatisé, qui vise notamment le marché indien établi en Grande-Bretagne. Mais bon, ces exportations insulaires ne pèsent quand même pas très lourd pour la production de Corman : 5 % grosso modo.

    Pour la brasserie de Val-Dieu, pas de grosse perte de flux commercial à redouter non plus : la Grande-Bretagne représente environ 2,5 % du marché à l’export, évalue Alain Pinckaers. Par contre, c’est là que la brasserie achète par exemple des étiquettes, sur du papier très spécifique. Dans leur cas, le Brexit, risque d’allonger le délai des commandes.

    L’exportation de cidre Stassen outre-Manche est très marginale. Par contre, c’est de l’autre côté du Channel que le groupe Heineken, propriétaire du cidrier aubelois, acquiert une grosse partie de ses bouteilles vides. Mais, rassure Alexandre Renerken, « on a des plans B ». Par ailleurs, la grande cidrerie du groupe, à Hereford, près de la limite entre le Pays de Galles et l’Angleterre, pourrait pâtir des nouvelles modalités douanières. Dès lors, Heineken pourrait solliciter Aubel pour produire davantage. « Le malheur des uns fera peut-être le bonheur d’autres », conclut Alexandre Renerken, qui tempère cependant : « Tant qu’il n’y a pas de décision, le Brexit demeure une hypothèse. »

  • Une nouvelle saveur pour le cidre rosé Stassen

    Dans tout bon apéro, il y a du cidre. Pour profiter de ces moments privilégiés, le société de l’Aubelois Jean-Pierre Stassen, lance une nouvelle saveur : le Strongbow rosé à la pomme. Cette nouvelle boisson est un mélange de cidre traditionnel et de jus de pommes Capture d’écran 2019-03-15 à 10.46.12.pngrouges foncées. Le résultat est un apéritif rafraîchissant avec un arrière-goût décrit comme « sec subtil et emballé de bulles pétillantes » par ses créateurs. Ce cidre et sa belle couleur rose brillante contiennent 4.5 % d’alcool et seront disponibles sous peu dans les supermarchés. La particularité de Strongbow est que les pommes ont longtemps mûri, elles ont été lavées et traitées à l’usine où elles ont baigné dans leur jus. Les sucres naturels des pommes ont servi de conservateur.

    L’idée de créer ce produit est survenue lorsque Jean-Pierre Stassen a découvert la pomme de Genève à… Montréal. Il lui a fallu pas moins de 12 ans de recherche intensive afin de trouver la formule actuelle. La firme estime que cette boisson est idéale en apéritif et qu’elle accompagne à merveille les snacks salés.