Enseignement

  • Le pacte d’excellence : Où en sommes-nous ?

    Quelques nouvelles récentes :

    1. La nouvelle ministre responsable de l’enseignement obligatoire a promis qu’elle assurerait la continuité du travail amorcé par mesdames Milquet et Schyns.

    Comme on dit aujourd’hui en politique : « Elle ne partira pas d’une page blanche ».

    1. Un tiers des écoles ont élaboré leur plan de pilotage. Si le plan est accepté, ces écoles le mettront en œuvre à partir du 1erseptembre 2020 pour une durée de 6 ans. Le tiers suivant est occupé à élaborer le plan de pilotage en école. Ces écoles devront rentrer leur plan durant le premier trimestre de 2020. Ce sera pour l’appliquer en 2020-2021. Le dernier tiers est au début de la démarche.
    2. Du neuf à l’école maternelle.

    À partir du 1er septembre 2020, les instituteurs et institutrices maternels auront un nouveau référentiel à mettre en œuvre. D’ici là, ils devront suivre des formations pour comprendre ce qu’on leur demande dans ce nouveau référentiel (programme). Le 1er septembre 2020, c’est la première année du tronc commun (de 3ans à 15 ans) qui commence en 1re  maternelle. Chaque nouvelle année scolaire, ce sera l’année suivante qui continuera (1.9.2021 – 2° maternelle) tout doit être en place pour 2030. Les parents de maternelle doivent s’attendre à découvrir du neuf pour leurs enfants dans les prochaines années scolaires.

    1. Cette semaine, soit par la presse écrite, soit par la presse orale, vous aurez eu l’occasion de découvrir les grandes lignes du document intitulé : «  Indicateurs 2017-2018 ». Ce document traduit en chiffres, en graphiques et par des commentaires la situation de l’enseignement obligatoire durant la période 2017-2018.

    Que nous dit-il ce document ?

    • Que le redoublement en maternelle, primaire, secondaire coûte à l’État 386 millions d’euros.
    • Toujours à propos du redoublement, 13 % des élèves de primaire et 45 % des élèves de secondaire sont en retard scolaire. C’est le cas aussi pour 7 % des petits à peine inscrits en première année primaire. Une autre caractéristique : en 6° primaire : 82 % des élèves n’ont pas de retard, 12 % ont un an de retard et 6 % ont deux ans et plus pour certains, de retard.

    En fin d’humanités, 43 % des élèves qui terminent n’ont pas doublé, 26 % ont un an de retard et 31 % ont au moins deux ans de retard. Ces pourcentages ne tiennent pas compte des différentes orientations en humanités. Ajoutons qualifiant que dans l’enseignement général.

    Portrait peu reluisant. Que faire ?

    C’est la raison du pacte d’excellence : «  réduire le taux de redoublement à tous les niveaux ».

    Une mesure qui paraît être intéressante, prévue par le pacte : « repérer au plus tôt les difficultés d’un élève afin de l’accompagner au mieux ». Concrètement, deux heures par semaine d’accompagnement personnalisé dans chaque classe en commençant par la première maternelle et la mesure continuera dans les autres années. Le système prévoit TROIS ENSEIGNANTS POUR DEUX CLASSES PENDANT DEUX HEURES SEMAINE. Des écoles expérimentent déjà ce système durant cette année. Il faudra attendre l’évaluation de ce renforcement humain.

    P. BOUR

  • Le pacte d’excellence : Réflexion - Information (5)

    Après  avoir émis quelques considérations sur  le  pacte d’excellence : pourquoi ? pour quoi ? pour qui ? pour quel contenu ?

    Où en sommes-nous aujourd’hui ?

    Nous avons  une  nouvelle ministre de l’enseignement, madame Désir. Dans ses interventions, elle laisse entendre qu’elle poursuivra le travail entamé par madame Milquet et madame Marie-Martine Schyns dans la CONTINUITÉ. Ce qui est très positif. La preuve c’est qu’elle continue à ré-fléchir sur la mise en œuvre du TRONC COMMUN, de la maternelle à la 3e année du secondaire. QU’Y A-T-IL DE NOUVEAU DEPUIS LA RENTRÉE ?

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  • LE PACTE D’EXCELLENCE (4).

    Pouvoirs organisateurs, directions, enseignants, enseignantes, élèves, parents se sont remis en route pour une nouvelle année scolaire, l’année 2019-2020. Dès le début de cette nouvelle année, nous souhaitons à chacun et à chacune une excellente année, très importante, car, quand nous aurons un gouvernement Wallonie-Bruxelles, le ou la ministre de l’enseignement pourra s’attacher à nouveau à faire progresser la mise en œuvre du pacte d’excellence sans le vider de son essence. On ne sait jamais !

    Cette article est à lire dans la suite de l'article précédent.

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  • Prières pour la rentrée

    Bonne rentrée à tous les instituteurs maternels, aux institutrices maternelles,

    Bonne  rentrée aux instituteurs  et institutrices primaires,

    Bonne rentrée  à tous les professeurs du secondaire, du supérieur

    Bonne rentrée aux puéricultrices

    Bonne rentrée aux enseignants et enseignantes qui , en ce 1erseptembre , seront devant des  élèves pour  la première fois.

     

     Chaque année, voici ce texte que  je vous  propose en lecture.

     

                                       PRIERE  DU   PROF.

    Que  j’encourage et ne décourage pas

    Que j’incite et que  je ne  réprime  pas

    Que  je sourie et je  ne crie pas

    Que  je sois doux(douce) et que  je  ne me  fâche pas

    Que  je sois respectueux(se) et non méprisant(e)

    Que  ma patience n’ait  pas de limites et mon impatience  pas de départ

    Que  je  me mette en confiance et pas en peur

    Que  je fasse sortir  le  bon et ne souligne  pas  les difficultés

    Que  j’élève et ne  rabaisse pas

    Que  je  me rende  compte de  mes faiblesses et ne  m’énerve pas

    Que  j’accueille et n’exclue  pas

    Que  j’accepte et ne  juge pas

     

    Etre un puits de patience

    Un havre d’accueil

    Une source de  courage

    Un modèle d’ouverture aux autres

     

    Il y a  du travail Mon Dieu

    Aide-moi tous  les jours, toutes les minutes

     

    Cette prière pourrait s’intituler : 

    • Prière pour les directions
    • Prière pour les pouvoirs organisateurs
    • Prière pour les parents

    C’est aussi l’occasion de choisir la qualité  ou le  défaut qui m’habite et d’en faire  un projet pour toute l’année, avec quelques secondes d’évaluation en fin de  journée  scolaire ou à un autre moment : ai-je tenu parole ?

    P. BOUR

  • Eugène Ernst aura été un des acteurs majeurs des écoles en pleine mutation

    Eugène Ernst, Aubelois d’origine, puis prof à Malmedy, avant de devenir le secrétaire général de la CSC enseignement, prend une retraite bien méritée ce 1 er septembre. Ce Stavelotain retrace ses combats et évoque son parcours hors du commun, alors que l’enseignement n’a cessé d’évoluer…

    Eugène Ernst prend sa pension ce 1 er septembre en tant que secrétaire général de la CSC enseignement. Cet Aubelois d’origine a entamé sa carrière d’enseignant à Saint-Hubert, avant de passer à Saint-Laurent Fléron puis de jeter l’ancre à l’Institut NotreDame à Malmedy. Il enseignera les maths, les sciences humaines et la gestion dans cette école technique à partir de 1979. « J’ai toujours été attaché à mon école, vu que quand on est permanent syndical, on bénéficie d’un congé syndical et qu’on reste attaché à son école », dit-il. Il enseignera jusqu’en avril 2007, époque où il devient permanent CSC enseignement Liège – Verviers. En 2010, il accède au secrétariat général. Tache ardue, au rythme de « plus de 1.000 heures par an dans ma bagnole ». Ce qui fait « 42 jours de 24 h »…

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 30 août 2019.