Commerce

  • Un projet de salle inquiète les riverains

    Voilà un projet qui suscite l’inquiétude d’un ensemble de riverains habitant la vallée de la Berwinne. La SPRL Rives 903 a introduit une demande de permis unique afin de transformer un ancien moulin-ferme en gîte, salles de réception et conciergerie situé sur la route de Val-Dieu côté Herve et à quelques encablures de la commune d’Aubel.

    Capture d’écran 2019-04-16 à 08.17.41.pngLa demande a été introduite auprès de la commune de Herve le 18 mars dernier. L’enquête publique s’est ouverte le 25 mars et se clôturera le 24 avril prochain. Et autant dire que ce projet de nouvelle salle ne fait pas du tout l’unanimité auprès d’un ensemble de riverains qui ont décidé de s’y opposer. Ils se sont regroupés car ils souhaitent préserver le respect et la protection de la vallée de la Berwinne. Ils ont reçu le soutien de 200 riverains de Herve et Aubel qui ont signé une lettre d’opposition au projet. Selon eux, le projet de la SPRL Rives 903 comporte de nombreuses nuisances qui mettront à mal leur tranquillité et la vallée de la Bervinne. « Ce projet est situé dans une zone agricole d’intérêt paysager », explique un des riverains contre le projet. « Les prairies concernées sont aussi bordées par la Berwinne et une partie du domaine où s’implanterait ledit projet est située en zone inondable. Ce projet prévoit des bâtiments totalement neufs de grandes capacités et qui dénatureront totalement l’environnement préservé de notre belle vallée. Il est inadéquat avec celle-ci et menace les écosystèmes environnants et une flore très riche. De nombreuses espèces seraient profondément menacées si ce projet venait à se réaliser. »

    UN BRUIT TROP IMPORTANT Les riverains soulignent également un gros problème au niveau de l’amplification du bruit. Le lieu fait office de caisse de résonance et va amplifier le bruit produit à l’intérieur et aux alentours des bâtiments. Les mesures de réduction du bruit prévues dans une étude jointe au dossier sont très sommaires ou inexistantes, selon ces riverains.

    Ce sont les riverains aubelois qui risquent d’être le plus impactés car le bâtiment sera orienté vers cette commune alors qu’il est situé sur celle de Herve… « Les promoteurs veulent créer une salle des fêtes où plus de 440 personnes pourront se réunir », détaille un riverain. Le projet prévoit un parking de seulement 100 places. Autant dire que cela va engendrer un impact sur la sécurité des usagers de la route de Val-Dieu avec un trafic plus important. C’est un problème car la route de Val-Dieu est très dangereuse et dépourvue de marquage routier entre Val-Dieu et Froidthier. Par rapport au bruit, des demandes ont été réalisées pour obtenir une autorisation de nuisances sonores jusqu’à 2 heures du matin en semaine et jusqu’à 4 heures du matin le week-end et ce tous les jours de l’année sans exception ! Il est évident que ces demandes sont démesurées et complètement en inadéquation avec la quiétude des lieux. »

    LES PROMOTEURS PRUDENTS

    Au niveau de la SPRL Rives 903 (gérées par Anne-Françoise et Isabelle Hick), on préfère attendre la fin de l’enquête publique afin de prendre officiellement connaissance des remarques émises.

    C.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 16 avril 2019

  • Le sirop artisanal mieux avancé et candidat AOP

    Une première étape a été franchie quand les producteurs artisanaux sont enfin arrivés à accorder leurs violons pour une dénomination les englobant tous, tout en évoquant un certain terroir. Trois étaient du Pays de Herve (Nyssen à Aubel, Charlier à Henri-Chapelle et Thomsin à ThimisterClermont), mais un était localisé à Horion-Hozémont (Grâce-Hollogne). D’où un gros souci si on avait voulu faire référence au terroir bocager hervien. Mais on y est finalement arrivé avec ce « sirop ancien système liégeois ».

    Le cahier des charges a par ailleurs été bouclé. Et du point de vue historique, il a été plus aisé de replacer le produit dans un contexte paysager et historique.

    Entre-temps, la siroperie Thomsin s’est retirée du groupe.

    Et maintenant ? « Il faut des preuves qu’on fait le nécessaire du point de vue commercial et que le produit se développe sous ce nom », explique l’Aubelois Joseph Nyssen, qui coordonne la manœuvre du côté des artisans siropiers. « Au départ, je ne m’imaginais pas que ce serait aussi compliqué et problématique. » Il est vrai que l’on a commencé à plancher sur une AOP pour le sirop artisanal voici plus de 10 ans, avant que la Région wallonne participe au projet à partir de 2011. « Mais tout a été fait dans le bon sens », souligne Joseph Nyssen.

    On n’a donc pas encore décroché le titre convoité, alors que fin 2016, le ministre Collin reportait ses espoirs de consécration du sirop artisanal pour fin 2018. Reste que son porte-parole estime le dossier de ce produit bien plus avancé que d’autres.

    On notera qu’un deuxième dossier sirop est en lice, pour une Indication géographique protégée (comme pour la tarte au riz de Verviers), cette fois. Il vise le « sirop de Liège » tel que produit à Aubel par Meurens, en y englobant des dattes, conformément à une marque déposée en 1947. Cette reconnaissance, un peu moins prestigieuse que l’AOP car moins liée à un terroir très spécifique, pourrait empêcher une usurpation d’identité par un industriel étranger, néerlandais par exemple.

    (La MEUSE VERVIERS du 16 avril 2019).

  • Le blues du dernier éleveur de lapins de Wallonie

    La photo a été prise à Fouron-Saint-Pierre, mais une partie des étables se trouve sur Aubel.

    Depuis des années, Christian Teller élève des lapins. Une passion que l’Aubelois a depuis qu’il est tout jeune et qui est devenue sa profession : il en vend 200.000 par an à la grande distribution. Or, cette passion devient de plus en plus difficile à exercer en Belgique. Christian Teller, le dernier éleveur de lapins de Wallonie, pointe plusieurs facteurs à cela : la concurrence déloyale des lapins étrangers qui inondent le marché et l’augmentation des coûts de production chez nous.

    Une page d'ADRIEN RENKIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 6 avril 2019.

  • Des bouchons « verts » sur les vins du Pays de Herve

    Ce jeudi 4 avril, Vinventions, le leader mondial des solutions complètes de bouchage pour le vin, a annoncé sa collaboration avec la Coopérative à finalité sociale « Vin du Pays de Herve ». Les premières bouteilles de la coopérative attendues pour 2021 bénéficieront de bouchons fabriqués à partir de matières premières durables et renouvelables, dérivées de la canne à sucre, produits par la société Vinventions. Présentes toutes les deux sur la commune de Thimister-Clermont, ces entreprises partagent le même souhait, « celui de s’inscrire dans le tissu local ».

    Lorsque l’entreprise Nomacorc, créée par l’entrepreneur belge Marc Noël, a installé son siège européen à Thimister-Clermont en 2003, aucune vigne n’existait dans la région. Seize ans plus tard, l’entreprise désormais baptisée Vinventions décide de soutenir la Coopérative « Vin du Pays de Herve » dont une partie des vignes a été plantée sur la même commune que son principal site de production, implanté dans le zoning des Plenesses.Capture d’écran 2019-04-05 à 08.11.24.png

    Du côté du Vin du Pays de Herve, Michel Schoonbroodt, administrateur-délégué, est très enthousiaste. « Nous sommes heureux d’annoncer aujourd’hui notre collaboration avec Vinventions, un acteur local et pourtant reconnu internationalement dans le monde du vin. Nous espérons pouvoir également bénéficier de conseils pointus en œnologie et en conservation des vins. »

    DÉVELOPPEMENT DURABLE

    Vinventions fabrique sur son site de Thimister-Clermont la gamme de bouchons Green Line, une nouvelle catégorie de bouchons fabriqués à partir de matières premières durables et renouvelables, dérivées de la canne à sucre. « Inspirée par une forte volonté d’innovation, de développement durable et d’amélioration continue, la gamme Green Line de Nomacorc apporte au bouchage du vin des améliorations en matière de performances, d’esthétisme et de respect environnemental ».

    La Coopérative « Vin du Pays de Herve » investit également dans une stratégie de développement durable et souhaite privilégier l’agriculture biologique ainsi que les fournisseurs locaux.

  • Conversion pour Marc Stassen

    Le vendeur de vins aubelois Marc Stassen se voit devenir le responsable commercial du futur vin que va lancer à Durbuy Marc Coucke, le milliardaire propriétaire du club de foot d’Anderlecht.

    « J’ai donné mon accord à condition de ne pas être en charge d’un vin aux couleurs mauves. Le bon petit Mauve sera commercialisé par la maison Dewit qui fournit actuellement les loges d’Anderlecht », annonce l’Aubelois.

    (Du tour d'horizon des meilleurs poissons sélectionnés par LA MEUSE VERVIERS du 2 avril 2019).