Politique - Page 3

  • Les francophones restent seuls

    Capture d’écran 2020-02-26 à 08.28.43.pngÖWOB et Nos Cités. Voilà ce que va devenir la société de logement Nosbau. Les communes germanophones et francophones sont en effet tenues de se séparer au vu du transfert de compétences. La scission partielle devrait être entérinée le 12 mars.

    On en sait plus sur les modalités de cette séparation. Sur les 1.800 logements qui constituent actuellement Nosbau, un peu moins d’un tiers, soit 500, rejoindront la partie francophone. Parmi les membres du personnel de Nosbau, l’équivalent de 7 temps plein seront destinés à Nos Cités. Les travailleurs conserveront leurs acquis durant au moins 5 ans. Ils garderont donc la même charge de travail ainsi que le même salaire.

    LOGEMENTS EN CONSTRUCTION

    En revanche, alors que l’on a longtemps dit que la partie francophone de Nosbau allait devoir rejoindre une autre société de logements, probablement le Foyer Malmédien, le ministre des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne ne semble pas sur la même longueur d’onde que son prédécesseur. « Il n’a pas l’air très pressé pour que nous fusionnions », glisse le bourgmestre de Thimister-Clermont. Les communes francophones vont donc vivre un certain temps au sein de Nos Cités.

    Une séparation qui va être dans un premier temps un peu compliquée financièrement. « On est en train de finaliser la construction de six logements à Plombières d’une trentaine à Welkenraedt et l’an prochain il y en aura cinq autres à Aubel. Il faut que l’on finalise ses investissements et puis on sera en meilleure santé financière par la suite », avance Lambert Demonceau qui ajoute que du côté de l’ÖWOB, les investissements sont décalés et viendront dans un futur plus éloigné.

    Il n’a pas été simple de mettre en place cette scission. Il s’agit en effet de la première du genre. Pour cela, les responsables se sont entourés d’un panel impressionnant d’experts, a précisé Lambert Demonceau au conseil communal de ce lundi. « On a essayé de faire au mieux au vu des circonstances », concluait le bourgmestre. Le siège de Nos Cités sera à Welkenraedt. 

    A.R. dans LA MEUSE VERVIERS du 26 février 2020

  • Aubel ne veut pas d’une pharmacie dans son zoning

    VPharma estime que la commune a une vision unilatérale du dossier.

    La commune d’Aubel a donné un avis négatif pour le déménagement d’une pharmacie en périphérie du centre du village vers la rue de Battice – appelée « le zoning » là-bas. VPharma contre-attaque et dénonce une politique du deux poids, deux mesures.

    La société verviétoise VPharma, qui pèse 40 officines pharmaceutiques et 300 emplois dans la région, mène une politique de rénovation de certaines de ses pharmacies. Capture d’écran 2020-02-18 à 07.53.23.png

    C’est un espace à côté du supermarché OKay qui est visé, comme on l’a déjà écrit.

    Mais ce projet ne fait pas les affaires de la commune.

    Ainsi le collège communal a rendu récemment un avis négatif pour le transfert de la pharmacie. Le motif : maintenir des commerces de proximité dans le centre du village, pour ne pas arriver à une situation d’exode commercial vers la périphérie. L’Observatoire du commerce a également rendu un avis négatif dans le cadre de cette demande de transfert.

    Ce lundi, la société VPharma contre-attaque. Elle évoque une « présentation unilatérale (qui) ne reflète pas le dossier dans sa globalité et offre une vision tronquée de la situation. Qui plus est l’échevin déclare avoir été bien compris par l’investisseur (VPharma), ce qui est une contre-vérité notoire, tant notre désaccord a été clairement exprimé en réunion. »

    L’ATTRACTIVITÉ D’AUBEL

    Quant à l’argument de lutte contre la désertification du village, le directeur Marc Breyer estime que « cela pourrait être louable si la situation n’était pas déjà bien différente puisque depuis des années de nombreux commerces de moyennes surfaces, spécialisées ou de grande distribution, ont été autorisés à s’installer en périphérie. (…) Il est d’ailleurs remarquable que récemment un des commerces autorisés à quitter le centre pour la zone commerciale est le magasin de vins et spiritueux Stassen, de renommée locale bien évidente, ce qui laissera un vide appréciable au centre. Deux poids, deux mesures ? » Le bourgmestre Freddy Lejeune, par ailleurs commerçant… et voisin de la pharmacie concernée, explique ce transfert de Stassen Vin en évoquant des problématiques différentes. « Là on était dans un problème de famille et de loyer. Et avec le charroi propre à un tel magasin, on peut comprendre cette demande de déplacement. C’est aussi pour que le commerçant devienne propriétaire, comme les magasins BeC et Joyce qui ont aussi quitté le centre. Mais VPharma veut louer.

    On peut comprendre leur volonté de s’agrandir et d’améliorer les heures d’ouverture, mais à Aubel il y a trois pharmacies, trois bouchers, quatre boulangers… C’est ça qui fait l’attractivité d’Aubel. » VPharma se défend en avançant qu’il y a trop de pharmacies à Aubel pour la population y vivant : trois dans le centre pour 4.300 personnes, alors que la moyenne belge est d’une pharmacie pour 2.300. Selon la société verviétoise, à terme une de ces pharmacies devra donc fermer.

    D’où sa volonté de déménager en périphérie pour diversifier son offre et même créer des emplois. Elle annonce aussi qu’elle fera tout pour trouver un autre commerce pour le centre de la localité.

    « Il semble donc que les politiciens locaux ont mal compris le dossier, ou manquent de compétence en la matière », annonce aussi la société. Ce qui fait bondir le bourgmestre : « Ils nous traitent d’incompétents alors que ça fait 60 ans que je suis dans le commerce. Je sais de quoi je parle ! » La Région wallonne tranchera, vraisemblablement d’ici un mois et demi.

    En cas de refus, pour VPharma il est vraisemblable que leur pharmacie aubeloise fermera d’ici 6 mois à un an. « Nous, on veut rester à Aubel, mais le marché et l’évolution du secteur de la santé publique font qu’il n’y aura plus que deux pharmacies dans le centre », lance le directeur Marc Breyer.

  • Le magazine choque la majorité

    Capture d’écran 2020-02-12 à 10.13.08.pngLors du conseil communal de janvier à Aubel, une minute de silence s’est déroulée en hommage à l’ancien conseiller communal Josse Stas. Cette minute de silence avait été relatée comme suit dans le magazine de l’opposition Le Vilain petit canard. « Tout le monde se lève (mais pas de Danette en vue). » Une réflexion qui reste en travers de la gorge de la majorité. Ce lundi au conseil communal, on a reparlé de ce magazine lors du point qui concerne le procès-verbal de la séance précédente. Un point qui passe généralement comme une lettre à la poste. Francis Geron tenait en effet à parler de ce magasine. L’échevin des Travaux a tenu à rappeler que Le vilain petit canard n’avait pas de légitimité pour rédiger un procès-verbal d’un conseil communal. « Plus grave. On peut rire de tout, mais il y a quand même des choses à respecter », rageait un échevin qui n’a pas apprécié pas que l’on tourne ainsi en dérision une minute de silence.

    Il exigeait des excuses auprès de la famille de Josse Stass de la part de l’éditeur responsable et chef de file d’Aubel Citoyen : Jacques Piron.

    L’avocat, chose rare, n’était malheureusement pas présent lors de ce conseil. « Je m’exprimerai au conseil si on me le demande, autrement je n’ai pas grand-chose à dire », nous déclarait ce mardi matin Jacques Piron.

    Léon Stassen, du même groupe, demandait lui en séance s’il était impératif de présenter ses excuses au conseil ou bien s’il était possible de trouver la famille du défunt en privé. C’est la dernière option qui a semblé être privilégiée.

    LES ÉCHOS D’AUBEL ? BOURRÉS DE FAUTES

    L’auteure du vilain petit canard, Patricia Kindermans, nous a assuré qu’elle ne comptait pas s’excuser à titre personnel. « Je ne vois pas le problème. Ça n’attaque pas la personne. Je crois que la majorité n’aurait rien dit si ça avait été écrit dans un organe de presse classique. À mon avis, ils ont très mal pris la sortie du Vilain petit Canard et c’est pour ça qu’ils râlent. » Puisque l’on critiquait leur magazine, l’opposition a cru bon de rappeler que les Échos d’Aubel, le journal officiel de la commune, n’était pas exempt de tout reproche. « Il y a énormément de fautes d’orthographe dedans. Et c’est un journal payé par les citoyens », relevait Marc Stassen. « L’adresse de l’hôtel de ville n’était pas la bonne par exemple », renchérissait Léon Stassen.

    Thiery Mertens a lui aussi pointé une erreur de langage. « Dans le titre Inago : des appartements pour handicapés légers. On ne dit pas : des handicapés, mais bien des personnes handicapées. » Des remarques qui ont crispé d’avantage encore la majorité.

    Pour l’heure, on est tout de même curieux de voir comment sera traité cet épisode dans le prochain Vilain petit Canard. 

    A.R. dans LA MEUSE VERVIERS du 12 février 2020

  • Aubel veut renégocier le budget de la police

    La commune d’Aubel est celle qui paye le plus par habitant pour la dotation de la zone de police pays de Herve. Une situation héritée du passé et que le bourgmestre actuel aimerait revoir. Des discussions auront lieu entre les communes afin d’avoir une plus juste répartition de l’effort collectif.

    Dans la région verviétoise, on a beaucoup parlé de la dotation de la zone de secours. Verviers estime en effet trop payer pour les pompiers par rapport aux autres communes. La répartition pour les zones de police ne fait pas non plus partout l’unanimité. Du côté de la zone de police du pays de Herve, il se trouve qu’Aubel estime contribuer plus que de raison par rapport à ses voisins. Le bourgmestre n’est pas content et aimerait que cette dotation baisse. Aubel paye en effet plus de 100 € par habitant alors qu’au niveau des autres communes on avoisine les 80 €.

    D'un article d'ADRIEN RENKIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 8 février 2020.

  • L’évolution de nos impôts en 30 années

    Comment le précompte immobilier et l’impôt sur les personnes physiques ont-ils évolué ces 30 dernières années dans nos communes ? Quelles sont les celles qui ont augmenté ces taxes et celles qui ont réussi à rester stables ? Nous avons obtenu les chiffres clés allant de 1990 à 2019 pour les différentes communes de notre arrondissement. Avec des différences notables.

    Les impôts et les taxes, tout le monde en parle et tout le monde les déteste. Les citoyens sont généralement attentifs à l’évolution du précompte immobilier et l’impôt sur les personnes physiques. Mais comment ont-ils tous les deux évolué au cours des 30 dernières années en région verviétoise ? Nous avons analysé les chiffres allant de 1990 à 2019. L’année 2020 n’a pas été prise en compte car le tableau ne contenait pas tous les résultats pour cette année.

    1. Le précompte immobilier

    Sur les 30 dernières années, la moyenne régionale du précompte immobilier (PI) à fortement augmenté en région verviétoise. Elle est passée de 1.702 centimes additionnels en 1990 à 2.377 en 2019. Une augmentation significative de 675 centimes.

    Certaines communes ont peu augmenté leur précompte immobilier comme Theux (+ 125 centimes), Dison (+ 200 centimes) ou Stavelot (400 centimes). La Ville de Verviers est, elle, passée de 2.373 centimes en 1990 à 2.800 centimes en 2019. Parmi les communes qui ont passé la barre des + 500 centimes au cours des trente dernières années, on trouve Baelen qui affiche + 550 centimes, Aubel + 600 centimes, Thimister-Clermont + 620 centimes, Malmedy + 668 centimes et pour finir, Stoumont avec + 690 centimes.

    2. L’impôt sur les personnes physiques

    En ce qui concerne l’impôt sur les personnes physiques (IPP), le plus beau paradis fiscal se situe à Jalhay. Ensuite arrivent, Theux, Plombières, Lierneux, Spa, Thimister-Clermont et Malmedy. Mais si vous vous dirigez vers Aubel, Stoumont Herve, Trois-Ponts, il faudra débourser un peu plus niveau impôts. Pour finir, les communes les plus onéreuses sont Pepinster, Stavelot et Verviers avec un IPP de 8,5.

    D'un article d'OCÉANE GASPAR à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 6 février 2020.