300 Vierges, dont des Téco produites par la fameuse usine de disjoncteurs de Beyne

Saviez-vous que l’entreprise Téco, aujourd’hui basé à Beyne-Heusay, a été grande productrice de statues de la Vierge Marie, outre ses fameux disjoncteurs qui ont donné lieu à l’expression « remonter le Téco » ? Une des découvertes à faire au gré d’une expo à l’église de Battice.

Téco, c’est avant tout une firme dont le nom a été synonyme de disjoncteur, objet pour lequel elle fut pionnière en Belgique. D’ailleurs, on dit encore régulièrement qu’il faut « remonter le Téco », en utilisant le nom de la firme liégeoise qui inondait le marché de ce dispositif depuis 1932.

JUSQU’À 3.000 €

« La firme disposait de fours destinés à la fabrication de porcelaine pour produire des isolants électriques. Mais ils étaient si gros qu’on pouvait envisager de fabriquer d’autres objets », explique l’historien d’origine aubeloise Thomas Lambiet, un des concepteurs de l’exposition. On diversifiera dès lors la production avec de la décoration. D’où cette multitude d’objets religieux, dont une série de Vierges, bien représentées à Battice. Téco commercialisera aussi des services de table, des nécessaires de toilette ou des symboles religieux qui orneront nombre de sépultures. Ces objets ont souvent été conçus par des sculpteurs reconnus et certaines pièces sont aujourd’hui estimées à près de 3.000 €, surtout celles de style art nouveau.

Cette expo sera aussi l’occasion de se souvenir que Marie a été particulièrement priée sur des sites de pèlerinage de la région. Avec des milliers de pèlerins qui venaient vénérer Notre-Dame du Rosaire, à Aubel, où l’on donnait des son et lumière très courus. Il y a aussi eu la Madone de Noblehaye, qui serait apparue lumineuse dans un tronc à plusieurs reprises, ce qui aurait incité les villageois à lui ériger une chapelle, à Bolland (Herve). S’y ajoute Notre-Dame de Moresnet, dont la vénération a provoqué la création d’un pèlerinage qui attirait 150.000 visiteurs par an, estimait-on, en 2016…

 

D’un article d’YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 3 juin 2019.

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