11 nouveaux cas à Aubel

Sciensano enregistre un nombre affolant de nouveaux contaminés pour une bonne raison

Sciensano a enregistré 201 nouveaux cas de covid entre ce jeudi et ce vendredi dans la région verviétoise. Une augmentation anormale qui est notamment due à des retards dans le traitement des données mais aussi à des clusters.

Les chiffres du jour de Sciensano font tourner la tête. Alors qu’on s’étonnait de ne pas spécialement voir d’augmentation au jour le jour de nouveaux cas de covid ces dernières semaines, la vision des tableaux de l’institut scientifique fait l’effet d’une claque. Entre les chiffres de jeudi et vendredi, on assiste à l’arrivée de 201 nouveaux cas en région verviétoise. Sachant que jeudi, on comptait 2.477 cas depuis le début de la crise dans la région, voir que l’on augmente en 24h de plus de 8 % fait froid dans le dos.

En allant dans le détail, on constate aussi que Verviers à elle seule a enregistré 73 nouvelles contaminations. Un grand nombre de communes semblent touchées, les petites comme les grandes, puisque Dison a enregistré 20 nouveaux cas. Ils sont 13 à Herve, 11 à Jalhay et Aubel, 9 à Spa et Pepinster…

PROBLÈME DANS LES LABOS

Mais comment expliquer que la région souffre à ce point ces dernières heures ? Il s’agit en fait des aléas de la science. Vu que l’on teste plus, les laboratoires peinent à suivre la cadence. Leur matériel est saturé et ils peinent à envoyer toutes les données au même moment. Il s’agit là en fait de données comprenant plusieurs jours qui n’ont pu être traitées directement par un des laboratoires de la région et qui ont été envoyées d’un coup, nous apprend le service presse de Sciensano.

Il y a également un plus grand délai avant d’analyser les échantillons, nous explique un médecin de la région verviétoise. « Maintenant, on fixe les échantillons dans un liquide, ce qui permet qu’il ne se dégrade pas pendant 24 à 48h. Et donc, on peut analyser plus tard, quand on a le temps. Parce que même s’il y a plus de bras pour effectuer les tests, ça ne veut pas dire qu’on a le matériel en suffisance pour suivre en laboratoire », détaille le professionnel de la santé.

D'un article d'ADRIEN RENKIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 19 septembre 2020

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