Personnalités

  • Le réalisateur Ben Stassen va changer de vie

    Virages à quasi 360° pour le cinéaste belge qui fait le plus d’entrées en salles. L’Aubelois Ben Stassen se prépare à se lancer un nouveau défi : partir à bord d’un voilier pour sillonner les mers et les océans. Avec une fin programmée de sa carrière au cinéma, en tant que réalisateur. De plus, il revend le château qu’il avait aménagé en gîte de luxe, à Froidthier…

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 17 novembre 2020

  • Le dernier conseil du directeur général

    Depuis 36 ans qu’il était là, Victor Gerardy faisait un peu partie des meubles à Aubel. Celui que les spectateurs du conseil communal d’Aubel ont pu observer avec son éternel sourire en coin durant de longues années prend sa retraite. Le directeur général a assisté à son dernier conseil ce lundi. Une page se tourne donc.

    Une cinquantaine de personnes étaient présentes pour dire au revoir à cet Aubelois bien connu. Parmi elles, des anciens conseillers communaux et des directeurs généraux d’autres communes. Tant du côté de l’opposition que de la

    majorité on a salué le travail accompli par Victor Gerardy. « Il a toujours été très correct avec nous et a su garder ses distances et le recule nécessaire à la fonction », estime Jacques Piron, le chef de file d’Aubel citoyen.

    Freddy Lejeune, l’actuel bourgmestre, a lui aussi déclaré quelques mots. « Il n’est pas facile de résumer 36 ans de carrière. Mais on a tenu à le remercier. On a aussi pointé que c’était une histoire de famille », souligne-t-il malicieusement. En effet, le premier bourgmestre qu’a connu le nouveau retraité n’est autre que Laurent Gerardy, son oncle. Il a par ailleurs travaillé en collaboration avec Jean-Claude Meurens, son cousin germain. Freddy Lejeune lui-même est un petit-cousin. Un des fils de Victor Gerady a également été conseiller communal.

    Pas de quoi créer des réunions de famille houleuses cependant. « On n’a jamais eu aucun problème, que du contraire. On a toujours travaillé avec tout le monde de manière conviviale. Et quand il fallait dire les choses, on s’expliquait de façon correcte et franche », relate l’intéressé.

    DE LA CHANCE À AUBEL

    Victor Gerardy estime qu’il a eu beaucoup de chance de travailler à Aubel. « Ici, on a toujours été respectueux envers ma personne et envers mon travail. Ce n’est pas le cas dans toutes les communes. J’ai aussi eu de la chance de pouvoir compter sur l’aide d’autres directeurs généraux. Dans certains dossiers très complexes, ils m’ont aidé à m’en sortir. C’est de plus en plus compliqué de savoir exactement ce que l’on doit faire face à des législations qui se complexifient avec le temps. Il faut de plus en plus avoir une formation poussée de juriste. » À l’avenir, Victor Gerardy va pouvoir s’occuper de sa famille. Il compte aussi multiplier les balades que ce soit à moto ou à pied. Et pourquoi pas faire du bénévolat pour une association ?

    A.R. dans LA MEUSE VERVIERS du 2 septembre 2020.

  • L’Aubelois Jean Bériaux participera, en 2023, à une course au sein d’un équipage international

    C’est une aventure un peu folle dans laquelle l’Aubelois Jean Bériaux s’est engagé. En 2023, il se lancera dans une course autour du monde. Particularité de l’épreuve, elle se fait dans les conditions technologiques de 1973.

    « Avec un ami, Richard Mardens, on a une passion pour les choses folles. Quand on boit un verre, on a souvent des idées et, là, on a voulu la concrétiser. » C’est par ces mots que Jean Bériaux débute l’explication de son projet dingue : faire un tour du monde en voilier grâce à une course au large à équipage complet qui impose de n’utiliser aucun moyen technologique actuel. « Même la musique ne pourra pas être digitale. On va devoir utiliser des cassettes (rire). On a même décidé d’aller plus loin en n’utilisant pas de frigo ! » Cette course, c’est l’Ocean Globe Race. Elle aura lieu en 2023 et célébrera les 50 ans de la Whitbread Race. Et contrairement aux courses actuelles qui sont de véritables machines avec des équipages professionnels, l’OGR2023 sera également ouverte aux amateurs. « Je vais devoir me mettre à jour pour la voile », rigole-t-il.

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  • Jacques Piron et ses collègues innovent avec des packs juridiques

    À l’aube de ses 30 ans, le bureau d’avocat APM Law, basé à Verviers, Liège et Bruxelles, a décidé de vivre avec son temps pour faire évoluer le métier. Des packs juridiques ont notamment été créés pour que les clients sachent exactement ce que les procédures vont leur coûter.

    La profession d’avocat existe depuis l’antiquité. Anciennement Avocats Piron-Mineur, le bureau APM Law s’apprête à fêter ses 30 ans. Né à Verviers, il possède trois établissements à Bruxelles, Liège et dans la cité lainière. Le bureau est composé de neuf secrétaires et 18 avocats, dont l’actuel échevin de Verviers JeanFrançois Chefneux et le leader du cdH à Aubel Jacques Piron. Afin de faire face aux évolutions actuelles et aux nouvelles technologies, plusieurs associés du bureau ont senti le besoin d’amener un vent de fraîcheur au niveau du bureau. L’objectif est de faire évoluer le métier et rafraîchir l’image de l’avocat. « Nous sommes partis de plusieurs constats », explique Me Romain Oger. « Il fallait changer l’image de l’avocat assis tranquillement dans son fauteuil en cuir en fumant un cigare sous ses liasses de billet. C’est ce que nous avons décidé de faire en vivant avec notre époque en utilisant les technologies actuelles. » Pour rentrer dans l’ère 2.0., le bureau APM LAW a mis en place deux nouveaux outils. Le premier est la création de différents packs juridiques avec lesquels le client bénéficiera d’un tarif forfaitaire. Ils se répartissent autour de 10 matières différentes comme la famille (divorce…), les faillites, le remboursement de dettes, le pénal, l’immobilier, le social, le droit des étrangers… À l’heure actuelle, APM Law a créé 28 packs. Les tarifs sont tous disponibles sous forme de forfaits sur le site internet du bureau (apmlaw.be). Cela varie entre des prix compris en 50 et 1.250 euros. « La mise en place de ces packs juridiques va permettre aux clients de savoir à quoi s’en tenir par rapport au coût financier d’une procédure », explique Me Romain Oger. « Tout est détaillé à chaque fois dans le pack pour ne pas donner de mauvaises surprises à nos clients. On décrit comment se passe la procédure avec les dates d’audience, la levée du jugement, la constitution du dossier et des pièces… Cette nouvelle façon de fonctionner rencontre déjà un certain succès. Ce n’est pas illogique comme il s’agit de packs forfaitaires. Nous sommes parmi les tout premiers à utiliser cette technique de pack en Belgique. »

    UN NOUVEL OUTIL INFORMATIQUE

    APM Law a également mis à disposition de ses clients une nouvelle plateforme en ligne sécurisée appelée Follaw. « Chaque client qui en fera la demande recevra un identifiant et un mot de passe », dit Me Romain Oger. « Il pourra accéder à toutes les informations utiles de son dossier comme l’agenda, les pièces du dossier, le verdict d’un jugement, le calendrier des audiences… Notre but est de mettre la technologie au service du client. » -

    CHARLES BOURY dans LA MEUSE VERVIERS du 21 novembre 2019.

  • Hubert Grooteclaes : une trajectoire peu commune

    Né à Aubel dans le pays de Herve en 1927, Hubert Grooteclaes a vécu plus de trente ans de sa vie à Embourg, avec sa femme Ninette et ses trois filles, Marianne, Pascale et Madeleine. Fils de fromagers, il pense à une carrière artistique mais les difficultés de l'après-guerre contrarient ses projets. Après le travail à la fromagerie, il colorie les portraits des célébrités du monde du spectacle et à 27 ans, il reçoit son premier appareil photo.

    Premier à avoir réussi le pari de faire entrer la photographie dans les galeries de peintures, il fut un photographe actif doublé d’un enseignant généreux. Autodidacte, il pratique d’abord la photographie en amateur pour ensuite entrer comme stagiaire chez un professionnel dont il s’émancipe rapidement pour ouvrir son propre studio à Liège galerie Cathédrale. Spécialisé au départ dans l’art du portrait, fasciné depuis l’enfance par le monde du spectacle, il s’attache dans les années 1950 et les années 60 à immortaliser sur pellicule les vedettes de l’époque telles qu’Yves Montand, Danièle Darrieux, Jacques Brel, Romy Schneider, Jean Marais… et Léo Ferré dont il devient un ami intime jusqu'à la mort de ce dernier.

    Audacieux et éclectique, il élargit sa palette en créant ses premiers « photographismes » au début des années 1960. Autant d’images abondamment utilisées pour des affiches, des pochettes de disques (Léo Ferré, Jacques Brel, Sammy Davis Jr, Françoise Hardy, Charles Aznavour…) et des couvertures de livres. Par ailleurs, les sixties inaugurent la longue suite des voyages et expositions en Belgique et dans le monde ainsi que la multiplication des techniques, telle que ses célèbres photos floues, coloriées à la main d'où se dégagent poésie et mélancolie.

    Enseignant à l’Institut supérieur Saint-Luc à Liège pendant près de 20 ans,  et maître de stage aux Rencontres Internationales de la Photographie à Arles, Hubert Grooteclaes est invité à participer à quelques missions artistiques et reçoit en 1993 le premier « Prix SABAM » consacré à la photographie pour l’ensemble de son œuvre.

    Hubert Grooteclaes est décédé à Embourg le 23 octobre 1994.