Patrimoine

  • Visite du domaine du Val-Dieu

    Le mois de juin est propice aux sorties gustatives. En ce mercredi 19 juin, la visite gustative de l’après-midi à la brasserie sera précédée en matinée d’une double visite patrimoniale au site de Val-Dieu (Aubel).

    Rendez-vous à 9h30 sur place. Martine Crahay sera notre guide toute la journée. Nous découvrirons l’ancien Moulin à eau du Val-Dieu, ses 800 ans d’histoire liés à celle de son abbaye, ainsi que les travaux effectués par les moines pour alimenter le site en eau. Dans un bâtiment de 3 siècles, vous verrez tourner une machinerie de plus de 160 ans actionnée par une roue à augets alimentée par les eaux de la Bel et de la Berwinne.

    La magie de cette roue, les secrets des engrenages, le ronronnement du mécanisme vous enchanteront. L’actualité du moulin, c’est également la meunerie moderne qui produit des aliments pour les animaux, mais aussi la production d’électricité verte grâce à une génératrice alimentée par les cours d’eau de Val-Dieu. Sur le sentier au bord de la réserve naturelle toute proche, nous aborderons l’histoire récente de ces 7 ha gérés en partenariat entre le moulin et Natagora.

    Puis vers 11h, ce sera l’abbaye Notre-Dame du Val-Dieu, havre de paix au coeur du Pays de Herve, dans le diocèse de Liège, qui faisait partie de l’Ordre de Cîteaux (les cisterciens). Riche d’une longue histoire, elle connaît depuis 2001 un renouveau assuré par la Communauté Chrétienne du Val-Dieu. La Cour, la Basilique et le parc sont accessibles toute l’année 7/7 j.

    Après le repas (libre) pris au « Casse-Croûte », nous découvrirons les breuvages fabriqués par la Brasserie (2 dégustations de bière et du fromage). Leur mode de fabrication et leurs composants au programme.

    Réservation souhaitée par SMS au 0495 49 63 91 (nom, prénom et nombre de personnes).

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  • La Vierge des prisonniers trouve refuge au Remember Museum

    Marcel et Mathilde Schmetz ont récupéré la Vierge de l’AK 383 G.W. Une statuette que l’on pourrait croire banale, mais qui a fait l’objet d’une dévotion intense durant la guerre et qui était promise à la destruction.

    La Madone avait passé la guerre dans un camp de prisonniers en Autriche. Les quelque 2.000 Belges qui étaient détenus au Kommando 383 G.W. Stalag XVIII A de Judenburg, en Styrie, avaient acquis cette statuette pour se recueillir devant elle. Ils n’avaient pas d’aumônier à leur disposition et se réunissaient épisodiquement devant une petite chapelle où ils avaient placé la Madone.

    ON RISQUAIT DE LA JETER

    Après avoir récupéré leur Vierge, les anciens du Stalag XVIII A ont alors cherché un lieu de culte ou un édifice où ils pourraient se recueillir devant leur Vierge au pays. Ainsi, la Vierge trouvera refuge dans la basilique de Chèvremont (Chaudfontaine), lieu de pèlerinage administré par des pères carmes et traditionnellement fréquenté par de nombreuses familles liégeoises.

    Mais les pères ont quitté leur couvent et la basilique a mal supporté les injures du temps. En 2017, l’ensemble était mis en vente.

    La statue de la Vierge ne paraissait plus intéresser grand monde et on avait l’intention de s’en débarrasser, voire de la jeter.

    Désormais, la statuette trône au milieu des mannequins et derrière des barbelés, au troisième étage du Remember Museum, où Marcel Schmetz avait déjà reconstitué un baraquement de prisonnier.

    L'article complet d'Yves BASTIN est à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 23 avril 2019.

    A NOTER: À visiter les premiers dimanches du mois aux Béolles, à Clermont (087/44.61.81).

  • Renouveau pour l’abbaye de Val-Dieu

    Récemment élu patrimoine secret préféré des Wallons, l’abbaye de Val-Dieu se renouvelle. De nombreux projets aboutissent actuellement.

    Val-Dieu.gifTout d’abord, l’abbaye change son identité visuelle. Les trois entités, fromagerie, brasserie et abbaye, jusqu’ici séparées, s’afficheront ensemble dorénavant. Un nouveau logo les représentera à présent. Celui-ci est composé de deux anneaux avec au centre le clocher de l’abbaye. « Les anneaux sont le symbole de l’abbaye depuis toujours », indique un responsable. « À l’origine, elle était située entre le duché de Limbourg et le comté de Dalhem entre lesquelles il y avait parfois des guerres. L’abbaye a toujours joué un rôle pacificateur. Les anneaux représentent cette paix. On les retrouve un peu partout dans l’abbaye. » Le clocher est lui l’élément le plus visible du bâtiment. Il est donc assez logique qu’il figure au centre. Le dessus du logo représente les nombreux vitraux de l’abbaye.

    La toiture du noviciat et ses 14 verrières du noviciat seront bientôt remplacées. Celles-ci donnent une lumière naturelle là ou les jeunes moines avaient leur scellé. « Il s’agit d’un gros travail et nous y réfléchissons depuis plus d’un an et il est sur le point d’aboutir », avance Émeline Gilliquet, la porte-parole.

    Autre nouveauté, un observatoire a été construit par Natagora afin d’observer au mieux la vie sauvage. Celui-ci surplombe l’étang. L’observatoire est accompagné de panneaux aidant les badauds à identifier les différents oiseaux. Les amateurs de peinture pourront également passer à l’abbaye pour admirer les œuvres de Dany Salme et son exposition « Nous sommes vaches ». Comme son nom l’indique, les tableaux représenteront des bovins du pays de Herve. « Le style du peintre est hyperréaliste », nous précise-t-on. Les bénéfices seront reversés à une ASBL qui initie des projets au Mali. Elle a déjà créé une école technique sur place. Il y aura également des concerts qui permettront aux mélomanes eux aussi de s’intéresser à l’abbaye. -

    A.R. dans LA MEUSE VERVIERS du 30 mars 2019.

  • Journées du Patrimoine

  • Insolite : deux fortins à vendre

    L’un à Aubel pour 1.110 euros et l’autre à Herve pour 550 euros

    Histoire peu fréquente mais vrai. L’État belge a décidé de mettre en vente deux fortins de la seconde guerre mondiale qui lui appartienne et qui se trouvent dans notre arrondissement. Le premier est situé rue de la Marnière à Aubel, le second Bois del Fiesse à Herve. Les prix de vente sont dérisoires car il faudra seulement débourser 550 euros pour le fortin hervien et 1.110 euros pour le fortin aubelois. La date de clôture des offres est fixée au 7 septembre prochain.

    Capture d’écran 2018-08-18 à 14.42.46.pngC’est deux ventes pour le moins insolites que nous avons vues sur le site de l’agence immobilière Immoweb. En effet, deux fortins datant de la seconde guerre mondiale et qui appartiennent à l’État belge sont en vente. Et la particularité est que ces deux fortins se trouvent dans deux communes de l’arrondissement de Verviers.

    Le premier est situé sur le territoire de la commune d’Aubel rue de la Marnière. Ce fortin a été construit à l’entre-deux-guerres est aujourd’hui désaffecté. Il se trouve sur les hauteurs du village de Saint-JeanSart au milieu des pâtures. Il est facilement visible de la route et nous avons dû escalader plusieurs barrières pour y accéder. Ce poste d’observation faisait partie de la ceinture fortifiée de Liège. Il permettait d’abriter quelques hommes afin de surveiller les alentours. Il est situé entre les forts de Battice et d’Aubin-Neufchâteau.

     

    UN PRIX FORT BAS

    Une fois sur place, nous avons pu constater qu’il était assez imposant de l’extérieur. Par contre, l’entrée est Capture d’écran 2018-08-18 à 14.42.53.pngparticulièrement étroite. Au niveau du prix de vente, il est particulièrement bas car il est fixé à 1.110 euros en plus d’une parcelle de 368 m2 qui jouxte le fortin.

    UN MAL POUR UN BIEN

    Pour René Coune, membre de l’asbl du Fort de Battice, ces ventes sont une bonne chose. « C’est un mal pour un bien car cela va permettre d’assurer la pérennité de ces fortins », dit René Coune. « Il faut savoir que c’est très coûteux de les détruire. Beaucoup de particuliers ont des fortins sur leur propriété et les gardent. Ce serait dommage de les détruire car ils font partie de notre histoire. »

    D'un article de C.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 18 août 2018.