Histoire

  • Les obus du panzer sont restés enfouis 71 ans

    Le 11 septembre, les Américains avancent vers Aubel et les Trois frontières. Pour Aubel, l’avant-goût de la délivrance coïncide avec le goûter. Mais cela n’ira pas sans mal, ni effusion de sang, souligne Thomas Lambiet dans un volume que se prépare à publier la Société d’Histoire et d’Archéologie du Pays de Herve. Les premiers G.I. arrivent par la route de Battice. Ils se méfient et craignent notamment qu’un sniper se cache dans la tour de l’église. Il n’en est rien. Mais des anciens occupants sont à un jet de pierre, du côté de la rue de la Bel et de la côte de Hagelstein. Ils se préparent même à donner du canon. Mais un blindé US posté près de la chapelle Saint-Antoine au Kierberg le réduit au silence. Non loin de là, la ferme Steins, à Hagelstein, est en feu, suite à un tir d’obus.Capture d’écran 2019-09-11 à 09.39.34.png

    Ce mauvais moment passé, entre 18h30 et 19h, les Aubelois peuvent sortir de leurs caves, agiter des mouchoirs, pavoiser… : les Allemands ont retraité au-delà de Merckhof, le poste-frontière qu’ils avaient installé en 1940.

    Ce même jour, Welkenraedt peut aussi fêter joyeusement ses libérateurs.

    Idem à Montzen, village vers lequel se dirigeront des blindés allemands. Dont un Jagdpanzer qui sera détruit sur la place de Montzen. En 2015, lors de travaux, on découvrira neuf obus non explosés sous une plaque de blindage de ce char. La plaque en question est désormais exposée au Remember Museum de Clermont.

    À Moresnet, c’est la panique. Notamment chez les sœurs du Pauvre enfant Jésus, installées au château David, où les religieuses vont prier dans les caves, avec des paroissiens. Ce même jour, les Allemands font exploser plusieurs ponts. Dans ce secteur, les combats seront acharnés.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 11 septembre 2019.

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  • La météo d'il y a 75 ans

    HISTOIRE MÉTÉO

    Le pays de Herve est concerné par des averses orageuses abondantes le 26 août 1944. On mesure 91,8 mm à Aubel, 87,5 mm à Thimister et 83,0 à Herve.

  • La Vierge des prisonniers trouve refuge au Remember Museum

    Marcel et Mathilde Schmetz ont récupéré la Vierge de l’AK 383 G.W. Une statuette que l’on pourrait croire banale, mais qui a fait l’objet d’une dévotion intense durant la guerre et qui était promise à la destruction.

    La Madone avait passé la guerre dans un camp de prisonniers en Autriche. Les quelque 2.000 Belges qui étaient détenus au Kommando 383 G.W. Stalag XVIII A de Judenburg, en Styrie, avaient acquis cette statuette pour se recueillir devant elle. Ils n’avaient pas d’aumônier à leur disposition et se réunissaient épisodiquement devant une petite chapelle où ils avaient placé la Madone.

    ON RISQUAIT DE LA JETER

    Après avoir récupéré leur Vierge, les anciens du Stalag XVIII A ont alors cherché un lieu de culte ou un édifice où ils pourraient se recueillir devant leur Vierge au pays. Ainsi, la Vierge trouvera refuge dans la basilique de Chèvremont (Chaudfontaine), lieu de pèlerinage administré par des pères carmes et traditionnellement fréquenté par de nombreuses familles liégeoises.

    Mais les pères ont quitté leur couvent et la basilique a mal supporté les injures du temps. En 2017, l’ensemble était mis en vente.

    La statue de la Vierge ne paraissait plus intéresser grand monde et on avait l’intention de s’en débarrasser, voire de la jeter.

    Désormais, la statuette trône au milieu des mannequins et derrière des barbelés, au troisième étage du Remember Museum, où Marcel Schmetz avait déjà reconstitué un baraquement de prisonnier.

    L'article complet d'Yves BASTIN est à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 23 avril 2019.

    A NOTER: À visiter les premiers dimanches du mois aux Béolles, à Clermont (087/44.61.81).

  • Le Professeur Balace à Thimister le 12 novembre

    En l'église de Thimister, le lundi 12 novembre 2018, 

    le Professeur Francis Balace, Professeur émérite de l’Université de Liège, vous présentera sa conférence : 

    On a gagné la guerre… reste à réussir la paix !

     

    Voilà 100 ans, le 11 novembre 1918, l’Armistice est signé, la guerre est finie ! Mais il faut maintenant réussir la paix ... : l'Armistice, le retour des soldats, les petites et grosses conséquences en Europe, en Belgique et chez nous...

     

    Quand ? : le lundi 12 novembre 2018 à 20H

    Où ? : à l’église Saint-Antoine de Thimister

    PAF : 5.-€. Gratuit pour les moins de 18 ans

    Une organisation du Triangle Culturel de Thimister-Clermont : Le Cercle Culturel Le Réverbère, l’Echevinat de la Culture et la Bibliothèque

    Pour tous renseignements complémentaires 087/46.84.78 (Christine Schmitz) ou 087/44.68.06 (Patrick Marganne).

     

    Rappelons qu'en 2014 le Professeur Francis Balace, reconnu comme spécialiste du sujet était venu  à Thimister en 2014 pour donner une conférence sur le thème : « Fonck et la vie des civils pendant la guerre ».

     

  • 75ème anniversaire de l'exécution de neuf fusillés hollandais et belges - publication d'un livre exceptionnel

    Le 9 octobre 1943, neuf membres de la résistance belge et néerlandaise étaient exécutés à Rhijnauwen (près d'Utrecht). Parmi eux, deux moines de l'abbaye du Val-Dieu : Hugo Jacobs d'Anvers et Stephanus Muhren de Bergen op Zoom. En suivant le parcours des ces deux ecclésiastiques, le livre retrace de façon précise l'histoire des groupes d'espionnage et des lignes d'évasion. Ces lignes de secours étaient utilisées par des prisonniers de guerre évadés,Capture d’écran 2018-10-20 à 15.38.16.png par des pilotes alliés abattus, par des personnes d’origine juive et des ressortissants néerlandais en fuite vers l’Angleterre. La ligne d’évasion partait d'Allemagne et des Pays-Bas pour rejoindre Eijsden (NL) puis Mouland et Visé. Une fois arrivés au pays de Herve ou de Liège, les réfugiés étaient conduits à Givet ou à Bruxelles, où d'autres groupes de résistance les prenaient en charge.

    L'ouvrage explore avec soin l’émergence des groupes de résistance et leur développement, la coopération entre les réseaux belges et néerlandais, le Hannibalspiel (l'infiltration des réseaux par l'Abwehr depuis Groningue et Liège), mais aussi les circonstances entourant les arrestations et les procès de ces résistants.

    En cherchant à comprendre pourquoi, dans la région de Liège, ces deux moines d’Anvers et de Bergen op Zoom se décident à entrer en résistance, l’enquête met en lumière le rôle joué par l’Eglise et par l’abbaye du Val-Dieu (dont l’abbé était allemand) mais aussi par leurs familles.

    Dossier de presse.

    Un article de François Detry.

    Bulletin de commande.