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  • La personnalité d'Yves Hody évoquée aux Assises

    5ème JOUR A LA COUR D’ASSISES 

    Le tireur, bodyguard de Patrick Bruel ?

    C’est ce qu’il a prétendu devant la Cour 

    Toussaint.jpg

    De nombreuses informations relatives à la personnalité de François Toussaint, un des accusés de l’assassinat de Manuel Maroquin, ont été exposées devant la cour d’assises de Liège. Cet accusé est actif dans la sécurité. Le Welkenraedtois prétend notamment qu’il a été le garde du corps de Patrick Bruel. Selon les enquêteurs, il est avéré qu’il a été reconnu instructeur sur le maniement des armes par le FBI. La personnalité du Jalhaytois Yves Hody a aussi été évoquée. Il a travaillé dans de nombreux domaines et a été l’agent artistique de la marionnette Tatayet.

    Pour les enquêteurs de la police liégeoise, l’enquête de moralité relative à François Toussaint qui est accusé d’avoir tiré sur Manuel Maroquin a été alimentée par de nombreuses informations. Le Welkenraedtois est actuellement en fuite et n’assiste pas à son procès. Il serait actuellement en République de Centrafrique, actif dans une milice qui affirme qu’elle réclame la révolution et la justice. Une vidéo intitulée « Révolution Justice » a été postée au début du mois de janvier 2014 sur You Tube dans laquelle François Toussaint apparaît dans les ultimes secondes de l’enregistrement en sa qualité de « Général Kalonda ».

    François Toussaint se dit expert en maniement des armes. Il dit avoir rempli des missions de garde du corps et avoir, dans ce domaine, été le protecteur de Patrick Bruel en Belgique. Toussaint aurait tenu une école de formation pour gardes du corps en Belgique à destination notamment de certains policiers. Mais l’un de ses contacts dans la hiérarchie a été révoqué de la police et est devenu député pour le Vlaams Block.

    AGENT ARTISTIQUE DE TATAYET

    Les enquêteurs ont aussi dressé le portrait du Jalhaytois Yves Hody, accusé d’avoir commandité le meurtre de Manuel Maroquin. Décrit comme généreux et mythomane, Hody a exercé des activités professionnelles diverses. Il était notamment l’agent artistique du marionnettiste Michel Dejeneffe, auteur des spectacles de Tatayet.

    Yves Hody est issu d’une famille bourgeoise. Il a abandonné ses études à l’âge de 17 ans et ne possède aucun diplôme. Cet accusé est décrit comme beau parleur, mythomane, instable et violent sous l’emprise de la boisson. Il a le don d’embobiner les gens.

    Yves Hody est aussi un bon vivant et un homme sociable, généreux lors de ses sorties. Il présente une certaine intelligence et des talents multiples, dont celui de la négociation. Durant sa vie professionnelle, il a exercé de nombreuses activités avec souvent des fins peu heureuses. Sa principale activité était de racheter des sociétés en difficulté mais, à chaque fois, cela tournait en faillite ou menait à la catastrophe. Dernièrement, il a exercé une activité de distributeur de sachets pour déjections canines.

    Yves Hody a été actif dans divers secteurs professionnels. Sa facilité à prendre contact avec les gens lui a permis de devenir l’agent artistique des spectacles de Michel Dejeneffe, le ventriloque qui utilise la marionnette Tatayet. Yves Hody collectionne au moins sept condamnations, allant de la déclaration de culpabilité à 14 mois de prison ainsi que des déchéances de conduire et des interdictions de commercialité de longue durée.

    Les enquêteurs ont précisé que Hugues Dewit a exercé des activités professionnelles dans le domaine des installations de matériel de sonorisation et d’alarmes dans les voitures. Il s’est déclaré actif dans le secteur de la sécurité diplomatique mais cette activité, exercée en noir, n’a pas laissé de trace officielle. Il aurait également été agent de sécurité pour une société française de Roubaix et été consultant en sécurité pour des entreprises. Il est actuellement gérant d’une société à Wauthier-Braine.

    Olivier Pagnier a été adopté dès sa naissance. Il n’a jamais accepté les contraintes disciplinaires durant sa jeunesse et n’a pas connu de succès lors de ses études. Passionné de balistique et d’activités militaires, il a tenté de faire carrière dans l’armée mais a été déclaré inapte en raison de problèmes disciplinaires et de vertiges. Il rêvait d’une carrière dans le domaine de la sécurité. Il a travaillé pour deux sociétés de sécurité reconnues mais il a été licencié en raison de ses nombreuses absences et du fait qu’on a découvert qu’il portait une arme de poing sous son pull. Outre sa participation à une unité de scouts, Olivier Pagnier a été employé d’un Mc Donald à Waterloo. Il est décrit par les enquêteurs comme un homme qui aime se faire valoir et qui s’exhibe dans la vie civile en tenues de militaire ou de sécurité. Fabulateur, il est en attente d’un statut de handicapé.

    Durant l’audience de l’après-midi, le fils de Manuel Maroquin, âgé de 13 ans, a assisté aux débats. Neuf années après les faits, il souhaitait connaître le visage des individus qui sont accusés d’avoir assassiné son père.

    Les derniers témoins de moralité seront entendus lundi.

    (dans "La Meuse Verviers" du 18 janvier 2014). 

  • Aubel en déplacement à Waimes et à Andrimont

    En 2ème provinciale C, l'équipe première d'Aubel se déplacera ce dimanche à 14h30 à Waimes.

    En 3ème provinciale C, l'équipe B d'Aubel se rendra au même moment à Andrimont.

    Commentaire de Charly Joris au sujet de ce match: "À Andrimont, le moral est au Zénith après les résultats réussis face aux deux derniers du classement mais, attention, face à une jeune équipe d’Aubel B vainqueur la semaine passée de Franchimont B, les hommes de Dany Van Aubel devront jouer avec le même sérieux que les semaines antérieures."

     

  • « Maxime veut voir les assassins de son papa »

    4ème JOUR A LA COUR D’ASSISES DE LIEGE 

    Soutenu par sa maman, Maxime, âgé de 13 ans, a voulu assister au procès

    Maxime.jpgMaxime, le fils de Manuel Maroquin âgé de 13 ans, a tenu à assister au procès où l’on juge ceux qui sont accusés du meurtre de son père. Sa maman, Joëlle Rahier, espère que cela l’aidera à faire son deuil, lui qui a assisté à une partie de la scène, voici neuf ans. « Je vais assurer. Je garderai la tête haute et je ne baisserai pas les yeux », déclare, avec assurance, le jeune adolescent.

    Jusqu’ici, Joëlle Rahier, la veuve de Manuel Maroquin, et son fils de 13 ans, Maxime, ont plutôt joué la carte de la discrétion dans le cadre de la cour d’assises qui doit juger Toussaint, Pa- gnier, Dewit et Hody pour l’assassinat de Manuel Maroquin. Après avoir été entendue mercredi, Joëlle sort du bois pour expliquer ses douleurs, sa vérité et son quotidien depuis cette terrible nuit du 7 au 8 mars 2005 durant laquelle son mari a été abattu de deux balles dans la tête devant son domicile, à Xhendremael (Ans).

    « IL A INSISTÉ POUR VENIR »
    « Demain 
    (NDLR: lisez ce vendredi), Maxime sera présent au procès », explique Joëlle Rahier. « Ce n’est pas vraiment la place d’un enfant de 13 ans mais il a insisté pour venir. Max veut absolument regarder, dans les yeux, les assassins de son papa. Mon avocat a effectué une demande au président, qui l’a acceptée. C’est important pour un gamin qui n’a pas encore fait son deuil. Il ne comprend pas que ceux qui ont tué son père soient libres même s’ils sont passés quelques mois par la case « prison».»

    Lorsqu’on lui demande s’il se sent prêt pour ce moment important, Maxime répond, timidement : « Oui, ça va aller, je vais assurer. Je garderai la tête haute et je ne baisserai pas les yeux ! ».

    UN FILS PERTURBÉ

    Cela fait presque neuf années que Joëlle Rahier a dû réorganiser sa vie suite au décès de son mari. Elle fait tout ce qu’elle peut pour que Max ne manque de rien.

    « C’est vrai que je le gâte, je veux qu’il ne manque de rien, même si je sais que les cadeaux et les belles choses ne combleront jamais le départ de son papa. Il avait 4 ans lorsque son papa a été tué, il a vu une partie de la scène et il ne s’en est jamais remis. Max est suivi de très près par un pédopsychiatre. Il a de grosses difficultés à se concentrer et, parfois, il lui arrive de s’infliger des blessures. À l’école, il se débrouille... ». «Même si je n’avais que 4 ans à l’époque des faits, je conserve des images de mon papa. C’est important pour moi », confirme l’adolescent. 

    DES CONFIDENCES DOULOUREUSES

    Ensuite Joëlle Rahier aborde un sujet très délicat. La lettre dans laquelle elle explique que Manu lui avait confié être celui qui, le 9 août 2004, avait abattu Serge Pierrin, le tueur à gages de la mouvance Habran. Officiellement et d’un point de vue judiciaire, Manuel Maroquin ne sera jamais le tueur puisqu’il n’a jamais été inquiété pour ces faits.

    "Je suis présentée comme celle qui a balancé son mari lors du procès Habran & Co. Je suis une pestiférée. Mais les choses ne sont pas si simples que cela. J’ai vécu trois ans avec ce poids sur ma conscience. Si je n’avais pas agi, le meilleur ami de Manu aurait peut-être pris 20 ans de prison pour l’assassinat de Pierrin. Il a une femme et des enfants, je ne pouvais pas l’envoyer en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Je peux me regarder dans le miroir lorsque je me lève le matin. J’ai respecté la mémoire de Manu car il n’aurait pas aimé qu’un autre, qui plus est un ami, paie pour lui. Voilà pourquoi j’ai agi comme ça. C’était difficile. Je culpabilise, j’ai tellement mal...".

    Arnaud BISSCHOP dans "La Meuse Verviers" du 17 janvier 2014

  • Yves Hody aurait détourné de l'argent

    Yves Hody (58 ans) est accusé d’avoir commandité l’assassinat. Des faits qui se sont déroulés dans le cadre d’un conflit né autour de la reprise d’un terrain industriel à Engis. Ce terrain appartenait à la société SGL Carbone. L’usine spécialisée devait être démantelée car, laissée à l’abandon, elle pouvait présenter un caractère dangereux. Selon le directeur du site, Yves Hody s’est présenté comme le membre d’un groupe d’investisseurs prêts à racheter le site. Un compromis de vente avait été signé.

    Les travaux de démolition ont débuté et les métaux ont été évacués. Mais 4 jours avant l’exécution de Manuel Maroquin, le promoteur du projet a décidé de bloquer l’accès de l’usine car il avait constaté qu’Yves Hody évacuait des déchets à son profit. Manuel Maroquin faisait partie des hommes de sécurité recrutés par le promoteur afin d’assurer la surveillance du site. 

  • Deux cerveaux et deux sbires

    3ème JOUR AUX ASSISES DE LIÈGE

    Les psys entendus lors du procès d’assises de François Toussaint, Yves Hody et consorts 

    Troisième journée du procès qui a pour origine la mort de Manuel Maroquin, aux assises de Liège. Place à l’analyse psychologique des 4 accusés, dont le Jalhaytois Yves Hody et le Welkenraedtois François Toussaint. Les premiers témoins se sont aussi exprimés, dont l’épouse et les parents du défunt.

    Les psychiatres et psychologues ont été entendus mercredi matin devant la cour d’assises de Hody.jpgLiège au procès d’Yves Hody (de Jalhay), François Toussaint (de Welkenraedt), Olivier Pagnier et Hugues Dewit, accusés de l’assassinat de Manuel Maroquin la nuit du 7 au 8 mars 2005 à Xhendremael (Liège). Selon ces experts, trois des accusés ont tendance à se déresponsabiliser des faits. Sur les 4 accusés, seul François Toussaint, absent des débats, a reconnu sa responsabilité dans les faits. Les trois autres accusés ont tendance à se déresponsabiliser.

    Le psychiatre Walter Denys et le psychologue Serge Garcet ont analysé les personnalités des quatre accusés. Pour le Jalhaytois Yves Hody, les experts ont relevé un caractère soupe au lait et de bonnes capacités intellectuelles. Il est un homme ambitieux, séducteur, manipulateur et capable de contourner les règles à son avantage. Il présente un talent de déresponsabilisation, un sens de l’opportunité et une dimension narcissique massive. Le Welkenraedtois François Toussaint a grandi au Zaïre (actuelle République démocratique du Congo) et présente selon les experts une attitude posée et séductrice. Il a découvert les arts martiaux à l’adolescence et a excellé dans cette discipline. François Toussaint, qui se fait appeler « le Commandant », sait se vendre et est capable d’esbroufe. Très actif dans les activités de gardiennage et de protection, il dit avoir été instructeur pour la police, pour l’armée, pour le FBI et pour différents services proches de dirigeants africains. Il présente une personnalité narcissique, un sens de la démonstration et des capacités de manipulation.

    Les deux autres, dotés selon les experts d’une moins forte personnalité, s’attribuent des rôles très en retrait dans cette affaire.

    L’ÉPOUSE NE PARLE PLUS DU PROCÈS HABRAN
    Appelée également à la barre, l’épouse de Manuel Maroquin a refusé d’évoquer encore les révélations qu’elle avait effectuées dans le cadre du procès de Marcel Habran et consorts. Comme nous l’avions écrit en prélude du procès, lors du procès Habran, alors que son mari avait déjà été tué, elle l’avait désigné comme étant le tueur de Serge Pierrin. « Je n’ai rien à déclarer sur cela, vous vous trompez de procès. Je ne déclare rien là-dessus, on ne fait pas le procès de Manuel Maroquin », a-t-elle annoncé. Cet aspect sensible de la personnalité de la victime ne sera donc pas révélé aux jurés. Les parents de Manuel Maroquin, qui ont d’ailleurs déploré la lenteur de la procédure, se sont dit révolté d’avoir appris par la presse, et non par les enquêteurs, que leur 
    belle-fille avait fait une déclaration à charge de leur fils dans le cadre du procès Habran et consorts.

    Ils ont souligné que près de neuf années se sont écoulées depuis que leur fils a été exécuté
    Selon l’épouse de Manuel Maroquin, celui-ci avait appris qu’un « contrat » avait été mis sur sa tête dans le cadre de ses activités de surveillance autour du terrain industriel d’Engis, certains considérant qu’il dérangeait. Mais Manuel Maroquin se confiait peu sur ses activités, même auprès de son épouse.

    Le soir des faits, il avait tenté d’établir un contact avec Yves Hody et avait senti pointer la menace. Il avait repéré le passage d’Yves Hody et d’une autre voiture suspecte devant son domicile. « Il a préféré sortir mais, quand il a pris sa voiture, j’ai entendu les coups de feu. Je l’ai trouvé mort au volant. J’ai fermé ses yeux et j’ai pris son arme pour la cacher dans la maison", a-t-elle expliqué.