Aubel et ses vieilles enseignes du XVIIIe siècle

 

Nos villes et nos villages conservent un grand nombre d’anciennes enseignes sculptées. Leur origine remonte à la construction des façades auxquelles elles ont été intégrées.

Ces enseignes servaient généralement à désigner les maisons des négociants par un titre quelconque choisi par le propriétaire sans nécessairement un lien avec l’objet du commerce. C’est un choix personnel, parfois religieux, parfois personnel, parfois original. Très souvent, elles se rencontraient sur les façades des auberges et des cabarets. Tout le monde savait où se trouvait l’auberge Au blanc cheval, quand on donnait un rendez-vous dans cette auberge !

Chez nous, la ville de Liège est très riche en vieilles enseignes. Mais, la ville championne est sans doute Maestricht avec ses 178 enseignes anciennes. On y trouve un grand nombre de thèmes, dont beaucoup ne manquent pas d’originalité. Les sujets sont historiques, religieux, humoristiques ou simplement figuratifs.

Au XVIIIe siècle, Aubel jouit d’une grande prospérité, grâce à sa position au cœur du Duché de Limbourg (Limbourg, Dalhem, Fauquemont et Rolduc), mais surtout grâce à sa position sur la ligne qui délimite les terres de labour (céréalière) au Nord et les terres de pâturages (lait, beurre, fromage, …) au Sud. La preuve en est le succès exceptionnel de son marché institué le 28 août 1630.

Comme le marché se tient à cette époque le lundi, les ambulants doivent se déplacer le dimanche pour rejoindre les places d’Aubel. Les auberges et les cabarets vont donc se multiplier. Et avec eux, les enseignes originales. Ces jolies pierres, souvent au-dessus des portes ou dans la façade, caractérisent le commerce. Toutefois, en 1778, une enseigne d’un cabaret de Fexhe-Slins annonce : « J’existe et embellis la rue ». C’est bien là sa raison d’être !

Les enseignes d’Aubel

A Aubel, on compte encore huit anciennes enseignes, très bien conservées, signes d’un passé florissant de la localité.

« in de hirsch – au cerf »                                    : un cerf (pl. Ant. Ernst)

« anno 1742 » (au saint Esprit)                          : une colombe (pl. Ant. Ernst)

« GB au blanc cheval 1742 »                             : un cheval (rue de Gorhez)

« à l’empereur »                                                   : un buste d’homme (P. A. Ernst)

« 1761 – PH.N;C.T. – den Hacdorn »                 : un arbre (der. Palais Industrie)

« C in het swaert schaep M »                              : - (pl. Ant. Ernst)

« H 1724 DH » (au soleil)                                     : un soleil (pl. Ferd. Nicolaï)

« aux trois rois »                          : 3 rois devant Vierge à l’Enfant (pl. Albert 1er)

Commentaires

  • Un travail magnifique mon cher Jean. Quel bonheur de compter tant d'artistes sur notre belle entité. N'hésitez pas à venir découvrir cette enseigne. Par ailleurs, notre commune participe (et nous avons besoin de votre soutient en votes) au concours lancé par RECUPEL, pour illuminer les trois rois et la Vierge à l'Enfant. Plus d'info sur TRESORSCACHES.RECUPEL.BE

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