On travaille à créer la Rolls du sirop et à optimaliser les poires cuites

Le sirop est un des aliments qui font la renommée de la gastronomie du Pays de Herve et de la province de Liège en général. Mais en la matière, on pourrait encore mieux faire, en utilisant des variétés sélectionnées et des modes de culture plus adaptés, pour obtenir ce que l’on pourrait qualifier de Rolls du sirop, mais aussi de la poire cuite. C’est ce sur quoi planchent plusieurs acteurs du secteur, dont Marc Lateur, coordinateur d’unité au Centre wallon de Capture d’écran 2020-02-28 à 08.18.00.pngrecherches agronomiques, à Gembloux.

Le sirop de pommes et poires, mais aussi les poires cuites, les fameuses « cûtès peûres », font partie de notre patrimoine gastronomique. Mais ces produits phare peuvent être perfectibles et gagner des galons plus prestigieux encore dans les palais les plus exigeants. Ceci, grâce à un projet initié par l’Aubelois André-Marie Hallet, bien connu pour exploiter des vergers cidricoles à Aubel, Marc Lateur, grand spécialiste des fruits traditionnels au CRA-W à Gembloux et le Centre régional de ressources génétiques de Villeneuve d’Ascq, dans le Pas-de-Calais.

La stratégie qui se met en place vise deux produits de base : le sirop traditionnel, que l’on produit encore de manière artisanale à Aubel, Henri-Chapelle, Thimister et Horion-Hosémont, ainsi que les fameuses cûtès peûres, que des marchandes vendaient avec leurs charrettes à bras en région liégeoise, autrefois.

« Pourquoi pas une semaine des cûtès peûres, à Liège ? », suggère Marc Lateur, du CRA-W à Gembloux. « Cela permettrait de redécouvrir des goûts extraordinaires que les gens ne soupçonnent plus. On pourrait même relancer la vente avec les fameuses charrettes », que les marchandes brinquebalaient sur le pavé, jadis, en poussant leur cri célèbre « Cû-tès peûres ! ».

D'un article d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 28 février 2020

 

 

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