Le magazine choque la majorité

Capture d’écran 2020-02-12 à 10.13.08.pngLors du conseil communal de janvier à Aubel, une minute de silence s’est déroulée en hommage à l’ancien conseiller communal Josse Stas. Cette minute de silence avait été relatée comme suit dans le magazine de l’opposition Le Vilain petit canard. « Tout le monde se lève (mais pas de Danette en vue). » Une réflexion qui reste en travers de la gorge de la majorité. Ce lundi au conseil communal, on a reparlé de ce magazine lors du point qui concerne le procès-verbal de la séance précédente. Un point qui passe généralement comme une lettre à la poste. Francis Geron tenait en effet à parler de ce magasine. L’échevin des Travaux a tenu à rappeler que Le vilain petit canard n’avait pas de légitimité pour rédiger un procès-verbal d’un conseil communal. « Plus grave. On peut rire de tout, mais il y a quand même des choses à respecter », rageait un échevin qui n’a pas apprécié pas que l’on tourne ainsi en dérision une minute de silence.

Il exigeait des excuses auprès de la famille de Josse Stass de la part de l’éditeur responsable et chef de file d’Aubel Citoyen : Jacques Piron.

L’avocat, chose rare, n’était malheureusement pas présent lors de ce conseil. « Je m’exprimerai au conseil si on me le demande, autrement je n’ai pas grand-chose à dire », nous déclarait ce mardi matin Jacques Piron.

Léon Stassen, du même groupe, demandait lui en séance s’il était impératif de présenter ses excuses au conseil ou bien s’il était possible de trouver la famille du défunt en privé. C’est la dernière option qui a semblé être privilégiée.

LES ÉCHOS D’AUBEL ? BOURRÉS DE FAUTES

L’auteure du vilain petit canard, Patricia Kindermans, nous a assuré qu’elle ne comptait pas s’excuser à titre personnel. « Je ne vois pas le problème. Ça n’attaque pas la personne. Je crois que la majorité n’aurait rien dit si ça avait été écrit dans un organe de presse classique. À mon avis, ils ont très mal pris la sortie du Vilain petit Canard et c’est pour ça qu’ils râlent. » Puisque l’on critiquait leur magazine, l’opposition a cru bon de rappeler que les Échos d’Aubel, le journal officiel de la commune, n’était pas exempt de tout reproche. « Il y a énormément de fautes d’orthographe dedans. Et c’est un journal payé par les citoyens », relevait Marc Stassen. « L’adresse de l’hôtel de ville n’était pas la bonne par exemple », renchérissait Léon Stassen.

Thiery Mertens a lui aussi pointé une erreur de langage. « Dans le titre Inago : des appartements pour handicapés légers. On ne dit pas : des handicapés, mais bien des personnes handicapées. » Des remarques qui ont crispé d’avantage encore la majorité.

Pour l’heure, on est tout de même curieux de voir comment sera traité cet épisode dans le prochain Vilain petit Canard. 

A.R. dans LA MEUSE VERVIERS du 12 février 2020

Commentaires

  • A part la touche d'humour sur le décès de Monsieur Stas, les comptes-rendus de Madame Kindermans ne sont pas choquants. Mais reprocher de faire un rapport humoristique et officieux des Conseils Communaux, signaler des fautes d' orthographe - ce n'est pas parce qu'on fait de la politique qu'on est instruit - ou ergoter sur des expressions: franchement nos autorités communales n'ont-elles pas plus important à débattre ?

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