Logement

  • Deux mois accordés à Nosbau

    Alors que la communauté germanophone aura la compétence du logement social à partir du 1er janvier 2020, la société Nosbau, active dans les Cantons de l’Est et dans plusieurs communes non germanophones de l’arrondissement, doit normalement être scindée en deux nouvelles entités. Un divorce qui se montre compliqué du côté francophone et qui a poussé les ministres wallon et germanophone du logement à accorder un délai supplémentaire à l’entité.

    « Les deux Ministres ont constaté que le transfert de la quasitotalité des domaines sera effectif dans le délai imparti, soit avant la fin de cette année. À partir du 1 er janvier 2020, la

    Communauté germanophone exercera la tutelle sur la Société « Öffentlicher Wohnungsbau Eifel » », indique leur communiqué commun.

    « En ce qui concerne « Nosbau », rappelons que la situation restait compliquée fin octobre », poursuivent-ils. « Les Ministres Dermagne et Antoniadis ont convenu que la société wallonne du logement prolonge l’exercice de la tutelle sur « Nosbau » jusqu’au 29 février 2020 au nom de la Région wallonne et de la Communauté germanophone. Le Ministre Antoniadis communiquera les modalités pratiques en commission du Parlement mercredi lors de sa prochaine séance. » 

    J.D. dans LA MEUSE VERVIERS du 23 novembre 2019

  • Nosbau : en retard, les francophones

    Capture d’écran 2019-11-13 à 08.13.16.pngLa députée régionale Christine Mauel (MR-PFF) a interrogé au Parlement wallon ce mardi le Ministre wallon du Logement Pierre-Yves Demargne sur la mise en œuvre de la scission de la société de logement Nosbau. Beaucoup d’inconnues subsistent quant au remembrement de cette société de logements publics basée sur cinq communes francophones et quatre germanophones. La Société wallonne du logement (SWL) a arrêté une proposition de remembrement le 23 septembre. Cette proposition consiste en une scission entre communes francophones et germanophones pour le 1er janvier avant que les francophones rejoignent le Foyer Malmédien d’ici le 30 juin avec maintien d’une antenne à Welkenraedt.

    Pour Christine Mauel, il vaut mieux privilégier l’efficacité que la précipitation. La Raerenoise a également fait part des difficultés des communes francophones de suivre le calendrier imposé par les germanophones. Pour elle, ce calendrier ne sera pas réalisable dans les délais impartis. « À la base, un projet de scission devait être déposé au tribunal de commerce vendredi dernier avec la tenue d’une Assemblée générale en décembre. D’une source interne bien placée, je sais que l’Assemblée générale n’aura lieu qu’en février. » « J’ai pris ce dossier en charge dès mon entrée en fonction », reconnaît le Ministre Pierre-Yves Dermagne. Il est toutefois incapable de garantir une scission effective pour le 1 er janvier : « J’ai donc demandé à la SWL d’analyser les conséquences financières et administratives en termes de tutelle d’un report de quelques semaines, c’est du moins ce que j’espère. » Il reconnaît qu’un accord de coopération semble être impossible à signer d’ici fin 2019. Une scission la plus rapide possible de Nosbau comprenant les garanties juridiques et financières requises est donc la piste privilégiée par le gouvernement wallon. En ce qui concerne la tutelle, la SWL remplira cette mission à titre transitoire pour le début 2020 sur le territoire de langue allemande pour le compte de la Communauté germanophone, jusqu’à une date à déterminer.

    J.D. dans LA MEUSE VERVIERS du 13 novembre 2019

  • Le divorce franco-germanophone retardé pour la société Nosbau

    Le divorce plus ou moins à l’amiable entre germanophones et francophones, chez Nosbau, prend du retard. Cela est dû à un envoi tardif de certaines informations en provenance du ministre et de la Société Wallonne du Logement. Mais on évoque aussi la nécessité d’opérer un partage correct des biens.

    On avait prévu un divorce plus ou moins à l’amiable chez Nosbau, à la date du 1 er janvier 2020, à la suite de la dernière réforme de l’État. Mais la société de logements sociaux bilingue, qui couvrait les quatre communes germanophones du nord de l’arrondissement (Eupen, Raeren, Lontzen et La Calamine) ainsi que cinq entités francophones (Aubel, Plombières, Thimister-Clermont, Baelen et Welkenraedt) doit bien constater qu’elle aura du retard par rapport au planning initial. Ce n’est pas de notre faute, souligne-t-on chez Nosbau. Les gouvernements wallon et germanophone étaient pourtant tombés d’accord quant à la scission dès le printemps, mais, indique le président de la société de logements sociaux, le mayeur thimistérien Lambert Demonceau, « on n’a reçu le courrier du ministre Dermagne que le 18 octobre ».

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 5 novembre 2019.

  • De Nosbau vers le Foyer malmédien

    Après la scission de la société Nosbau, les cinq communes francophones qui la com- posent (Thimister-Clermont, Aubel, Plombières, Baelen et Welkenraedt) se retrouvaient sans société de logements. Trois choix se présentaient à elle.
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    Elles pouvaient rejoindre Logivesdre, la Régionale Visétoise ou bien le Foyer Malmédien. Ces trois sociétés étant mitoyennes d’au moins une commune des communes en question.
    Dernièrement, ces communes avaient affiché leur préférence pour le Foyer malmédien.
    La Société wallonne du logement s’est rangée à cet avis. Elle va dès lundi proposer au ministre un transfert des compétences de Nosbau au Foyer malmédien.
    Un choix qui enchante Lambert Demonceau, le bourgmestre de Thimister-Clermont et actuel président de Nosbau. Les deux foyers sont en effet de taille relativement similaire, alors que Logivesdre est plus imposante. «Dans nos communes, il y a 480 logements, le Foyer malmédien en comporte 400.
    Ensemble nous formerons une structure toujours à taille humaine», avance le bourgmestre, qui précise ne rien avoir contre Logivesdre. Mais on sent que la taille de cette société de près de 3.000 logements l’effraye un peu.
    Avant que les communes fusionnent avec le Foyer malmédien, il reste encore énormément de travail.
    Le ministre doit tout d’abord valider cette décision. Il faut également que les différents intervenants se rencontrent afin de déterminer comment cette fusion va s’opérer.
    Les nouvelles communes veulent également créer un centre à Welkenraedt afin de pouvoir coordonner les efforts dans leur zone. On peut en effet constater que l’espace couvert par cette nouvelle structure est fort étendu. Entre Trois-Ponts et Plombières, il y a près d’une heure de route. D’où l’intérêt de ce nouveau centre à Welkenraedt. « Nous allons tout mettre en œuvre pour qu’il soit opérationnel d’ici janvier, mais ça ne sera pas simple », avance Lambert Demonceau.
    Des entretiens individuels seront bientôt organisés avec les membres du personnel de Nosbau afin de déterminer s’ils vont rejoindre la nouvelle structure ou continuer à travailler avec les communes germanophones.
    Actuellement, Nosbau emploie 26 temps pleins.
    Une fois les francophones complètement séparés des germanophones, il ne leur faudra que six temps plein pour assurer le travail au niveau des nouvelles communes du Foyer.0939F920-BCF4-4F8B-9090-7A72CB9AE183.jpeg
    UN RAPPROCHEMENT BIEN VU
    Cette probable fusion est accueillie chaudement par l’échevin du Logement de Malmedy Ersel Kaynak. « Elle va nous permettre d’atteindre un stade critique plus intéressant. Il devrait y avoir pas loin de 900 logements, ce qui pour des raisons d’économie d’échelle est plus intéressant financièrement », souligne le Malmédien. « Bien entendu, cette fusion représente un défi en termes de logistique car les communes sont assez éloignées. Mais avec l’installation d’un centre dans le nord, ça devrait aller. »
    La directrice-présidente de la société Isabelle Mathonet, tient à rappeler que rien n’est encore fait dans ce dossier et que le nouveau ministre devra prendre une décision.
    Elle estime tout de même que ce rapprochement a du sens. « Il s’agit du même public en termes socio-économiques. Et nous avons en commun la proximité avec les personnes qui parlent allemand par exemple. Ce serait logique que l’on fusionne », conclut la responsable.
    ADRIEN RENKIN dans LA MEUSE VERVIERS du 20 septembre 2019

  • 7 logements sociaux à créer à Aubel

    Avec 40.000 ménages en attente, les besoins en logements sociaux sont grands. Un schéma de développement régional réalisé au niveau wallon identifie les zones de construction les plus pertinentes, au regard des demandes, de l’emploi, des services.

    Un accroissement net de 12.000 nouveaux logements publics d’ici 2024 : c’est l’objectif que s’est fixé le gouvernement wallon. Mais où créer ces nouveaux logements ? Le centre d’études en habitat durable (CEHD) a mis sur pied un schéma de développement régional du logement public qui identifie les communes où il serait pertinent de créer du logement public d’ici 2030, en tenant compte des pôles d’emploi et des services. Selon le centre, le parc de chaque commune devrait être égal à 1,5 fois la demande pour couvrir celle-ci.

    Résultat ? 92 communes ont été identifiées comme pertinentes pour accueillir de nouveaux logements sociaux. Avec un total de 8.961 logements. 

    Aubel figure sur la liste avec 7 logements à créer, tandis que Plombières n'y figure pas comme Charleroi, Mouscron, Quiévrain, Boussu et Spa... « Cette situation résulte du fait que ces communes possèdent déjà à l’heure actuelle un nombre de logements équivalent à 1,5 fois le nombre de candidatures. Remplissant déjà l’objectif de couverture, elles ne doivent pas créer de nouveaux », indique-t-on.

    D'une double page à lire dans LA MEUSE du 18 septembre 2019.