Enseignement - Page 3

  • Eugène Ernst aura été un des acteurs majeurs des écoles en pleine mutation

    Eugène Ernst, Aubelois d’origine, puis prof à Malmedy, avant de devenir le secrétaire général de la CSC enseignement, prend une retraite bien méritée ce 1 er septembre. Ce Stavelotain retrace ses combats et évoque son parcours hors du commun, alors que l’enseignement n’a cessé d’évoluer…

    Eugène Ernst prend sa pension ce 1 er septembre en tant que secrétaire général de la CSC enseignement. Cet Aubelois d’origine a entamé sa carrière d’enseignant à Saint-Hubert, avant de passer à Saint-Laurent Fléron puis de jeter l’ancre à l’Institut NotreDame à Malmedy. Il enseignera les maths, les sciences humaines et la gestion dans cette école technique à partir de 1979. « J’ai toujours été attaché à mon école, vu que quand on est permanent syndical, on bénéficie d’un congé syndical et qu’on reste attaché à son école », dit-il. Il enseignera jusqu’en avril 2007, époque où il devient permanent CSC enseignement Liège – Verviers. En 2010, il accède au secrétariat général. Tache ardue, au rythme de « plus de 1.000 heures par an dans ma bagnole ». Ce qui fait « 42 jours de 24 h »…

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 30 août 2019.

  • LA RENTREE SCOLAIRE JOUR - 9 -8 – 7- 6 ……………. (3ème partie)

                                      A la fin du précédent  article, nous  terminions en insistant sur la valeur qui doit  être mise en valeur cette fin de vacances et au début de  la  nouvelle année scolaire : c’est L’ACCUEIL.

    L’accueil est une  valeur importante à vivre dès le plus jeune âge.

    POURQUOI L’ACCUEIL ?

    • Pour se connaître tous rapidement
    • Pour se sentir le (la) bienvenu(e) dans l’école.
    • Pour se présenter en POSITIF

     

    L’ACCUEIL POUR QUI ?

    • Pourles  nouveaux élèves qui passent de maternelle en primaire
    • Pour les élèves qui arrivent en cours d’année scolaire
    • POUR LES NOUVEAUX MAITRES, LES NOUVELLES MAITRESSES
    • Pour les enseignants, les enseignantes qui arrivent dans l’école pour  un temps déterminé pour  remplacer des enseignants(tes) en congé de  maladie ou pour toute autre raison
    • Pourles  parents et grands-parents concernés par l’école

     

    COMMENT ACCUEILLIR ?

    • Par la visite de l’école avant les vacances d’été, pendant la période d’inscriptions en fin de vacances
    • Par des activités d’accueil pendant les premières journées de la  nouvelle année scolaire.
    • Par un cahier d’accueil( j’ai été bien accueilli quand………j’ai été mal accueilli quand  ………)
    • Par un cahier d’accueil

     

    LES BENEFICES DE L’ACCUEIL.

    • Pourl’équipe  pédagogique :  s’intégrer rapidement, améliorer le climat de la classe, donner l’envie d’être

    Dans cette école

    • Pour les élèves : avoir envie d’être dans cette école, se sentir responsable et responsabilisé, apprendre dans la COOPERATION.

    L’ACCUEIL A VIVRE ET RETENU COMME VALEUR PERMANENTE. *

    • Valeur présente dans  la  charte de la  classe, dans  le règlement des études, avant de  prendre des  sanctions, quand on pense 
    • Dansles activités d’accueil
    • Dansle développement des compétences sociales
    • Dans un projet d’amélioration du climat scolaire
    • Dansle travail d’équipe( accueillir ce que l’autre pense-concertation)et de coopération à l’école.
    • Dans l’intégration des élèves, des profs, des parents, dans le respect des  différences et le respect des  singularités.
    • Dansla  collaboration et la  communication entre la famille et  l’école
    • Quandon installe  un processus de  médiation dans  l’école.

    LES CONDITIONS DE REUSSITE DE L’ACCUEIL.

    SE DONNER DU TEMPS :

    • Pour se former
    • Pourle préparer
    • Pourle réaliser
    • Pour en tirer un bilan

    LES VALEURS PROPRES A L’ACCUEIL.

    • Le respect des autres et de soi-même
    • Privilégier la COOPERATION plus que la compétition.
    • Leplaisir et  la  convivialité.

    DES EXEMPLES D’ACTIVITES D’ACCUEIL .

    LE CERCLE DES PRENOMS.

    En cercle, un élève après  l’autre dit son prénom dans  un sens puis dans  l’autre.

    LE COUSSIN VOLANT.

    Lancer  le coussin à un camarade en prononçant son prénom. Celui qui reçoit  le coussin dit :

    • Je m’appelle ……………
    • J’habite à ……………….
    • En dehors de l’école, j’aime faire…………..
    • Mon animal préféré c’est ……….. et le jeu continue

    Ce sont des exercices de présentation de soi. Ils  peuvent se faire en classe entière, en groupe, en duo

    Groupe et duo changent de partenaires. Le coussin peut être remplacé par un autre  objet (attention à la  matière de l’objet) et la  présentation peut répondre  à d’autres critères

    • Avoir aussi des jeux de communication

    LE VASE A FLEURS

    Chacun dessine sa fleur – la  pique dans  le vase prévu à cet effet et commun, il y a de la  place  pour tout le monde.

    Si un nouvel élève arrive, il dessine sa fleur et la  pique dans  le vase. Ce vase est le reflet des différences dans un vase commun.

    TOUCHE DU BLEU

    Les élèves se déplacent dans  un espace donné en marchant. Ils répondent aux injonctions « TOUCHE DU BLEU » ou bien « TOUCHE UNE EPAULE » Dans  ce jeu, des  variations sont  possibles.

    QUAND ACCUEILLIR ?

    A chaque fois  que quelqu’un doit  être accueilli dans  l’école  ou dans la  classe plus particulièrement en classe d’accueil et en première  maternelle.

    IMPORTANCE DE L’ACCUEIL.

    • Importance du premier bonjour
    • Importance du premier regard
    • Importance du premier moment de rencontre pour développer la communication et le sentiment d’appartenance  à un groupe

    CONCLUSION.

    ACCUEILLIR c’est s’ouvrir, c’est regarder, c’est parler

    ACCUEILLIR c’est reconnaître, c’est donner  de l’importance, c’est positiver

    ACCUEILLIR c’est ouvrir  la  porte tout en veillant à respecter le territoire et les  limites de chacun(e).

    Un souhait : soyez accueillant le  plus souvent possible où que  vous soyez et peu importe la personne (le pauvre dans  la  rue mérite un accueil).

    P. BOUR.

  • LA RENTREE SCOLAIRE JOUR - 9 -8 – 7- 6 ……………. (2ème partie)

                  Toutes les écoles fondamentales  n’ont  pas le  même fonctionnement par rapport aux différentes « ruptures » que  les enseignants(es) doivent  gérer par rapport  aux élèves qui doivent  les franchir.

    Nous allons  mettre à plat la rupture qui se situe  entre la  3°maternelle et la 1èreannée  primaire.

    Le  mot « rupture » est un peu fort, il se rapproche du mot « cassure ». Dans la réalité  du cursus scolaire de chaque élève, dans  le  cas qui nous occupe, nous employons  le  terme « PASSAGE » , terme  plus vrai car le  terme PASSAGE ne signifie  pas que l’on fait « table rase » de tout ce que chaque élève concerné a appris depuis sa naissance  jusqu’à 6 ans mais au contraire c’est faire « FRUCTIFIER » ses acquis, les enrichir dans de  nouvelles situations d’apprentissage qui conduiront  l’élève progressivement vers la découverte de  la  lecture de sens, , l’écriture d’un message, le calcul sous toutes ses formes.

    L’enseignant(e) de 1èreannée primaire, que  connaît-il des acquis de chaque  élève qu’il va accueillir ? Une  première situation : l’enseignant n’a aucun renseignement ou peu de choses. Il faudra  un certain temps pour connaître chaque élève dans sa  globalité et dans ses acquis. C’est à la récréation, en salle de profs, entre deux  portes que l’on en parle.

    Dans certaines écoles, une  autre procédure a été  mise en place.

    Nous sommes tous d’accord pour reconnaître que chaque enfant à l’équipement  voulu pour  apprendre. Suivant le milieu familial, l’état de santé, les situations vécues où il a  pu découvrir son environnement proche,  éloigné, la qualité de ses contacts vont  avoir une  influence sur le développement ultérieur de l’enfant. Ce qui, à la crèche, à l’école  maternelle offre un tableau inégalitaire. Le constat est que  l’équipement de départ s’est développé différemment d’où il est important que  le titulaire de  1èrepuisse avoir des données concrètes sur chaque enfant. Seul(e) l’instituteur (trice) maternel(elle) est en mesure de fournir ces renseignements. Encore faut-il créer un espace et  un moment pour que  le (la)titulaire de 3° maternel(elle) et le(la) titulaire de 1ère primaire puissent se rencontrer pour échanger.

    Envisageons une nouvelle démarche par rapport  à l’année scolaire 2019-2020.

    Au mois de mai- début  juin 2019, l’enseignant(e) de 3° maternel(elle)et le (la) titulaire de 1èreprimaire ouvrent leur agenda  respectif  à la date qui rappelle la réunion annoncée lors de  la préparation de l’année scolaire 2018-2019 en août 2018.

    Que se  passe-t-il fin mai, début juin 2019 entre ces deux titulaires ?

    Durant  l’année scolaire 2018-2019, les 2 titulaires  (3° maternelle + 1èreprimaire) ont réfléchi à « QUE FAIRE » ?

    « COMMENT FAIRE » pour que  le  passage 3° maternelle-1èreprimaire se fasse le  plus  harmonieusement possible pour  CHAQUE ENFANT ?

    Ils  ont cherché un outil sous forme de grille d’observation. Ils cherchaient autre chose. Ils ont réfléchi ensemble pour en construire  une. Ils  l’ont  construite à partir d’une question : » QUE SERAIT-IL INTERESSANT DE SAVOIR POUR FACILITER LE  PASSAGE ET AIDER A BIEN LE REUSSIR ? ». Tout est écrit. La grille sera utilisée  en 3° maternelle durant  l’année 2018-2019 pour  y indiquer des observations, des comportements importants positifs et négatifs.

    L’exercice peut s’opérer après  une évaluation trimestrielle.

    A la date  fixée fin mai ou début juin 2019, grille d’observation individuelle en main, les échanges sont  amorcés à propos de  chaque candidat(e) au passage  3° maternelle- 1ère  primaire. Fin juin 2019, le  (la) titulaire de première  primaire possède déjà de précieux renseignements sur chaque élève. Il gagnera du temps en septembre  2019.

    Rappel : bien se servir de la grille, s’en servir positivement.

    Bonne  année scolaire.

    P.Bour

  • LA RENTREE SCOLAIRE JOUR - 9 -8 – 7- 6 ……………. (première partie)

             Encore 9 jours    8 jours !   Plus que 9 jours    8 jours ……….. !

                                        Ce sont deux expressions qui commencent  à devenir réalité dans  la  tête des parents, dans  la tête des enfants en âge de  scolarité.

                                      Pour  un très grand nombre d’enfants, la rentrée scolaire c’est retrouver des amis qu’ils ont quittés fin juin, c’est l’occasion de se raconter le  vécu des vacances, mais aussi échanger  à propos d’une  nouvelle étape , ils vont  cheminer en compagnie d’un(e) enseignant(e), de nouveaux élèves peut-être, qu’il faut  bien accueillir, les mettre à l’aise, découvrir un nouveau local différent de celui de l’année scolaire  passée.  Ils franchissent une  nouvelle étape dans  leur cursus scolaire.

     D’où à l’intérieur d’un même niveau (maternel, primaire, secondaire) , le  passage, en général , ne  pose pas trop de  problèmes.

    S’il y a  des problèmes, où se situent-ils ? C’est le  passage d’un niveau à l’autre  qui, pour certains enfants, est difficile surtout  au plan affectif, au plan des émotions.

    Quels sont ces passages ?

    1erpassage : de la  naissance  à la famille

    2° passage : de la famille  à la  crèche ou chez la gardienne (il y a  un autre nom pour désigner la gardienne, je  l’ai oublié, je  ne veux pas  être péjoratif en employant  le nom « gardienne »).

    3° passage : de la crèche, de la  gardienne  à la classe d’accueil,  en 1èrematernelle

    4° passage : de la  3° maternelle à la  1èreannée du cycle  primaire

    5° passage : de la  6° primaire à la  première année du secondaire

    6°passage : de la fin du secondaire à l’enseignement supérieur ou à l’université.

    Dans  la vie, il y aura d’autres passages qui ne sont  pas du même ordre ( ex :entrée dans  le monde du travail).

    Revenons  aux passages 2, 3 et 4 :

    2° PASSAGE : de la famille  à la crèche ou chez  la gardienne : c’est un premier départ , une  première séparation entre  la famille et la crèche ou la gardienne.

                                                                                                               Dans son milieu familial, l’enfant bébé et plus  âgé ont eu le temps  d’établir leurs repères par rapport  aux  personnes de leur entourage : les parents, les frères , les sœurs ,les grands-parents, les amis de  la famille, les voisins qu’ils  rencontrent chaque jour. C’est l’enfant qui prend ses repères : il reconnaît des voix, des bruits, des mots, des expressions qu’il entend répéter, ceux et celles qui jouent avec lui, avec elle. Dans  l’espace  familial : son lit, les pièces où il se déplace , l’espace extérieur, le coin jeux…Il établit des repères dans  le temps : les moments des repas, le jour, la  nuit, le départ de  papa au travail ou de maman, quand  il quitte la maison pour la crèche ou chez  la  gardienne, son retour à la  maison familiale …Ce sont des repères que  l’enfant se construit durant  la période de 0 à 2 ½ -3 ans. Du moins en théorie car en pratique, chaque enfant est  différent, donc tous et toutes  n’évoluent  pas de la même façon. Ils  ne  prennent pas  tous  les mêmes repères.

    L’enfant quitte le  milieu familial pour la crèche  ou chez la  gardienne. Il a peut-être déjà fait connaissance avec les  personnes qui vont l’accompagner  et cela  en compagnie de  papa et de maman. Il est allé en reconnaissance. Les repères familiaux du 2° passage, il (elle )les garde mais il va en découvrir de nouveaux : chez  les  personnes : la ou les  puéricultrices, la gardienne et sa famille. Au niveau de  l’espace, c’est un nouvel espace qu’il (elle) découvre librement ou parfois en jeu organisé   ou libre. Au niveau du temps, c’est un nouvel horaire qu’il devra appréhender, différent  de celui qu’il (elle) a connu avant en famille. Maintenant,c’est le  temps du départ et du retour à la maison .Le temps du repas  n’est pas  à la même heure. Il est important que ce soit le papa ou la  maman qui vienne le (la) rechercher pour  bien différencier les  personnes qui s’occupent de lui (d’elle) dans des endroits différents. Au niveau des objets , du moins  à la crèche, il va de  découvertes en découvertes : les couleurs, les animaux, les objets qui roulent, qui ne roulent  pas, les objets que  je prends en main, le vélo, des liquides, du sable, des galets, des objets lourds, légers. A nouveau, chaque  enfant se construit dans ces milieux très variés. Il progresse selon ses découvertes. Que ce soit la puéricultrice ou la gardienne, il est important qu’elles suscitent ces découvertes, qu’elles leur parlent dans  un langage  correct, appeler les choses, les personnes par leur  nom.

    3° passage : L’enfant quitte la crèche, la gardienne pour entrer en classe d’accueil ou 1èrematernelle.

    Pour  la puéricultrice aidante et l’institutrice maternelle titulaire, elles doivent savoir qu’en 2 ½ ans, il a fait des expériences qui lui ont  permis de progresser à petits pas, seul(e) ou avec d’autres.

    L’enfant entre à l’école  maternelle avec un certain bagage. Il n’est pas tout  nu sachant que quand  il fait  quelque chose, il se manifeste par des  gestes, des mots, des appels, d’où l’importance ,et je  le répète, pour  les personnes qui accompagnent, de tenir un langage  correct face aux enfants, prononcer des  phrases entières pour tout ce qu’il découvre. Durant l’école  maternelle, l’enfant va poursuivre et enrichir ce qu’il a déjà découvert mais il doit  continuer à progresser. Il doit avoir  un « PLUS »et »être un PLUS ».

    Que ce serait beau et enrichissant si chaque  enfant de 3° maternelle emportait dans  sa  petite valise qu’il a confectionnée, dans  une boîte contenant les souvenirs de 3° maternelle qu’il (elle) désire emporter en 1èreannée le 2 septembre. Ce serait  un beau cortège porteur de richesses individuelles qui représentent leur passé .

    Au mois de mai ou début juin 2019, l’enseignant(e) de 3° maternelle et le (la) titulaire de 1èreannée primaire ouvrent  leur agenda à la date qui rappelle la réunion fixée en août 2018. Que se passe-t-il fin mai, début juin ? Durant  l’année scolaire 2018-2019, les deux titulaires ont réfléchi à « Que faire « ? Comment  faire pour que  le passage de  la  3° maternelle à la  1èreprimaire se fasse le  plus harmonieusement possible  pour CHAQUE ENFANT  CONCERNE » ? Ensemble, ils cherchent  à construire  un outil qui pourrait aider à mieux connaître chaque enfant durant l’année passée en 3° maternelle. La question de départ : «  Que serait-il intéressant de  savoir pour chaque élève afin d’avoir un maximum de renseignements sur chacun(e) pour aider l’élève  à réussir ce  passage en 1ère et rien d’autre, pas question de mettre une étiquette « Fort », « Faible ». Pas question de le classer. C’est une grille qui se complétera durant toute l’année de 3° maternelle lorsque des faits mériteront d’être signalés parce que, le  plus souvent, ils  perdurent. La grille  va pouvoir être utilisée à la date fixée en mai-juin où les deux titulaires(maternel et primaire)vont  prendre  connaissance des données récoltées à propos de  chaque élève. Il existe des grilles toutes faites, elles sont  moins  personnalisées. Le choix est possible.

    A la date fixée en mai-juin 2019, grille individuelle en main, les échanges sont  amorcés à partir du contenu de chaque  grille. Cette grille n’est pas fermée, elle  peut  être modifiée. Durant cet entretien, des classifications  pourront s’opérer, des précisions apportées. Pour  le titulaire de 1èreannée, chaque élève qu’il va accueillir ne sera pas un inconnu pour  lui. Il a des éléments qui caractérisent  chaque élève.

    Un danger : faire un mauvais usage de cette grille. Il n’est pas question, pour  l’enseignant(e)de 1èreannée de ne  retenir que  les données négatives,  pas d’étiquette  négative collée sur  le front de cet enfant.

    Au contraire, « L’ENSEIGNANT(E) de 1èreest en possession de données qui caractérisent les forces et  les faiblesses  de chaque enfant qui doivent devenir les préoccupations du maître (tresse) de 1ère. Des données  pour  faire le  point  et  non pour  classer mais bien pour « PROGRESSER »

    Dans  l’école, les mêmes  opérations devraient être mises en place dans  les années primaires suivantes : 1P-2P/ 2P-3P /  3P-4P /  4P-5P/ 5P-6P/.

    Si cette manière de  faire trouvait sa place dans  toute l’école , le  mois de  septembre 2019 pourrait servir  à autre chose qu’à observer les élèves. Ce serait un mois de gagné.

    Jusqu’à présent, nous avons  abordé le volet « école » en rapport avec les enseignants.

     

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  • LE PACTE D’EXCELLENCE (3).

    Les vacances scolaires, étant déjà bien entamées, je terminerai les informations et les réflexions sur  le pacte d’excellence par ce troisième texte. (Pour relire le premier texte et le deuxième texte)

    Les autres textes suivront à partir de la rentrée scolaire de septembre, moment où enseignants et parents auront retrouvé leurs préoccupations scolaires.

    Après  l’information et la réflexion sur le POURQUOI et le POUR QUOI du pacte d’excellence , nous abordons nos considérations sur le pacte d’excellence POUR QUI ? Qui est concerné  par le  pacte d’excellence ?

    Rappelons que c’est l’insatisfaction du fonctionnement et des résultats de  notre système d’enseignement qui a engendré le  projet appelé pacte d’excellence. L’essentiel de ce  projet c’est d’améliorer les résultats de notre système d’enseignement par une refonte importante des objectifs à atteindre, des moyens proposés pour les atteindre par la  modification des structures, des contenus en relation avec les besoins de notre société d’aujourd’hui. C’est aussi permettre à chaque école de faire le  point et de s’inscrire dans la ligne du pacte.

    LE  PACTE D’EXCELLENCE  POUR QUI ?

    Dans cette  troisième partie, nous viserons les acteurs qui sont  concernés par l’élaboration et la  mise en place  du pacte d’excellence. Qui sont-ils ces acteurs ?

    Nous établirons deux catégories d’acteurs :

    1. Les acteurs concernés par  « la mise en œuvre du pacte ».

    Nous  plaçons dans cette catégorie les bénéficiaires directs du pacte à savoir les élèves  du maternel, du primaire, du secondaire. Nous  y ajoutons : le  personnel d’encadrement, d’accompagnement qui éduque, instruit, propose, décide évalue, autant d’actions destinées à mettre en place le pacte pour 2030. Dans ce personnel, nous  plaçons chaque enseignant(e), les équipes éducatives, la direction de chaque  école de Wallonie et de Wallonie-Bruxelles. Ces acteurs seront  entourés et accompagnés dans  les démarches par des  personnes extérieures spécialisées notamment  par  l’inspection qui abandonnera sa fonction de  contrôle pour commencer une fonction d’accompagnement. D’autres personnes seront chargées d’accompagner un certain nombre d’écoles dans  un espace limité(ex : dans  le réseau libre : Aubel, Gemmenich, Welkenraedt, Herve, Andrimont, Charneux, Bolland).

    Dans une deuxième catégorie, ce sont des représentants de différents  organismes qui ont  à voir avec l’école et qui ,  ENSEMBLE, participent  à l’élaboration de ce pacte. Vous  prendrez connaissance de cette liste ci-dessous.

    • Des représentants des pouvoirs organisateurs de tous les réseaux.
    • Des représentants des parents
    • Des représentants de la société civile
    • Des représentants de la formation des enseignants
    • Des représentants de l’inspection, de l’animation pédagogique
    • Des représentants de tous les syndicats de l’enseignement
    • Le secrétaire général du ministère dela fédération Wallonie-Bruxelles
    • Les recteurs des universités francophones et des représentants des Hautes Etudes
    • Des représentants du ministre président de l’enseignement supérieur, de la ministre  responsable de  la promotion sociale de la fédération W.Bx. Des représentants du ministre de l’emploi et de  la formation des 2 régions
    • Un représentant de la fondation Roi Baudouin
    • Un représentant de la Ligue des Familles
    • Le délégué général aux Droits de l’Enfant
    • Un représentant de la  plate-forme de lutte contre  l’échec scolaire
    • Un membre de l’OCDE et de l’Union Européenne
    • Certains représentants du monde académique, scientifique, culturel

    L’ORGANISATION DE LA METHODE EMPLOYEE.

    Il faut distinguer 4 niveaux :

    • Le bureau du pacte
    • Le Groupe Central
    • Le Groupe Central + le bureau du Pacte
    • Le Groupe Central + le bureau du Pacte + le comité scientifique.

     

    A cet organigramme il faut  ajouter les 12 groupes de travail + les assemblées qui ont  eu lieu 3 fois dans  les provinces francophones.

             Cela fait un bon millier de personnes qui travaillent  à la construction de ce  pacte et à sa mise en œuvre.  C’était bien la volonté de la ministre de construire le  pacte en réunissant toutes les forces y compris celles du terrain .

    LES FONCTIONS DES DIFFERENTS GROUPES .

     

    • LE BUREAU DU PACTE.

    Ce bureau instruit les dossiers et les prépare pour  les transmettre au groupe central qui, lui, assure le suivi des travaux en collaboration avec les équipes universitaires(comité scientifique).

    Le groupe central est composé de : 1 représentant du pouvoir organisateur des trois grands  P.O. + 1 représentant de chaque syndicat d’enseignants, + 1 représentant de chaque fédération de parents, + des représentants de l’administration générale de  l’enseignement + 1 représentant du ministre de l’enseignement supérieur + 1 représentant du ministre de  la promotion sociale.

    • LE GROUPE CENTRAL + LE BUREAU DU PACTE + LE COMITE SCIENTIFIQUE( ce comité scientifique est composé des représentants des 6 universités + l’équipe des Hautes Ecoles +un représentant de la fondation Roi Baudouin + des consultants et des  experts rencontrés régulièrement.

    Le GROUPE CENTRAL se réunit  une fois par semaine pour coordonner les groupes de  travail, pour exécuter des décisions prises , pour s’occuper de  la  répartition des tâches.

     

      DETAILLONS PLUS  LES FONCTIONS DE L’ORGANISATION DU TRAVAIL

     

    • Rappel : GROUPE CENTRAL

                         BUREAU DU PLAN

                         COMITE SCIENTIFIQUE

    CE QUI A ETE DETERMINE :  4 AXES  et 12 GROUPES DE TRAVAIL

     

    AXE 1 :  Adapter les compétences et savoirs aux besoins de l’école du 21° siècle.

    3 ATELIERS ont travaillé cet axe.

     

    ATELIER1 : travaille les contenus : savoirs et  compétences

    ATELIER 2 : réussir la transition NUMERIQUE

    ATELIER 3 : réformer l’enseignement qualifiant 

                     

    Ne pas  oublier  le lien entre  ECOLE et CULTURE.

     

    AXE 2 . améliorer le  parcours scolaire de l’élève et lutter contre les ECHECS et les INEGALITES SCOLAIRES.

    3 ateliers ont travaillé ce 2° axe.

    ATELIER 1 : renforcer l’investissement dans  l’enseignement maternel

    ATELIER 2 : renforcer l’orientation des élèves, la  lutte contre  l’ECHEC et  le DECROCHAGE

    Atelier 3 : réduire les INEGALITES SCOLAIRES

     

    AXE 3 : soutenir et  investir dans les EQUIPES PEDAGOGIQUES pour  leur  permettre de répondre  aux DEFIS de l’école du 21° siècle.

    Atelier 1 : la FORMATION INITIALE ET CONTINUE   des enseignants

    Atelier 2 : revaloriser, diversifier mieux accompagner la fonction enseignante et développer les PRATIQUES COLLABORATIVES

    ATELIER 3 : revaloriser, professionnaliser, mieux accompagner la fonction de DIRECTION

     

    AXE 4 : adapter la  gouvernance du système scolaire en vue de RESPONSABILISER les différents ACTEURS , améliorer  le PILOTAGE du système et ses performances , optimaliser l’organisation et les ressources

     

    ATELIER 1 : améliorer le PILOTAGE et L’ACCOMPAGNEMENT du SYSTEME SCOLAIRE

     

    ATELIER 2 : optimaliser l’ORGANISATION et les RESSOURCES du SYSTEME SCOLAIRE

     

    ATELIER 3 : DEMOCRATIE SCOLAIRE : gratuité et qualité de VIE à l’ECOLE.

    C’est assez complexe comme  organisation mais  le travail pour  l’avenir de notre école,  à différents niveaux, est plus que  nécessaire et mérite la contribution de tous les praticiens et ceux et celles qui ont  une certaine expertise de l’école. 4 axes de travail et 12 ateliers, si vous  lisez les  contenus des uns et  des autres,  ils rejoignent les préoccupations, les attentes, les  modifications de notre système scolaire. Les problèmes sont  bien cernés, les réponses se  construisent progressivement.

    Rappelons aussi que des  réunions provinciales ont été organisées. L’avantage de ces assemblées c’est qu’elles s’ouvraient à tout  le  monde intéressé par le  sujet : le pacte Il fallait s’inscrire afin que ce genre d’activité soit efficace.

     

    AJOUTONS QUE DES QUESTIONNAIRES ONT  ETE ENVOYES

    • A CHAQUE ENSEIGNANT
    • A CHAQUE DIRECTION
    • A CHAQUE MEMBRE DU POUVOIR  ORGANISATEUR OU DU CONSEIL COMMUNAL POUR  LES ECOLES COMMUNALES°
    • A CHAQUE FAMILLE

     

                                        DE CHAQUE ECOLE maternelle, primaire, secondaire) de Wallonie et de Wallonie-Bruxelles. Cette opération s’est faite dans  la  plus grande discrétion. Chaque acteur a été  invité à renvoyer son document relatant  les  richesses et les  améliorations à apporter à l’école fréquentée par leur(s) enfant(s) à l’administration centrale  à Bruxelles. Là-bas, il sera procédé  au dépouillement de chaque questionnaire . De ce dépouillement, il sera retiré un certain nombre de données particulières  à  chaque école (forces et  faiblesses qui seront  mises par écrit et envoyées à chaque école. C’est à partir de ces données que  les enseignants, la direction, les parents et le pouvoir  organisateur élaboreront UN PLAN DE PILOTAGE, propre à chaque école, plan qui sera approuvé ou qui sera  à revisiter pour la  mise en œuvre. Après 3 années, une évaluation sera effectuée pour  vérifier  si le travail entrepris va dans  le  bon sens.

    Nous retiendrons  que madame la ministre de  l’enseignement  et son équipe de collaborateurs(trices) ont  mis tout en œuvre pour que ce  pacte soit  l’image  d’une DEMOCRATIE PARTICIPATIVE, ce à quoi notre école doit tendre pour  faire de  nos élèves DES FUTURS ADULTES RESPONSABLES. Rappelons que  les termes TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL sont repris sous l’expression QUALIFIANT.

    Donc, on n’emploie plus les termes enseignement  technique et enseignement  professionnel mais  bien enseignement qualifiant, ceci afin de rétablir une représentation vraie de ces deux types d’enseignement. Pour trop de parents encore  à l’heure actuelle , fréquenter l’école  professionnelle c’est se préparer à un statut inférieur alors que l’apprentissage d’un métier est loin d’être dégradant. Espérons  que cette  image changera  avec la mise en œuvre du pacte d’excellence.

     

                                                                     P.Bour

                                                                      14 juillet 2019.