Effets du Brexit chez nous

À la Cidrerie Stassen, l’impact sera limité. Ici, on exporte très peu vers l’Angleterre, pourtant très branchée cidre. Mais de l’autre côté du Channel, on fait ses propres boissons avec les fruits du cru.

Pour Detry, à Aubel, l’impact sera probablement plus important, sans être phénoménal. Car 70 % de la production aubeloise sont vendus en Belgique et les gros clients étrangers sont notamment la France et l’Espagne, nuance Xavier Étienne, l’administrateur délégué. Récemment, Detry a néanmoins livré de la marchandise typée Noël outre-Manche. Pour la suite, ce sera le pâté qui devrait surtout en pâtir. Car, en Grande-Bretagne, la Belgique n’est pas renommée que pour ses « chocolates » : on apprécie aussi, par exemple, le « Brussels pâté » (notre pâté crème) et l’« Ardenne pâté » (soit de campagne) made in Detry. « Pour ce type de plat, l’Angleterre ne travaille quasiment qu’avec des produits belges », indique Xavier Étienne.

Et ça, Brexit ou pas, l’Aubelois prévoit qu’ils en redemanderont : « Du jour au lendemain, les Britanniques ne vont pas passer à autre chose ».

D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 29 décembre 2020

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