EN MAI LE CONSEIL EST TRISTOUNET !

uelques réflexions à propos de la réunion du conseil communal du 13 mai 2019. Ces réflexions découlent d’une lecture du rapport Aubel Citoyen et de celui du quotidien « Vers l’Avenir Verviers » du 15 mai.

Sous  le terme TRISTOUNET, nous  pouvons découvrir d’autres significations : une ambiance qui traduit  peut-être un état de fatigue des acteurs et des actrices, un ordre du jour chargé mais, toutefois, ce qui est réjouissant  c’est qu’un conseiller de la liste Aubel Citoyen a posé une question reconnue comme « bonne » par un échevin. Faut-il croire que  les autres questions précédentes étaient moins bonnes ?

Nous constatons que  les prises  de parole ont été  plus nombreuses de la  part des conseillers de l’opposition. Retenons aussi que ces mêmes  conseillers ne se sont  pas contentés de réponses  approximatives, ce qui a entraîné des sous-questions.

Retenons un acquis : celui d’approuver  le rapport de  réunion précédente au début de la  réunion suivante.

Signalons  l’intervention du président du conseil . Cette intervention trouve sa  place suite à une certaine  tension vécue durant  la réunion du conseil précédent .Le président estime qu’il doit rappeler le règlement à respecter dans pareille situation . Ce qui n’exclut pas la possibilité à tout citoyen de se faire entendre à condition de respecter la démarche rappelée. Le ton utilisé se rapproche de la sanction, de la répression. C’est une doctrine propre à certains partis. Pierre vous a-t-il fait peur ? Vous connaissez Pierre, le doyen d’âge de la politique communale aubeloise.

En pareille circonstance, il faut toujours chercher la cause de pareil comportement. Cherchez ! À propos de quel point de l’ordre du jour cette tension s’est-elle manifestée ?

LE PDCR 

Vous avez raison de conclure des partenariats pour le développement rural surtout qu’il y a de belles subventions à décrocher. Par rapport à cet organisme, il existe une commission de travail locale. Comme pour d’autres commissions, il serait intéressant que les citoyennes et les citoyens aubelois connaissent les noms des membres de ces commissions. Nous pourrions même aller plus loin en demandant à ces groupes de travail un rapport annuel concernant les actions menées au sein de ces groupes et communiquer leurs contenus dans le journal communal.

Les programmes préélectoraux proposaient l’OUVERTURE !

 

L’AMÉNAGEMENT DE L’HÔTEL DE POLICE.

Retenons les phrases prononcées par deux conseillers de la minorité : Jacques Piron et Léon Stassen.

Jacques Piron clôture la discussion par cette phrase : « MERCI A FRANCIS GERON D’AVOIR CONVIE LES MEMBRES DE L’OPPOSITION A CETTE RÉUNION OÙ LEUR AVIS A ÉTÉ ENTENDU. UNE TELLE OUVERTURE NE S’ÉTAIT PAS PRODUITE DEPUIS 12 ANS, MAIS ON AURAIT AIME UNE CONCERTATION POUR QUE LES AUBELOIS PUISSENT POSER LEURS QUESTIONS ? DONNER LEURS AVIS.

BIEN, Jacques, pour avoir prononcé le mot MERCI. Espérons que cette première sera un déclic pour des situations similaires avec en plus, l’ouverture citoyenne.

Jusqu’à présent, la participation citoyenne est un produit “LIGHT”. Depuis 25 ans et même avant, les majorités successives ne nous ont livré que des bribes et morceaux.

Aujourd’hui, c’est le prolongement des 25 ans.

La démarche de la majorité est toujours la même sauf erreur de ma part ou information incomplète :

  • Le collège échevinal prend acte d’un projet interne ou externe, d’une problématique à résoudre, d’une initiative à proposer ou à prendre.
  • Le collège prend le temps de la réflexion, de l’information, du coût, des contacts à prendre, des autorisations à demander ainsi que les subsides.
  • Si le collège est partie prenante, il présente, après étude, le sujet dans toutes ses dimensions aux conseillers de la majorité qui peuvent apporter des remarques, des modifications au contenu.
  • Enfin, dernière étape, le projet ficelé est présenté à une réunion du conseil communal. C’est la participation en cercle fermé pour les uns, c’est de l’information pour les membres de la minorité. Donner son avis, c’est inutile, plus rien ne changera.
  • À propos de cette situation, Léon Stassen pose la question : » Les commerçants aubelois ont-ils eu l’occasion de donner leur avis à propos de l’aménagement de l’hôtel de police ? L’échevin Géron lui répond : « Il ne faut pas mélanger les choses. Il faut se rendre compte qu’on ne peut pas demander à 4.200 personnes ce qu’elles pensent parce qu’on ne va pas en tirer grand-chose !
  • C’était une bonne question. Était-ce une bonne réponse ?
  • Peut-on croire que des citoyens soient incapables de donner un avis ? Nous croyons que NON si l’organisation est bien pensée effectuée dans de bonnes conditions.
  • .

D’autres démarches alternatives peuvent être proposées aux citoyens(es).

Demander à chaque association de la commune (et il y en a près d’une cinquantaine) qu’elle soit culturelle, sportive, associative, sociale, éducative, religieuse de désigner au sein de leur association DEUX PERSONNES QUI APRÈS en avoir discuté, au sein de leur groupe, se mettent d’accord sur le message à transmettre aux responsables communaux par rapport à la problématique posée. Ce ne serait pas des prises d’avis de 4.200 personnes, mais vous pourriez en tirer quelque chose à condition que ce soit organisé dans l’espace et dans le temps.

On pourrait ajouter à ce nombre une dizaine de personnes qui ne font partie d’aucune association. Elles pourraient être tirées au sort.

Une autre manière de procéder :

Tirer au sort des représentants de la société aubeloise : 2 jeunes âgés de 18 ans à 25 ans

                      2 adultes âgés de 25 à 50-60 ans

                      2 seniors

Ce serait plus facile à organiser s’il y avait un comité consultatif des jeunes et un des aînés.

                      Tirage au sort : quota de 50 personnes

                      Tirage au sort selon la nature du sujet à traiter, plus ciblé (les professions)

Nous sommes loin des 4.200 personnes, mais nous avons l’avis “CONSTRUIT EN COMMUN au sein de chaque secteur. Comme ligne de conduite dans le tirage au sort, nous pouvons considérer les différentes classes sociales et professions :

  • Des professions à portée économique
  • Des professions libérales
  • Des chefs d’entreprises
  • Des salariés
  • Des employés
  • Des retraités,
  • Des demandeurs d’emploi
  • Des sans-profession
  • Des personnes liées au chômage, d’origine(s) étrangère(s)

 

Ce sont des variantes. Il ne suffit pas de les écrire, il faut des actes qui réalisent ce qu’on a écrit. Remarquons que nous connaissons les noms des conseillers qui participent aux différentes intercommunales.

Nous prenons un exemple paru dans le journal ‘Vers L’Avenir’ du 24 mai 2019 à la page 13.

Un exemple d’ouverture citoyenne extrait du journal ‘Vers l’Avenir’ du 24 mai 2019 page 13.

Article intitulé : ‘NOUVELLE SOCIÉTÉ AU TRILOGIPORT’.

L’entreprise WEERTS SUPPLY CHAIN a décidé de s’y installer, avec 400 emplois à la clé. Voici une partie de l’article qui sert bien notre préoccupation.

‘Notez enfin que l’entreprise WSC présentera son avant-projet aux citoyens AVANT LE DÉPÔT DE LA DEMANDE DE PERMIS AUPRÈS DES AUTORITÉS COMMUNALES, bien qu’elle n’y était pas contrainte par la réglementation en matière d’urbanisme. Nous avions insisté sur la nécessité d’organiser une COMMUNICATION TRANSPARENTE AVEC LES CITOYENS dans le cadre du développement du Trilogiport, souligne Serge Fillot, bourgmestre d’Oupeye et l’écho est POSITIF puisqu’une réunion se tient à Hermalle ce jeudi’.

C’est un exemple qui prouve que faire appel aux citoyens concernés est possible. Tout dépend du type de philosophie qui habite et inspire les détenteurs du pouvoir. C’est une illustration de notre préoccupation un peu différente si on pense ‘contexte’, proche si nous voulons faire EXISTER les citoyens (nes) aubelois, à notre humble avis.

Prenons un autre exemple vécu au sein de notre Conseil Communal de la commune d’Aubel, exemple qui n’est pas à classer dans la rubrique ‘participation’ du moins c’est ce que nous croyons.

Lors de la première réunion du conseil communal de janvier, la majorité avait émis le projet de revoir la forme et le contenu du journal communal. Cette réflexion se ferait ENSEMBLE, nous avions compris majorité + minorité. Nous nous sommes trompés ou nous avions mal compris le message, car, que s’est-il passé depuis janvier jusqu’au 13 mai ? Le silence sur ce sujet. Que trouvez-vous dans votre courrier le 14 mai au matin :” Le journal communal, nouvelle formule, l’ÉCHO. Le 13 mai se tenait une réunion du Conseil Communal, motus et bouche cousue de la part de la majorité. Une fois de plus la minorité a été oubliée.

 

                                                                P.Bour
                                                           10 juin 2019

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