Charles Weerts en Allemagne ce week-end pour l’ADAC GT Masters

Une semaine après la déception liée à son abandon précoce aux 24 Heures de SpaFrancorchamps, le jeune Aubelois Charles Weerts repart en compétition, en mettant cette fois le cap sur le Lausitzring, dans le cadre de l’avant-dernier week-end de l’ADAC GT Masters, le championnat allemand réservé aux GT3.

« Je pars ce jeudi après-midi en direction du Lausitzring », nous confiait Charles Weerts ce jeudi. « C’est un circuit que j’aime bien, notre voiture fonctionne bien sur ce tracé et ce serait bien si on pouvait y connaître un bon week-end. Initialement, cette avant-dernière manche devait se dérouler à Zandvoort, aux Pays-Bas, mais cela se trouve en zone rouge et ce sera finalement en Allemagne. » Ce circuit du Lausitzring, où l’ADAC GT Masters avait déjà fait escale une fois cette année en ouverture de championnat, le jeune Aubelois du team WRT le connaît bien. Durant deux saisons, il y est allé dans le cadre du championnat allemand de Formule 4. « Et cette année, j’ai retrouvé ce circuit avec l’ADAC GT Masters. J’y ai connu ma première victoire en ADAC GT Masters dès mon premier week-end dans ce championnat. Cela marchait vraiment fort. J’aimerais faire aussi bien ce week-end, voire mieux », détaille-t-il avec ambition. « Lors de la première des deux courses, on n’avait en effet pas su marquer de point. » Pour les deux courses de ce week-end, il retrouvera son équipier habituel, Dries Vanthoor, avec lequel il a remporté le GT World Challenge Europe Sprint. Les deux jeunes pilotes n’ont finalement été dissociés que lors des récentes 24 Heures de Spa-Francorchamps. « Le Lausitzring reste un tout bon souvenir et je me réjouis vraiment d’y retourner », indique encore Charles Weerts, qui ne se fait plus trop d’illusion pour le classement général de l’ADAC GT Masters, mais reste déterminé à terminer le plus haut possible. Il faut dire que le week-end ultracompliqué vécu à Hockenheim et le récent forfait (en raison de cas de Covid dans le team) au Red Bull Ring ont anéanti, ou presque, les espoirs de titre.

UN PROGRAMME SANS DOUTE SIMILAIRE EN 2021

S’il reste bien entendu d’abord concentré sur ses trois derniers week-ends de courses en 2020, avec la volonté d’en retirer le maximum, Charles Weerts a cependant déjà une petite idée de ce qui l’attend en 2021. « Le programme devrait être fort similaire. Il faut voir de quelle manière, évidemment. Il n’y a encore rien de réellement entrepris, mais l’objectif et le plan vers lequel on se dirige, c’est de continuer dans le même team. On va d’abord essayer de finir cette année en beauté et de faire en sorte que l’abandon aux 24 Heures ne fasse pas trop d’ombre sur une très belle saison », reprend l’Aubelois.

Il pourrait donc bien continuer à combiner trois championnats différents mais, si la situation sanitaire se normalise, les échéances devraient être plus espacées en 2021 qu’elles ne l’ont été en 2020, où toutes les compétitions ont été ramassées en trois-quatre mois à peine. Un rythme effréné, avec des courses quasiment tous les week-ends depuis la reprise, auquel Charles Weerts a dû s’adapter. « Cette cadence, ce n’est pas évident. Je suis jeune, donc ce n’est pas une question d’énergie, mais bien une question de temps. Heureusement que ma copine est très compréhensive… En parallèle, il faut aussi que je mène mes études universitaires. Quand les compétitions sont plus étalées, cela permet de respirer et d’avoir du temps pour ce qu’il y a autour. »

D'un article d'OLIVIER DELFINO dans LA MEUSE VERVIERS du 30 octobre 2020

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