Commerce

  • Effets du Brexit chez nous

    À la Cidrerie Stassen, l’impact sera limité. Ici, on exporte très peu vers l’Angleterre, pourtant très branchée cidre. Mais de l’autre côté du Channel, on fait ses propres boissons avec les fruits du cru.

    Pour Detry, à Aubel, l’impact sera probablement plus important, sans être phénoménal. Car 70 % de la production aubeloise sont vendus en Belgique et les gros clients étrangers sont notamment la France et l’Espagne, nuance Xavier Étienne, l’administrateur délégué. Récemment, Detry a néanmoins livré de la marchandise typée Noël outre-Manche. Pour la suite, ce sera le pâté qui devrait surtout en pâtir. Car, en Grande-Bretagne, la Belgique n’est pas renommée que pour ses « chocolates » : on apprécie aussi, par exemple, le « Brussels pâté » (notre pâté crème) et l’« Ardenne pâté » (soit de campagne) made in Detry. « Pour ce type de plat, l’Angleterre ne travaille quasiment qu’avec des produits belges », indique Xavier Étienne.

    Et ça, Brexit ou pas, l’Aubelois prévoit qu’ils en redemanderont : « Du jour au lendemain, les Britanniques ne vont pas passer à autre chose ».

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 29 décembre 2020

  • Le boom des boissons sans alcool

    Certes, on prépare les fêtes. Avec des bulles au programme. Depuis le début de cette crise, a-t-on consommé davantage d’alcool ? Les avis sont mitigés. Oui, les grandes surfaces ont vendu plus, puisqu’on doit consommer (si on consomme de l’alcool), à la maison. « Je ne pense pas que les grands magasins ont vendu plus parce qu’on a consommé plus », nous dit le sommelier Éric Boschman, « si on a vendu plus, c’est qu’aussi à un moment, le Belge s’est moins déplacé pour aller acheter au Luxembourg ou en France ».

    Le segment des boissons festives non alcoolisées affiche, lui, des chiffres positifs. Depuis mars dernier, Night Orient, société liégeoise spécialisée dans les boissons festives non alcoolisées a vu ses ventes augmenter de 40 %, annonce la société. Un succès attribué, en majeure partie, à la crise sanitaire et à son impact sur la population en recherche d’un mode de vie plus sain. Même réflexion dans les grandes surfaces : c’est le boom du non-alcoolisé.

    PRENDRE SOIN DE SOI

    Une tendance s’est fait ressentir : l’envie de prendre soin de sa santé. Courir et mieux s’alimenter ont été de véritables déclencheurs de changement de consommation. Et qui dit prendre soin de sa santé, dit boire moins d’alcool.

    « Les vins, pétillants et cocktails sans alcool ont pris plus de place dans les caddies. Nous percevons une vraie prise de conscience de nos clients vis-à-vis de leur santé et de leur consommation d’alcool en général », explique Arnaud Jacquemin, administrateur délégué de Night Orient.

    Même engouement chez Vintense : après les bières sans alcool, c’est le succès pour les pétillants. Chez Vintense, on note aussi qu’un pétillant sans alcool contient 6 fois moins de calories.

    Selon un rapport récent publié par Bacardi « diminuer la quantité d’alcool dans les boissons » apparaît comme la tendance numéro 1 de l’année 2020 alors que les recherches sur Google pour « mocktail » ont augmenté de 42 % pendant l’année écoulée (2020 Cocktail Trends report).

    « Les boissons sans alcool sont, en quelque sorte, au même stade de popularité que l’explosion de la cuisine végétarienne il y a quelques années. Boire 0 % d’alcool, est devenu tendance et les gens ont de moins en moins de réticences à l’affirmer », constate Arnaud Jacquemin. Si Night Orient affiche une belle progression, elle est belge certes, mais pas que : 40 % des ventes sont aussi réalisées à l’international.

    Et le marché ne fait que de se développer. 

    M.SP. dans 7DIMANCHE du 20 décembre 2020

  • Le Charmes Chambertin mue en épicerie éphémère

    Pour le secteur de l’horeca, les temps sont durs. La fermeture obligatoire de ces établissements a également des conséquences sur leurs nombreux fournisseurs. Autant dire que la situation est difficile pour tout le secteur des métiers de bouche, au sens large. Partant de ce constat, et lui-même touché par la crise, Roger Simul, le chef et patron du restaurant Le Charmes Chambertin, à Thimister, a décidé d’importer chez nous un concept vu en France : créer une épicerie gourmande éphémère ! À partir de ce vendredi, les amoureux de bonne chère pourront donc venir faire leurs emplettes de produits de haute qualité.

    « J’avais vu ça en France et j’en ai discuté avec mes fournisseurs. Je me suis dit que ce serait une bonne idée de proposer des produits plus élaborés. On remarque que les gens vont beaucoup se fournir en grande surface pour leurs produits de luxe. Mais c’est un luxe assez moyen. Nous voulons leur proposer des produits top, dans une gamme de prix tout à fait concurrentielle », explique le restaurateur.  Capture d’écran 2020-12-18 à 08.11.18.png

    Président de l’association CHEFCOQ, qui regroupe les métiers de bouche de qualité, Roger Simul tient aussi à ce que cette épicerie propose un maximum de local. « Bon, pour le caviar, c’est difficile (rire). Mais pour le reste, on fait le plus possible du coin », glisse-t-il. C’est une centaine de produits qui seront proposés, sans oublier les vins de la cave du restaurant. « Ce sera un peu une caverne d’Ali Baba », sourit Roger Simul.

    LA VAISSELLE DU RESTO

    Outre les produits de bouche, Le Charmes Chambertin déstockera sa vaisselle. « On va faire un outlet. En 32 années d’existence, nous avons accumulé pas mal de vaisselle que nous n’utilisons plus. Certaines pièces sont dépareillées, mais il y a aussi des services complets », annonce-t-il. De quoi se faire une belle table pour Noël à petit prix.

    C’est au cœur des salles du restaurant que cette épicerie gourmande éphémère se tiendra, du 18 décembre au 3 janvier, tous les jours sauf le lundi, de 11 heures à 18 heures (et de 10 heures à 16 heures les dimanches). Il faudra respecter les règles sanitaires habituelles et 4 ou 5 personnes maximum pourront entrer en même temps. 

    JULIEN DENOËL dans LA MEUSE VERVIERS du 18 décembre 2020

  • Privé de son resto, Léon Stassen y crée une épicerie

    Face à la crise sanitaire du covid, l’imagination a souvent pris le pouvoir. Et certains rebondissent en en faisant profiter d’autres acteurs économiques dans la dèche. Ainsi, Léon Stassen, qui ne peut plus accueillir ses clients au restaurant du Moulin du Val-Dieu, a décidé d’y ouvrir une espèce d’épicerie du terroir.

    L’Aubelois a en effet constaté que les promeneurs continuaient d’être attirés par l’abbaye et ses environs. Du coup, plutôt que de se morfondre dans sa cuisine, en se bornant à ne préparer que des plats proposés à la vente dans différents magasins de la région, il a décidé de créer une épicerie du terroir dans ses locaux. L’occasion de soutenir aussi les producteurs locaux. Le point de vente devrait ouvrir ce samedi et demeurer accessible chaque samedi et dimanche, entre 11 et 15 heures. On y proposera des produits de bouche typés Plateau de Herve. Ainsi, les bières du Val-Dieu, les produits de la siroperie Nyssen (sirop, mais aussi confitures, miel…), la soupe aux truites et les rillettes de truite de la Commanderie de Fouron-Saint-Pierre, tous les fromages du Val-Dieu, de Herve-Société, mais aussi le Herve au lait cru de la fromagerie du Vieux moulin.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 10 décembre 2020

  • Réouverture des commerces: les clients au rendez-vous à Aubel

    Les clients étaient au rendez-vous pour la réouverture des commerces ce mardi 1er décembre. A Aubel, beaucoup ont tenu à être présent le jour J pour soutenir leurs commerces locaux et ont préféré patienter plutôt qu’acheter ailleurs.

    "J’aime beaucoup ce magasin. Les vendeuses sont gentilles et c’est maintenant qu’il faut vraiment les relancer pour leur trésorerie. C’est pour ça que je me suis dit: "Allez Lulu, on y va, explique cette cliente. Tout ça c’est du bonheur!"

    Un plaisir. Un sentiment de délivrance partagé par les commerçants, en manque eux aussi. "Le manque de tout. Le manque de rapprochement avec nos clients. Le manque de vie sociale. C’est un tout. Et puis, pour nos magasins, il fallait que l’on rouvre. C’était important au niveau financier. C’est un manque à gagner. Un énorme manque à gagner", signale Maryline Bruhl, gérante d’Espace Mode à Aubel.

    Selon une enquête, les commerces non essentiels ont vu leur chiffres d’affaires diminuer en moyenne de 51% lors de ce deuxième confinement.