Histoire

  • La Vierge des prisonniers trouve refuge au Remember Museum

    Marcel et Mathilde Schmetz ont récupéré la Vierge de l’AK 383 G.W. Une statuette que l’on pourrait croire banale, mais qui a fait l’objet d’une dévotion intense durant la guerre et qui était promise à la destruction.

    La Madone avait passé la guerre dans un camp de prisonniers en Autriche. Les quelque 2.000 Belges qui étaient détenus au Kommando 383 G.W. Stalag XVIII A de Judenburg, en Styrie, avaient acquis cette statuette pour se recueillir devant elle. Ils n’avaient pas d’aumônier à leur disposition et se réunissaient épisodiquement devant une petite chapelle où ils avaient placé la Madone.

    ON RISQUAIT DE LA JETER

    Après avoir récupéré leur Vierge, les anciens du Stalag XVIII A ont alors cherché un lieu de culte ou un édifice où ils pourraient se recueillir devant leur Vierge au pays. Ainsi, la Vierge trouvera refuge dans la basilique de Chèvremont (Chaudfontaine), lieu de pèlerinage administré par des pères carmes et traditionnellement fréquenté par de nombreuses familles liégeoises.

    Mais les pères ont quitté leur couvent et la basilique a mal supporté les injures du temps. En 2017, l’ensemble était mis en vente.

    La statue de la Vierge ne paraissait plus intéresser grand monde et on avait l’intention de s’en débarrasser, voire de la jeter.

    Désormais, la statuette trône au milieu des mannequins et derrière des barbelés, au troisième étage du Remember Museum, où Marcel Schmetz avait déjà reconstitué un baraquement de prisonnier.

    L'article complet d'Yves BASTIN est à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 23 avril 2019.

    A NOTER: À visiter les premiers dimanches du mois aux Béolles, à Clermont (087/44.61.81).

  • Le Professeur Balace à Thimister le 12 novembre

    En l'église de Thimister, le lundi 12 novembre 2018, 

    le Professeur Francis Balace, Professeur émérite de l’Université de Liège, vous présentera sa conférence : 

    On a gagné la guerre… reste à réussir la paix !

     

    Voilà 100 ans, le 11 novembre 1918, l’Armistice est signé, la guerre est finie ! Mais il faut maintenant réussir la paix ... : l'Armistice, le retour des soldats, les petites et grosses conséquences en Europe, en Belgique et chez nous...

     

    Quand ? : le lundi 12 novembre 2018 à 20H

    Où ? : à l’église Saint-Antoine de Thimister

    PAF : 5.-€. Gratuit pour les moins de 18 ans

    Une organisation du Triangle Culturel de Thimister-Clermont : Le Cercle Culturel Le Réverbère, l’Echevinat de la Culture et la Bibliothèque

    Pour tous renseignements complémentaires 087/46.84.78 (Christine Schmitz) ou 087/44.68.06 (Patrick Marganne).

     

    Rappelons qu'en 2014 le Professeur Francis Balace, reconnu comme spécialiste du sujet était venu  à Thimister en 2014 pour donner une conférence sur le thème : « Fonck et la vie des civils pendant la guerre ».

     

  • 75ème anniversaire de l'exécution de neuf fusillés hollandais et belges - publication d'un livre exceptionnel

    Le 9 octobre 1943, neuf membres de la résistance belge et néerlandaise étaient exécutés à Rhijnauwen (près d'Utrecht). Parmi eux, deux moines de l'abbaye du Val-Dieu : Hugo Jacobs d'Anvers et Stephanus Muhren de Bergen op Zoom. En suivant le parcours des ces deux ecclésiastiques, le livre retrace de façon précise l'histoire des groupes d'espionnage et des lignes d'évasion. Ces lignes de secours étaient utilisées par des prisonniers de guerre évadés,Capture d’écran 2018-10-20 à 15.38.16.png par des pilotes alliés abattus, par des personnes d’origine juive et des ressortissants néerlandais en fuite vers l’Angleterre. La ligne d’évasion partait d'Allemagne et des Pays-Bas pour rejoindre Eijsden (NL) puis Mouland et Visé. Une fois arrivés au pays de Herve ou de Liège, les réfugiés étaient conduits à Givet ou à Bruxelles, où d'autres groupes de résistance les prenaient en charge.

    L'ouvrage explore avec soin l’émergence des groupes de résistance et leur développement, la coopération entre les réseaux belges et néerlandais, le Hannibalspiel (l'infiltration des réseaux par l'Abwehr depuis Groningue et Liège), mais aussi les circonstances entourant les arrestations et les procès de ces résistants.

    En cherchant à comprendre pourquoi, dans la région de Liège, ces deux moines d’Anvers et de Bergen op Zoom se décident à entrer en résistance, l’enquête met en lumière le rôle joué par l’Eglise et par l’abbaye du Val-Dieu (dont l’abbé était allemand) mais aussi par leurs familles.

    Dossier de presse.

    Un article de François Detry.

    Bulletin de commande.

  • « Guerre & Paix : Spa et l’Europe 1914-1920 »

    Dimanche 28 octobre 2018

    La Société d’Histoire et d’Archéologie du Plateau de Herve organise une visite guidée de l'exposition  :  « Guerre & Paix : Spa et l’Europe 1914-1920 »

    En cette année anniversaire,  notre Société ne pouvait faire l'impasse sur l'importance mes événements qui se sont passés à Spa, notamment l'installation du haut-commandement allemand, l'abdication de Guillaume II, la.Commission d’armistice, en 1919, puis la Conférence de la Paix en 1920.

    Rendez-vous à 14h00 au Pouhon Pierre-le-Grand à Spa.

    PAF : Non-membres : 13 eur; membres : 11 eur

    Inscriptions auprès de Jean Rennotte 0499.63.32.80

  • 11 septembre à Aubel

    Aubelois, Aubeloises, cette date du 11 septembre est inscrite profondément dans nos mémoires, celle des jeunes et des adultes de l’époque.

    J’étais toujours à l’école primaire. La cruauté des V1 faisait que des voisins se  protégeaient en se réunissant dans des caves aménagées en lieux d’accueil.

    Le  jour de  la libération, nous étions rassemblés. Nous étions habitués dans la cave  des frères Bosch (près du magasin de la  demoiselle Moors au bas du village). Nous étions habitués à entendre les bottes cloutées martelant le sol aubelois, quand  ce 11 septembre, vers 16 heures, papa, par le soupirail de notre cachette, voit et  entend un changement de décor au niveau des chaussures et du bruit. Les bottes cloutées font  place à des chaussures et le bruit retentissant fait  place à un caoutchouc très silencieux. C’est alors que  papa a crié : « Les Américains sont là ». Tous nous sortons de la  cave, jeunes, adultes, personnes âgées pour accueillir chaleureusement ceux que  nous attendions depuis  longtemps, les soldats de la  première armée américaine  (1A). Nous étions à peine dans la rue qu’on annonçait l’arrivée des chars. Quelle fut  notre surprise lorsque, sur  le 1erchar, envahi de  jeunes et d’adultes, nous apercevions monsieur Fléchet à l’avant du char et à l’arrière monsieur Joseph Vandendale, qui était  visible  de loin de par sa taille. Ce fut la grande fête animée par des farandoles où, entre américains et aubelois(es), il n’y avait que l’uniforme qui les distinguait des autres. De ce jour de fête, j’ai gardé certains souvenirs heureux mais d’autres aussi. Je retiens  comme souvenir positif la distribution, par les  militaires, de  bonbons, du chocolat excellent, soigneusement emballés pour la conservation. Et puis, les cigarettes dont  j’ai retenu certaines  marques : Camel, Lucky Strick, Chesterfield Philip Moris… cigarettes bien meilleures  que celles fumées pendant la  guerre (Marouf). Certains jeunes ont fumé leur première cigarette ! D’autres souvenirs sont à classer dans  le négatif : 

    • le décès du premier soldat américain sur le sol aubelois route de Battice.
    • La bataille acharnée dans le fond du village, là où coule la Bel.
    • Le camion allemand équipé d’un canon orienté vers ... Heureusement, les américains sont intervenus à temps. Le camion fut incendié ainsi que le chauffeur.

    Chaque 11 septembre, il est bon de se rappeler que notre liberté s’est retrouvée grâce à nos libérateurs dont un certain nombre repose en paix au cimetière américain de Henri-Chapelle. La mémoire est si courte parfois.

    P. Bour