100 ans de Hick au moulin

Ce samedi avait une saveur un peu particulière pour Christian Hick. Copropriétaire du Moulin du Val-Dieu avec Philippe Van Laethem et Benoît Tyberghein, ça fait cette année 100 ans que son nom de famille est associé à l’histoire du moulin. « C’est évidemment une vraie fierté », rapporte Christian Hick.

LA QUATRIÈME GÉNÉRATION

Tout a commencé en 1919 donc lorsque François, son arrière-grand-père a repris l’exploitation du moulin. Quelques années plus tard, ce sont Eugène, Remi, François et Henri, quatre de ses fils, qui s’associent pour prendre la succession de leur père. Puis ce seront aux tours d’Alphonse, le papa de Christian et Albert, l’oncle de Christian, de mener les rennes. Et c’est en 1985 que Christian entre dans l’entreprise qu’il gère aujourd’hui avec ses deux associés. « Je suis donc la quatrième génération de Hick », clame-t-il fièrement.

Mais sûrement la dernière aussi puisque son fils a choisi une autre voie que meunier. « Il

faut dire que la formation s’est compliquée avec le temps. Moi, j’ai appris sur le tas mais on ne peut plus faire comme ça maintenant », confie-t-il. Ce qui complique également la tâche pour trouver des gens qui continueront l’aventure. « Mais on essaye de trouver des jeunes motivés ».

LA PRODUCTION A QUADRUPLÉ

Actuellement, ce sont une douzaine de personnes qui travaille au Moulin du ValDieu. L’entreprise concasse du grain pour l’élevage en tout genre. De la volaille de qualité différenciée, des canards gras, des vaches laitières, des viandeuses et même des escargots ! Et l’entreprise se porte plus que bien puisque, par rapport à 25 ans la quantité produite a été multipliée par quatre ! « Ce qui fait notre force, c’est qu’on reste une entreprise familiale et que l’on peut faire du grain à façon. On fait les mélanges que le client désir, ce que les grosses entreprises ne font pas. Vous n’êtes pas juste un numéro chez nous, on appelle nos clients par leur prénom », expose Christian Hick. D’ailleurs, si tout se passe comme prévu, on devrait dans les prochaines années amener de nouveaux silos de stockage. « Mais on est limité par la place », conclut-il. 

LOÏC MANGUETTE dans LA MEUSE VERVIERS du 16 septembre 2019.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel