Les masques en tissu meilleurs que ceux du supermarché

Il y a un mois, on craignait une pénurie grave de masques. Aujourd’hui, même les supermarchés ont réussi à se fournir. Des ventes qui ne plaisent pas à tout le monde. Notamment aux pharmacies, à tel point que certaines ont décidé de brader leurs masques le weekend passé. Mais les communes qui ont encouragé la production artisanale de masques ne voient pas non plus d’un très bon œil ces masques. En partie parce qu’on n’est pas certain de leur fiabilité ni de leur qualité.

« Il ne s’agit que de masques en papier qui ne sont pas du tout chirurgicaux. Nos couturières proposent des masques en tissu auxquels on peut mettre un filtre. Ce qui n’est pas la même chose », détaille Kathleen Perée, l’échevine qui coordonne la production à Aubel. 

« J’ai bien peur que cela fasse plus de mal que de bien », ajoute Anne Cabron-Wetz, la présidente du CPAS de Stavelot. « On a un peu l’impression que c’est juste une feuille de papier qui ne fera rien du tout. Les gens vont se croire en sécurité avec alors qu’ils ne le seront sûrement pas. Que ce soit pour le porteur et les personnes aux alentours. »

AIDER LES DÉMUNIS

Même son de cloche du côté de Plombières où, là aussi, les couturières se sont affairées depuis le début de la crise. Les trois communes sont catégoriques : les masques produits chez eux ont une certaine assurance de qualité qu’on ne retrouve pas dans les grandes surfaces. De plus, les masques locaux ont notamment pour vocation d’aider les personnes isolées et les démunis.

« On se demande quand même d’où ils peuvent bien venir ceux des supermarchés. Même au niveau de la conférence des bourgmestres on a eu du mal à en commander », s’étonne Marie Stassen, la bourgmestre de Plombières. « Est-ce qu’ils avaient des stocks ailleurs et qu’ils les ont amenés ici ou bien est-ce qu’ils ont fait des masques dans des usines on ne sait pas où ? C’est tout de même étrange que soudain des masques arrivent comme ça ? », analyse Kathleen Perée. « En plus ce sont des masques qui ont l’air d’avoir du succès. À chaque fois que je vais voir ce qu’il en est au supermarché, ils sont tous vendus. »

PRIVILÉGIER LE LOCAL

Un autre argument est émis par Marie Stassen. « On parle d’un après confinement, de se concentrer sur le local et on achèterait des masques de la grande distribution qui viennent d’on ne sait pas trop où ? Pour moi il faut évidemment privilégier le local et ce que font les couturières de la région ». Marie Stassen est convaincue que le changement passera aussi par où et comment on se fournira en masque.

Tant à Aubel qu’à Plombières et Stavelot, on encourage vivement à user et abuser des masques produits par les couturières locales et à se méfier de ceux utilisés dans la grande distribution.

LA MEUSE VERVIERS du 14 mai 2020

Commentaires

  • Bonjour, j'aimerais entrer en contact avec une couturière qui pourrait me confectionner 5 masques transparents. Guide pour le modèle du masque transparent www.faites votre masque buccal.be petit modèle. J'habite Charneux Herve.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel