Le président d’Aubel ne tire pas encore la sonnette d’alarme malgré la dernière place au classement

Rien ne va plus à Aubel, qui n’a plus gagné depuis le 1 er septembre. Dans cette situation délicate, Marc Duthoo, le président, fait le point et garde confiance en René Ernst.

Comme Marvin Van Melsen le disait après la défaite à Melen (1-0) dimanche, personne à Aubel ne pensait se retrouver dans une pareille situation après neuf rencontres. Avec 4 points sur 27, les hommes de René Ernst sont derniers à cinq unités du premier non relégable. Un bilan indigne d’une équipe désirant se stabiliser en P1. Marc Duthoo, le président, analyse la situation de son club et maintient son optimisme pour la suite des événements.

Un mois et demi sans victoire.

En s’inclinant à Melen, Aubel vient d’aligner son sixième match sans victoire. La dernière remonte au 1 er septembre, soit il y a presque un mois et demi (2-1 contre Geer). « La situation est grave, mais pas désespérée », tempère immédiatement le président qui argumente avec le début de championnat de Rechain la saison dernière. « Les Rechaintois avaient commencé la compétition avec un 0/24 et s’étaient finalement sauvés. Quant à nous, on avait démarré par un excellent 21/30 avant d’en-

chaîner avec un 3/27. Mais personne ne l’avait vu car on avait déjà 21 points. » Ce sont surtout les derniers matchs qui poussent Duthoo à l’optimisme. « Depuis le début, on perd d’un but et aucune équipe ne nous a vraiment surclassés, à part Dison et La Calamine. Contre Ster et Malmedy, nous méritions de gagner. »

7 joueurs de 20 ans ou moins à Melen.

Pour débuter la rencontre face à Melen, sept joueurs avaient 20 ans ou moins. Il est certain qu’avec une équipe aussi jeune, il est plus difficile de se sortir d’une telle situation et Marc Duthoo en est conscient. Néanmoins, c’est la volonté du club et cela ne va pas changer. « La jeunesse a ses qualités mais aussi ses inconvénients. Psychologiquement, les jeunes sont plus friables. Quand je vois Yassin Charef, il a disputé son premier match complet en P1 dimanche et s’en est bien sorti. Des potentiels comme celui-ci, il y en a encore d’autres. Le réservoir est impressionnant. » Pour lui, la remontada contre SterFrancorchamps (Aubel menait 3-0 avant de se faire remonter) a traîné dans les têtes les semaines suivantes. « C’est inhérent à la jeunesse. Si on gagne contre Ster, on ne perd jamais contre Malmedy. »

René Ernst n’est pas en danger.

Avec un tel bilan, certains clubs auraient déjà tenté de créer un électrochoc en se séparant de l’entraîneur. Ce n’est pas encore à l’ordre du jour. « Confiance à 100 % dans le staff. On les a rencontrés la semaine dernière ainsi que les cadres de l’équipe. Tout le monde est unanime et les soutient encore. Je ne vois pas qui pourrait changer les choses. Il faut continuer à travailler, travailler, travailler… Surtout que ce n’est pas dans la politique du club. Souvenez-vous avec Michel Remacle dans une situation similaire il y a deux ans, c’est lui qui avait présenté sa démission alors qu’on était dans l’optique de poursuivre avec lui. C’est dans l’adversité qu’il faut se serrer les coudes et se battre. »

4 rencontres importantes à venir.

« Mais ça ne peut continuer éternellement ainsi ». Le président aubelois en est bien conscient et les quatre prochains matchs s’annoncent déterminants pour la suite. Aubel rencontrera Minerois, Ougrée, Sprimont B et Amblève, soit trois concurrents directs pour la descente. « C’est une période très importante. Normalement, on fait un 1 er bilan après 10 matchs. Avec une victoire la semaine prochaine, on aurait 7 points sur 30. Ce qui est bien trop peu. Il faudra d’autres résultats. » -

ARNO CHANDELLE dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 15 octobre 2019.

Commentaires

  • Après la lecture de votre message, je n'ai pas versé de larmes mais je me suis arrêté pendant quelques minutes pour intérioriser son contenu et me dire quoi? Féliciter le président qui a dressé un point de situation très objectif en passant en revue différents éléments qui influent les résultats. Bien sûr, la situation actuelle, il faudrait la changer le plus vite possible. Un président et ses collaborateurs qui continuent à faire confiance aux T1 et T 2 est un premier réconfort. Reconnaître la valeur footballistique des nombreux jeunes ( 7 de moins de 20 ans à Mélen), être conscient que la jeunesse est plus fragile mais continuer à faire confiance , c'est très ^positif. Reprendre des situations de clubs comparables à notre position et qui sont parvenus à se sauver c'est espérer en des dimanches meilleurs. Très bien mais 4 points en 10 matchs c'est inquiétant.
    Mais alors que faire? Continuer à se battre ensemble , sur le terrain et à côté du terrain .
    Maintenir le dialogue comme vous le faites. Supporters, écoutez les joueurs à la buvette, compter sur les joueurs expérimentés comme notre keeper, Je reste persuadé que la faiblesse se situe au niveau du mental. Je ne suis pas loin de penser que quand les joueurs posent leurs souliers à l'entrée du terrain avant et après les mi-temps, le stress les envahit.
    Pour corriger cet état, c'est le temps qui peut arranger les choses. Tenir aux joueurs un discours positif " A chacun, le convaincre qu'il est capable de livrer un bon match, qu'il est capable de participer à la victoire . SANS les 3 points, c'est difficile de se libérer. Bonne chance pour dimanche.

  • Oui après tout cela, il nous reste plus qu'a remplir notre carte de supporté l'équipe, supporté... ! et encore être bon supporter ! Bon match à tous ces joueurs.
    A. Beckers

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