Environnement - Page 2

  • Le Moulin du Val-Dieu installe des bornes de recharge pour vélos électriques

    Une initiative inédite, gratuite et sécurisée qui devrait séduire les cyclo-touristes, nombreux dans la région

    fin de faciliter le tourisme, et plus particulièrement la vie des cyclo-touristes qui circulent à vélo électrique, le Moulin du Val-Dieu, situé à deux pas de l’abbaye, propose désormais des bornes pour recharger les batteries électriques. Une initiative gratuite et sécurisée unique dans la région.

    A

    Avec un vélo électrique, les côtes les plus raides font figure de vulgaires bosses. À bicyclette électrique on se sent pousser des ailes mais quand les batteries tombent à plat, ce sont les jambes qui trinquent. Si on a mal calculé son coup, il n’est pas facile de rouler avec une bécane alourdie par un moteur et une batterie. Il est toujours possible d’aller le faire charger simplement chez l’habitant ou dans un café par exemple mais rien ne garantit qu’on ne le volera pas. Léon Stassen, le gérant du Moulin du Val-Dieu à Aubel, a pensé à tous ces malheureux sportifs.Il a installé des bornes qui permettent de recharger les batteries en toute sécurité.

    Le procédé est assez simple. Des multiprises sont placées dans des coffres fermés à clé. Le cycliste qui a besoin d’électricité n’a qu’à rentrer dans le restaurant et demander la clé. Elle lui sera fournie en échange de sa carte d’identité. Il suffit alors pour lui de raccorder son vélo à la multiprise et de boire un verre en attendant que la bonne fée électricité fasse son effet. L’usager repartira au bout de quelque temps, reposé et avec une batterie pleine.

     

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  • Le cheval de trait pour entretenir les vignes

    Un récent appel à projet du Ministre wallon de la Ruralité autour du cheval de trait a vu deux projets associatifs régionaux être sélectionnés : Vin du Pays de Herve et les Amis du Domaine de Burnenville.

    Le subside va permettre à la coopérative « Vin du Pays de Herve »i de mettre en branle plus rapidement que prévu une idée qui trottait dans leur tête. « Nous voulons utiliser le cheval pour l’entretien d’une de nos parcelles qui est très pentue », explique Michel Schoonbroodt, l’administrateur-délégué de la coopérative. Un projet un peu surprenant mais qui n’est pourtant pas sorti de nulle part puisque certains vignobles français utilisent les chevaux pour entretenir leurs vignes.

    La parcelle aubeloise dont il est question ici, 1500 pieds de vigne, se situe à Messitert (Aubel) et présente une déclivité de plus de 25 % ! « Un tracteur a du mal là-bas. C’est très compliqué de tourner par exemple », avance Philippe Defourni, le responsable technique. « Nous envisagions depuis un petit temps de faire travailler un cheval de trait. Avec le subside, c’est une bonne manière de se lancer et de pouvoir comparer, voire valider le projet sur le long terme », précise Michel Schoonbroodt.

    Surtout que le projet est de produire du vin bio. « Ça demande plus de travail manuel (ou mécanique) du terrain mais le cheval peut permettre de mieux préserver les sols. » Dans cette logique, le cheval est un atout non-négligeable. À l’heure actuelle, la coopérative est encore dans les dossiers pour concrétiser le projet.

    D'un article de JULIEN DENOËL à LIRE dans LA MEUSE VERVIERS du 2 août 2019.

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  • Inquiétant : les rats pullulent

    Depuis quelques années, la population de rats d’égout tend à croître, dans nombre de communes de l’arrondissement. Certes, on n’en est pas à une prolifération de même ampleur que dans certains quartiers de grandes villes ou dans des régions où l’on compte de grosses porcheries, surtout en Flandre. N’empêche, l’évolution a de quoi faire réfléchir en région verviétoise.

    Les rats apprécient certains aménagements de la vie moderne. Selon le Hervien Philippe Wegnez, un indépendant spécialiste de leur traque, « on les trouve souvent dans les talus. Ils font aussi des galeries sous les maisons, autour des mares ou dans les tas de compost ». Pourquoi ici ? Parce que l’on y trouve des aliments dont ces rongeurs se nourrissent volontiers (restes de viande et de poisson, mais aussi épluchures de carottes, de pommes de terre…) mais aussi parce que la décomposition dégage de la chaleur, plutôt agréable pour l’animal à la mauvaise saison, observe Philippe Wegnez.

    D'une page d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 11 mai 2019.

  • 11 véhicules écolos subsidiés

    La ministre wallonne des Pouvoirs publics Valérie De Bue fait un joli cadeau à certaines communes de la région. Elle leur attribue de nombreux subsides afin qu’elles soient plus vertes. Une partie de l’achat de véhicules fonctionnant à l’électricité et au gaz sera financé par la région. Chez nous six communes de l’arrondissement profiteront de cette offre. Il s’agit de Verviers, Stoumont, Aubel, Trois-Ponts, Olne et Herve.

    Capture d’écran 2019-05-09 à 07.56.49.pngDu côté d’Aubel, on s’est tourné vers l’achat d’un camion fourgonnette 100 % électrique afin de réaliser divers travaux de voirie et de venir en aide au CPAS. L’échevin qui avait demandé la subvention Benoit Dorthu se dit ravi de la recevoir. « Sans elle, ça aurait vraiment été très difficile de se payer un nouveau véhicule. L’ancien était vieux de plus de 10 ans, il fallait qu’on le change. » Benoit Dorthu se dit convaincu par les bienfaits de l’électricité par rapport aux énergies fossiles. Lui-même roule en véhicule électrique. « C’est une façon de lutter contre le réchauffement climatique. À Aubel, nous avons une volonté très claire de rendre notre flotte de véhicules plus verte. ». Pour l’échevin des finances même l’autonomie de 100km n’est pas un problème. « Nous avons une petite commune, c’est bien assez. On le chargera le soir. C’est comme un GSM qu’on doit brancher quand on rentre chez soi. » 14.694 € seront attribués à la commune d’Aubel alors qu’elle aurait dû payer 40.000 € sans l’intervention de la ministre. Idem à Olne où le même véhicule a été commandé. À TroisPonts un véhicule électrique inférieur à 3,5 tonnes a été demandé ainsi qu’une borne à destination de la population. Herve se dotera d’un véhicule CNG et d’un véhicule Euro6 diesel. Stoumont aura, elle aussi, un nouveau véhicule électrique. 

    A.R.

  • Un projet de salle inquiète les riverains

    Voilà un projet qui suscite l’inquiétude d’un ensemble de riverains habitant la vallée de la Berwinne. La SPRL Rives 903 a introduit une demande de permis unique afin de transformer un ancien moulin-ferme en gîte, salles de réception et conciergerie situé sur la route de Val-Dieu côté Herve et à quelques encablures de la commune d’Aubel.

    Capture d’écran 2019-04-16 à 08.17.41.pngLa demande a été introduite auprès de la commune de Herve le 18 mars dernier. L’enquête publique s’est ouverte le 25 mars et se clôturera le 24 avril prochain. Et autant dire que ce projet de nouvelle salle ne fait pas du tout l’unanimité auprès d’un ensemble de riverains qui ont décidé de s’y opposer. Ils se sont regroupés car ils souhaitent préserver le respect et la protection de la vallée de la Berwinne. Ils ont reçu le soutien de 200 riverains de Herve et Aubel qui ont signé une lettre d’opposition au projet. Selon eux, le projet de la SPRL Rives 903 comporte de nombreuses nuisances qui mettront à mal leur tranquillité et la vallée de la Bervinne. « Ce projet est situé dans une zone agricole d’intérêt paysager », explique un des riverains contre le projet. « Les prairies concernées sont aussi bordées par la Berwinne et une partie du domaine où s’implanterait ledit projet est située en zone inondable. Ce projet prévoit des bâtiments totalement neufs de grandes capacités et qui dénatureront totalement l’environnement préservé de notre belle vallée. Il est inadéquat avec celle-ci et menace les écosystèmes environnants et une flore très riche. De nombreuses espèces seraient profondément menacées si ce projet venait à se réaliser. »

    UN BRUIT TROP IMPORTANT Les riverains soulignent également un gros problème au niveau de l’amplification du bruit. Le lieu fait office de caisse de résonance et va amplifier le bruit produit à l’intérieur et aux alentours des bâtiments. Les mesures de réduction du bruit prévues dans une étude jointe au dossier sont très sommaires ou inexistantes, selon ces riverains.

    Ce sont les riverains aubelois qui risquent d’être le plus impactés car le bâtiment sera orienté vers cette commune alors qu’il est situé sur celle de Herve… « Les promoteurs veulent créer une salle des fêtes où plus de 440 personnes pourront se réunir », détaille un riverain. Le projet prévoit un parking de seulement 100 places. Autant dire que cela va engendrer un impact sur la sécurité des usagers de la route de Val-Dieu avec un trafic plus important. C’est un problème car la route de Val-Dieu est très dangereuse et dépourvue de marquage routier entre Val-Dieu et Froidthier. Par rapport au bruit, des demandes ont été réalisées pour obtenir une autorisation de nuisances sonores jusqu’à 2 heures du matin en semaine et jusqu’à 4 heures du matin le week-end et ce tous les jours de l’année sans exception ! Il est évident que ces demandes sont démesurées et complètement en inadéquation avec la quiétude des lieux. »

    LES PROMOTEURS PRUDENTS

    Au niveau de la SPRL Rives 903 (gérées par Anne-Françoise et Isabelle Hick), on préfère attendre la fin de l’enquête publique afin de prendre officiellement connaissance des remarques émises.

    C.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 16 avril 2019