Commerce

  • Coiffeurs fermés

    Le gouvernement a décidé mardi de fermer les salons de coiffure jusqu’au 5 avril. Il n’y a plus d’exception. Même avec rendezvous, même avec un seul client à la fois, tous les salons doivent fermer. En Wallonie, le ministre Willy Borsus proposera au gouvernement d’étendre aux coiffeurs l’indemnité de 5.000 € promise aux entreprises fermées en raison de la crise. En Région bruxelloise, les coiffeurs auront droit à une indemnité de 4.000 €. Un certain nombre de coiffeurs, furieux de ne pas être contraints à la fermeture comme la plupart des commerces non alimentaires, avaient menacé lundi de mettre le gouvernement en demeure si ce dernier ne modifiait pas sa politique en la matière.

  • Les brasseries tournent au ralenti

    Dans le secteur brassicole, on souffre. Notamment à Val-Dieu, où l’on venait d’entamer de gros travaux restructurant l’espace. La fermeture de l’horeca a provoqué l’arrêt de toute la production au fût. De nombreuses commandes ont Capture d’écran 2020-03-24 à 08.23.10.pngété annulées ou reportées, explique Alain Pinckaers, l’administrateur délégué : « On refait donc notre stock ». Ce lundi, une dizaine des 19 personnes du personnel étaient encore au boulot pour la production. Alain Pinckaers pensait avoir encore du boulot cette semaine, et peut-être la suivante. Ensuite, la brasserie sera probablement à l’arrêt. Quant au chantier de transformation de la brasserie (nouvelle brasserie, salle de dégustation, magasin), il est à l’arrêt depuis une semaine, entre autres parce que du matériel doit venir d’Italie. En attendant, les installations actuelles demeurent opérationnelles.

    Au Grain d’orge, à Hombourg, on tourne aussi au ralenti. « On ne livre presque plus rien. », explique Viviane Johnen. On produit environ la moitié de la normale, avec un personnel qui vient en alternance, ce qui permet de respecter plus facilement la distanciation sociale.

  • Annulation des marchés

    En raison des derniers événements, le Collège communal a décidé d'annuler les marchés du mardi et du dimanche jusqu'à nouvel ordre.
    Prenez soin de vous, restez chez vous.

  • Bistrot d'Ethan, fini d'être traiteur

    Depuis l’ordre de fermeture reçu du gouvernement, Fabrice Van Genechten, aux commandes du Bistro d’Ethan, avait opté pour la formule traiteur. Mais il va arrêter et fermer son restaurant tout le temps que les mesures de confinement dureront.

    « On a transformé le restaurant en traiteur mais, là, on pense à tout fermer », glisse-t-il. « J’ai eu une discussion avec mon comptable et c’est ce qu’il y a de mieux à faire. » En quelques jours, le restaurateur a vidé son stock et il n’envisage pas de se réapprovisionner. En cause, le spectre d’une Belgique totalement bloquée. « On se dirige vers ça. Reprendre de la marchandise alors que tout risque de fermer, c’est non. Ici, on n’a pas eu de pertes car on a su écouler le stock. »

    La suite, c’est un gros manque à gagner. « On avait une centaine de réservations pour cette semaine au restaurant. J’avais aussi des banquets prévus. En tout, je perds 600 couverts sur la semaine », peste-t-il. « On va décaler les vacances, se reposer et espérer que ça ne dure pas trop longtemps. »

    D'un article de JULIEN DENOËL à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 18 mars 2020

  • Boutique fermée à Aubel

    Capture d’écran 2020-03-17 à 08.43.17.png« Suite à une longue réflexion, nous avons décidé de fermer les portes de notre boutique temporairement, le temps que la situation s’améliore. » La boutique Plaisir d’offrir, un concept store proposant bijoux, sacs, accessoires, chaussures, vêtements à Aubel, a pris une décision courageuse et responsable dans le cadre de l’épidémie de coronavirus.

    « En fait, on s’est dit qu’on ne souhaitait pas mettre en danger la santé de notre personnel et de nos clients. Parce qu’en laissant le magasin ouvert, on risque une contamination potentielle », expliquent Tom Delville et sa maman Christine Hubert, la patronne. « Puis on a aussi voulu fermer par solidarité envers nos confrères de l’Horeca qui ont été contraints de fermer purement et simplement. C’est une manière pour nous de nous soutenir tous ensemble en tant qu’indépendants. C’est tous ensemble que nous vaincrons ce fléau ! »

    La réouverture de la boutique physique dépendra de la durée de l’épidémie chez nous. « On compte fermer jusqu’à ce que la situation s’améliore et que la menace soit éradiquée. Je pense que c’est le moment de se serrer les coudes. Si les ministres ne prennent pas la décision de fermer les magasins non-alimentaires, on le fait », sourit l’Aubelois.

    Sa boutique reste néanmoins en activité durant cette période particulière avec des commandes à distance possibles. « On avait déjà mis en place un service de livraison à domicile. Des moyens comme Facebook et internet nous permettent de poursuivre notre activité en parallèle », précise Tom Delville.

    A.F. dans LA MEUSE VERVIERS du 17 mars 2020