Un premier décès à La Kan

Un premier décès en lien avec le coronavirus a été constaté dans l’une des trois maisons de repos dépendantes de l’intercommunale Inago. Un résident de La Kan à Aubel, qui présentait des facteurs de comorbidité, s’est éteint ses dernières heures. La résidence Regina et le centre de soins Saint-Joseph, ne sont, eux pas touchés par le covid-19.

Triste annonce en provenance de la maison de repos La Kan, à Aubel. Ce vendredi, l’intercommunale Inago a fait part de la funeste nouvelle sur sa page Facebook. « Il s’agit du premier décès en lien avec le coronavirus dans l’une de nos maisons », explique Jean-Marie Kohnen, le directeur général qui précise que la victime présentait des facteurs de comorbidité. L’intercommunale ajoute sur les réseaux sociaux, que les proches de la victime ont pu la voir une dernière fois et ainsi lui dire au revoir. Alors que seule la maison de repos de La Kan, doit actuellement faire face à la présence du virus dans ses murs, la direction est ravie de la décision prise par la Région Wallonne, qui interdit actuellement les visites dans les maisons de repos. Une décision prise alors que la Première ministre avait annoncé mercredi qu’il serait désormais possible, pour les résidents d’institution d’avoir la visite de l’un de leur proche.

NON AUX VISITES « Il est beaucoup trop tôt pour faire entrer des visiteurs dans nos maisons. On risquerait de faire entrer le virus là où il n’est pas présent. Avant d’envisager une telle mesure il faudrait tester l’ensemble des résidents et du personnel, ce qui n’est pas le cas actuellement », détaille le directeur général. Rapidement après l’annonce de la Première ministre, Inago a laissé un message sur les réseaux sociaux, demandant aux familles des résidents de ne pas appeler les différents établissements pour organiser ces visites, au risque de surcharger le personnel, déjà fort occupé.

Pour ce qui est de la communication entre les pensionnaires et leur famille, l’intercommunale met tout en œuvre pour la favoriser.

« Dans chacune de nos maisons, nous avions une tablette par unité de vie et grâce à un don, nous venons d’en acquérir 12 supplémentaires ce qui fera deux par unité de vie », se réjouit Jean-Marie Kohnen qui assure que des visites peuvent être autorisées, au cas par cas, pour les personnes en fin de vie.

F.P. dans LA MEUSE VERVIERS du 18 avril 2020.

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