Peut-on déjà parler de vrai déclic à Aubel ?

Capture d’écran 2019-11-06 à 08.13.42.pngAprès 8 matchs sans la moindre victoire en championnat (et un bilan maigrichon de 1 point sur 24), Aubel a enfin renoué avec le succès ce dimanche contre le RFCB Sprimont B. Suffisant pour pouvoir parler de vrai déclic ? On décrypte la situation avec Sébastien Duthoo (T2), Corentin Willem (défenseur) et Marvin Van Melsen (attaquant).

« On peut en tout cas constater qu’il ne manquait pas grand-chose », lance Sébastien Duthoo qui, avec sa casquette de T2, est évidemment bien placé pour jauger les performances aubeloises. « On s’en était rendu compte dès le match à Weywertz et jusqu’à la semaine dernière, on a pratiquement chaque fois mené au score. Cela se jouait souvent sur des erreurs individuelles et sur des phases arrêtées. On n’était pas à la rue au niveau du foot, mais les détails ne tombaient pas souvent pour nous. Au niveau de l’application, de l’envie, de la détermination, il y avait déjà beaucoup de points positifs. » Mais pas question de remettre en cause le travail effectué par René Ernst, qui a rendu sa démission le 24 octobre. « Je reste persuadé que tout le groupe était derrière René et que personne ne l’a saboté. Mais il s’est rendu compte qu’il fallait changer quelque chose », affirme Corentin Willem, rejoint en ce sens par Marvin Van Melsen : « Tout le monde était derrière René, ce n’était certainement pas lui le problème ! Mais dans des cas comme ça, c’est souvent le T1 qui est pointé du doigt. »

C’est donc Tony Niro qui est arrivé à la rescousse, avec de nouvelles méthodes. « René et Tony ne sont pas les mêmes entraîneurs, pas les mêmes personnes. Ils ont une manière de faire différente et tout le monde est un peu reparti de zéro avec l’arrivée de Tony », commente Sébastien Duthoo, qui a conservé sa casquette d’adjoint malgré le changement de coach. « L’arrivée de Tony Niro a amené quelque chose et on va tenter de poursuivre dans cette direction-là. La base était là, mais via un autre discours, une autre vision, on est allé chercher la victoire dimanche. »

Corentin Willem ne veut pas spécialement parler de choc psychologique pour la cause. « Tony Niro était déjà là à Ougrée et on a tout de même perdu. Mais il arrive à inculquer une énergie et une envie débordantes aux joueurs. »

Marvin Van Melsen embraye : « Peut-être que le message de Tony Niro est plus direct et peut-être que ce qui manquait, c’était un peu plus de caractère. On s’était réuni deux semaines avant le départ de René et on s’était dit qu’il fallait gagner plus de duels et s’entraîner avec plus d’application. Malheureusement pour René, on a appliqué cela plus tard que prévu… »

À travers les discours de nos trois interlocuteurs, on sent que l’optimisme est de mise sur le chemin devant mener au maintien en P1. Et pourtant, la mission s’annonce longue et difficile. En l’état actuel des choses, Aubel compte 7 unités de retard sur le premier non descendant… « La victoire contre Sprimont B a fait du bien à tout le monde », reconnaît Sébastien Duthoo. « Il faudra continuer à s’améliorer et ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs. Reste qu’en un match, on vient quasiment de doubler notre capital points. Mais il ne faut pas s’emballer ; c’est sûr que c’est loin d’être gagné car il y a un trou à rattraper et il ne faut pas traîner ! Chaque semaine, ce sera un match de Coupe pour nous », prévient le T2.

Qu’en dit Corentin Willem ? « On a toujours été optimiste pour le maintien. On a les qualités pour y arriver, mais il faut aussi le petit brin de chance qu’on doit provoquer et c’est ce qui s’est passé dimanche. Cela a un peu tourné pour nous et il faut continuer de la sorte. Je ne vais pas dire qu’on est en confiance, mais on s’est en tout cas bien rendu compte qu’on pouvait le faire. Il n’y a plus qu’à… »

Même son de cloche du côté de Marvin Van Melsen, tout aussi optimiste. « Le maintien ne devrait pas poser de problème, on a les qualités pour se sauver et on y croit tous ! » Mais ce maintien en P1 passe inévitablement par une bonne performance dimanche à Amblève, qui a hérité de la lanterne rouge aubeloise le week-end passé. En clair, Aubel doit enchaîner après avoir battu Sprimont. « Ce sera un beau match à jouer, sachant que deux résultats sur trois nous permettront de laisser Amblève derrière nous », signale Sébastien Duthoo.

« On ne peut pas se permettre de perdre à Amblève », dit pour sa part Corentin Willem. « Et même un match nul ne sera pas suffisant. Ce n’est pas le match de la dernière chance, mais les deux équipes doivent le gagner », conclut le défenseur central.

Le mot de la fin pour Marvin Van Melsen : « C’est un peu le match charnière, tout le monde en est bien conscient. On vient de dépasser Amblève et il ne faudra pas perdre ! »

Dans LA MEUSE VERVIERS du 6 novembre 2019.

Commentaires

  • Message très positif de la part des 3 acteurs directement impliqués ,les uns comme joueurs et l'autre comme T2 . C'est encourageant de décoder leurs messages teintés d'un certain optimisme et avec raison. Une victoire peut changer l'orientation des messages. Tous sont conscients que la victoire de dimanche passé est un fameux déclic mis en valeur dans le titre mais ne doit pas être une limite , aussi l'apport de René ajouté à celui de Tony, personnalité différente, mais qui a apporté un souffle nouveau. Espérons que la petite flamme va s'en aller grandissante déjà dimanche prochain à Amblève. Bonne continuation dans la persévérance.

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