Agriculture - Page 2

  • « Chez moi, j’ai environ 30 % de pommes à jeter »,

    Les producteurs de fruits sont dépités. Alors que les cueillettes vont commencer à la fin du mois, ils savent déjà que leur année sera mauvaise, voire très mauvaise. La canicule a causé environ 30 % de perte dans les pommiers. Mais d’autres s’en tirent encore plus mal. Chez Duysens à Welkenraedt, avec la grêle qui a suivi la canicule, on s’attend à 70 % de perte !

    « Chez moi, j’ai environ 30 % de pommes à jeter », peste Dominique Meyers de Teuven, qui exploite des vergers à Aubel et préside la Ligue Pomologique de Wallonie. « On va égrener les arbres (NDLR : c’est-à-dire faire tomber les fruits pourris). Après ça, il ne restera que 65 à 70 % de pommes pour la commercialisation. Ça va être une année extrêmement difficile… »es producteurs de fruits sont dépités. Alors que les cueillettes vont commencer à la fin du mois, ils savent déjà que leur année sera mauvaise, voire très mauvaise. La canicule a causé environ 30 % de perte dans les pommiers. Mais d’autres s’en tirent encore plus mal. Chez Duysens à Welkenraedt, avec la grêle qui a suivi la canicule, on s’attend à 70 % de perte !

    La vente directe, une meilleure rentabilité

    Le meilleur moyen d’aider les fruiticulteurs, c’est d’acheter leurs fruits, en vente directe ou non. Si ces derniers sont obligés de passer par les criées pour vendre toute leur production, de plus en plus vendent leur récolte en direct chez eux ou à des commerces locaux. Et ce à un prix bien plus avantageux pour les clients et les producteurs. Ainsi, pour vous faire une idée de l’avantage d’acheter en direct, sachez que le prix de revient d’un kilo de pommes ou de poires est de 0,50 à 0,55 euro, alors qu’à la criée, il n’est vendu qu’entre 0,20 et 0,50 euro. Vendu en grande surface, les prix grimpent entre 1,2 et 2,3 euros ! Alors qu’en vente directe, ce même kilo ne sera vendu qu’aux alentours d’1 euro.

    AUX SUPERMARCHÉS LOCAUX

    « Je vends chez moi, mais c’est largement insuffisant car il n’y a pas beaucoup de passage, explique Dominique Meyers, installé à Teuven. Et de plus en plus je vais livrer directement mes fruits dans des grandes surfaces de la région. Suite à l’embargo russe, les Delhaize de Welkenraedt et Dolhain, ainsi que le Carrefour d’Aubel, m’ont ouvert leurs portes. »

    Chez les frères Duysens, le lien est encore plus immédiat puisqu’ils exploitent aussi un magasin de fruits et légumes, rue Mitoyenne à Welkenraedt.

    D'une page de BRUNO BECKERS (avec AURÉLIE DRION) à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 août 2019.

  • Le cheval de trait pour entretenir les vignes

    Un récent appel à projet du Ministre wallon de la Ruralité autour du cheval de trait a vu deux projets associatifs régionaux être sélectionnés : Vin du Pays de Herve et les Amis du Domaine de Burnenville.

    Le subside va permettre à la coopérative « Vin du Pays de Herve »i de mettre en branle plus rapidement que prévu une idée qui trottait dans leur tête. « Nous voulons utiliser le cheval pour l’entretien d’une de nos parcelles qui est très pentue », explique Michel Schoonbroodt, l’administrateur-délégué de la coopérative. Un projet un peu surprenant mais qui n’est pourtant pas sorti de nulle part puisque certains vignobles français utilisent les chevaux pour entretenir leurs vignes.

    La parcelle aubeloise dont il est question ici, 1500 pieds de vigne, se situe à Messitert (Aubel) et présente une déclivité de plus de 25 % ! « Un tracteur a du mal là-bas. C’est très compliqué de tourner par exemple », avance Philippe Defourni, le responsable technique. « Nous envisagions depuis un petit temps de faire travailler un cheval de trait. Avec le subside, c’est une bonne manière de se lancer et de pouvoir comparer, voire valider le projet sur le long terme », précise Michel Schoonbroodt.

    Surtout que le projet est de produire du vin bio. « Ça demande plus de travail manuel (ou mécanique) du terrain mais le cheval peut permettre de mieux préserver les sols. » Dans cette logique, le cheval est un atout non-négligeable. À l’heure actuelle, la coopérative est encore dans les dossiers pour concrétiser le projet.

    D'un article de JULIEN DENOËL à LIRE dans LA MEUSE VERVIERS du 2 août 2019.

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  • Ils cultivent des pois pour leurs vaches

    Du neuf dans nos paysages : une association de trois plantes qui permettent de cultiver bio en circuit très court. Avec même de petites fleurs roses et des nuées d’abeilles. C’est du méteil, un mélange de pois, d’avoine et d’une céréale qu’on nomme tritical. Et cela pourrait bientôt recouvrir une bonne part du Pays de Herve, notamment…

    Luc Hollands vient de se lancer dans ce type de cultures dans ses terrains situés à Aubel et aux Fourons.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 juillet 2019.

  • Notre secteur viande bovine très inquiet

    Les normes sur l’abattage halal et le Mercosur, qui doit être ratifié par les États de l’UE, inquiètent diablement les éleveurs, mais aussi à l’abattoir d’Aubel et dans les entreprises situées en aval, comme chez GHL, dans le zoning aubelois. Ceci alors que le hamburger et les saucisses plombent déjà le marché du BBB, bien présent dans notre région. Explications…

    Le cheval de bataille de l’agriculture dans l’arrondissement de Verviers, c’est l’élevage, bovin essentiellement. Pour le lait, mais aussi la viande. Cela concerne non seulement les agriculteurs, mais aussi toute l’industrie agro-alimentaire en aval, notamment dans le zoning d’Aubel. Or, dans ce secteur, on se montre de plus en plus inquiet, ces derniers temps. Et ce, pour plusieurs raisons.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 8 juillet 2019

     

  • Vin du Pays de Herve va installer son chai à Aubel ou Plombières

    En 2016, Michel Schoonbroodt, a une idée : créer un domaine viticole à Herve. La coopérative Vin de Liège voit le jour en septembre 2017. « Une vingtaine de personnes se sont réunies pour constituer le capital », nous raconte l’administrateur délégué de la coopérative. Nous sommes maintenant 450 coopérateurs, dont une soixantaine de coopérateurs actifs dans différents domaines. Le capital est maintenant de 450.000 euros. » Deux personnes travaillent à temps plein dans la coopérative. « Moi je fais tout sauf être dans la vigne », nous précise Michel Schoonbroodt. « Je trouve les terrains, j’organise les conseils d’administration, les groupes de travail… Nos décisions sont à chaque fois collectives. Je recherche des coopérateurs, bien sûr, c’est une recherche sans fin parce que c’est un projet ambitieux. On parle de plusieurs millions d’euros. Pour réunir ces montants, on recherche plusieurs centaines de coopérateurs, qui deviendront un jour plusieurs milliers. On a des coopérateurs qui mettent plus d’argent que d’autres et, heureusement, nous en sommes bien contents.

    Chacun est invité à venir selon ses propres moyens. Ce sont des parts de 500 euros. En moyenne, chaque coopérateur prend 2,1 parts. C’est un projet un peu fou mais qui a déjà été réalisé par d’autres, comme Vin de Liège, qui est un succès. Nous sommes le petit frère. Et nous espérons qu’il y aura un jour une troisième initiative. » Philippe Dufourny, 30 ans, est le vigneron de la coopérative. « Je suis tous les jours dans les vignes. Je veille au bien-être de la plante. On travaille en bio, sans herbicide. Ça demande beaucoup plus de travail mais c’est faisable. Les gens sont demandeurs d’avoir des produits issus de notre ville, de notre province, et qui respectent la nature. On sait faire du bon vin en Belgique. » Grâce à la Sowecsom (Société wallonne d’économie sociale marchande), le capital de la coopérative va passer de 450.000 euros à 650.000 euros. Michel Schoonbroodt : « Nous arrivons à une étape importante : la création du chai. On va construire un bâtiment à Aubel ou Plombières. On doit acheter pressoirs, cuves… Et la Sowecsom nous aide à passer cette étape. »

    VINS EFFERVESCENTS ET VINS BLANCS TRANQUILLES

    Plusieurs vins seront produits par la coopérative. « Des vins effervescents, des crémants de Wallonie, et des vins blancs tranquilles. Nous n’allons planter que des cépages blancs. Il y a une demande, il y a aussi l’envie, et on joue la sécurité. Nos premiers vins seront commercialisés en 2021. Nous irons vers des vins rouges plus tard, lorsque nous nous sentirons plus capables financièrement de prendre des risques. » Michel Schoonbroodt est impatient de produire les premières bouteilles. « Ça va être un très bon produit pour lequel nous serons fiers de valoriser notre terroir. On veut un produit proche de ce que la nature pourra nous donner. Pour le Pays de Herve, c’est aussi important d’ajouter un patrimoine supplémentaire et de compléter par le vin les produits de bouche que sont le fromage, la charcuterie et la bière. » Pourquoi la coopérative Vin du Pays de Herve doit-elle gagner le concours #CoopTogether ? « Pour avoir le maximum de visibilité et convaincre le maximum de personnes de nous rejoindre dans ce projet. » 

    NICOLAS DEWAELHEYNS dans LA MEUSE du 5 juin 2019.