PACTE D’EXCELLENCE – INFORMATION REFLEXION (2)

                                                Aux parents des élèves fréquentant l’école maternelle, l’école primaire, l’école secondaire, peu importe le choix du réseau.

                                               Chers parents,                                                                                   

                                               Après un premier article paru il y a une quinzaine de jours sur le blog Aubel, article qui voulait introduire le sujet « le pacte d’excellence ». Je rappelle quelques éléments parus dans ce premier article.

PACTE D’EXCELLENCE = 

  • Évolution
  • Depuis 2015 tous les réseaux.
  • Définitivement mis en place pour 2030
  • 10.000 collaborateurs depuis 2015
  • Participation de tous les acteurs de l’école
  • Revoir et améliorer le système de fonctionnement de l’enseignement à tous les niveaux.

Abordons l’article 2 qui veut répondre à la question : « POURQUOI un pacte d’excellence aujourd’hui  ? »

< Le pacte d’excellence naît et s’appuie sur des CONSTATS effectués à partir d’un diagnostic établi par tous les ACTEURS de l’école (direction, enseignants, pouvoir organisateur, inspection, réseau, université, la société civile, le PMS, des chefs d’entreprise)

QUELS SONT CES CONSTATS ?

Dans le fonctionnement de notre système scolaire, ils ont constaté que les inégalités sont toujours présentes.

Il faut AMÉLIORER les RÉSULTATS (les enquêtes PISA au sein de plusieurs pays révèlent que dans les écoles de Bruxelles-Wallonie

50 % de ces écoles ont de bons résultats [et les autres 50 % ???????)

Les résultats sont bons parce qu’il y a de bonnes pratiques sur le terrain.

Aujourd’hui, c’est l’ensemble du système d’enseignement qu’il faut revoir et améliorer et notamment les pratiques sur le terrain.

Notre école reproduit les inégalités sociales qui caractérisent notre société.

Retenons les principaux éléments qui justifient le POURQUOI revoir notre système d’enseignement:

< la présence d’inégalités dans nos écoles aujourd’hui;

< la volonté d’améliorer le système d’enseignement pour obtenir de meilleurs résultats à tous les niveaux, du maternel au secondaire et dans le prolongement : enseignement supérieur et enseignement universitaire.

L’ÉCOLE REPRODUIT LES INÉGALITÉS PRÉSENTES DANS NOTRE SOCIÉTÉ.

Ces inégalités se situent à plusieurs niveaux : culturel, social, encadrement, physique, relationnel.

Illustrons notre propos à partir d’une image : LA COURSE CYCLISTE.

Au départ de la course, tous les coureurs sont sur la même ligne de départ .  C’est le surplace. Chacun(e) a une chance de remporter la victoire.

Le départ de la course est donné, le peloton s’étire déjà et prend la forme d’une longue file, le paysage n’est plus le même qu’avant le départ. Passons au-dessus de tous les mouvements qui se déroulent pendant la course. Le plus souvent, la longue file a disparu, le peloton a éclaté. Nous nous situons sur le plan de l’arrivée. Tous les participants n’ont pas eu la même chance pour remporter la victoire et cela pour différentes raisons qui peuvent être la chute, la crevaison, l’encadrement a fait chuté, un équipement insuffisant, le mauvais temps ou la chaleur, la faiblesse de caractère, la fatigue. En cas de pépin, le coureur est aidé le plus souvent. Tous ont parcouru le même nombre de kms dans des temps différents. Ce qui est particulier, c’est qu’il y a des abandons, mais ils recommencent à la course suivante qui peut être toute différente. Au niveau scolaire, le doublement de classe était autorisé. Aujourd’hui, il ne l’est qu’à certaines conditions.

Nous retrouvons la situation parallèle en milieu scolaire.

Prenons l’exemple du 1er septembre en 1reannée primaire.

Le 1er septembre, un certain nombre d’élèves franchissent la porte du local de 1re. Le premier jour, ils sont tous sur la même ligne de départ pour un parcours qui va durer toute l’année scolaire. À la fin de l’année scolaire, la ligne de départ sera remplacée par la ligne d’arrivée, mais au niveau de l’apprentissage du savoir lire savoir écrire, savoir calculer, tous ne sont plus sur la même ligne. Ils ne sont plus sur la même ligne pour différentes raisons : maladie, déménagement, séparation, absentéisme fréquent, problèmes familiaux, faiblesse globale, problème de relation au sein de la classe, avec l’enseignant…. Ils sont tous et toutes dans des tranches de réussite différentes. Certains se trouveront au haut de l’échelle de la réussite, c’est la situation idéale, celle qui n’est pas franchie par tous les élèves, d’autres sur le 5° échelon, d’autres sur le dernier échelon. Le groupe d’élèves a éclaté sur l’échelle de la réussite, mais chaque élève se situe quelque part sur cette même échelle. Tous les élèves ont une place, tous ont réussi, mais à des échelons différents. Ce qui me paraît important, mais qui n’est pas encore généralisé c’est la transmission par l’enseignant(e) de cette échelle de la réussite des élèves de sa classe au titulaire de la classe de 2° année primaire au cours d’une rencontre de fin d’année scolaire où le titulaire de première explicitera les différentes positions sur cette échelle. Cette démarche devrait être présente dans tous les passages de classes au sein d’une même école notamment le passage de 3° maternelle en première primaire.

POURQUOI A DES ÉCHELONS DIFFÉRENTS SUR L’ÉCHELLE DE LA RÉUSSITE ?

Différents facteurs peuvent être pris en compte pour expliquer cette situation de chaque élève.

  1. Le facteur CULTUREL :

Tous les élèves, dans ce cas ceux et celles de 1reannée, sont issus de milieux de cultures différentes. Ain, si, les Africains ont une culture différente de celle des Asiatiques, de celle des Européens, MAIS l’école a sa propre culture avec ses lois et ses règles. Pratiquement nous rencontrons des élèves issus de familles qui possèdent la même culture que celle de l’école. En général, cette harmonie des cultures ne pose pas de problème scolaire pour cet enfant [ex. : pour la langue maternelle].

  1. Le facteur SOCIAL :

Ce facteur pèse lourdement dans la construction de la personnalité de l’élève. Les messages préélectoraux ont suffisamment mis l’accent sur la pauvreté qui est en augmentation dans les pays. En Wallonie et à Bruxelles, elle est fortement présente. Les élèves qui sont issus de ces familles pauvres en souffrent dans les différents apprentissages qui leur sont proposés [chômage, perte d’emploi, maladie, salaire insuffisant, pouvoir d’achat faible, pas de loisirs…] C’est cette pauvreté qui fait que la plupart de ces élèves éprouvent des difficultés d’adaptation à l’école.     

  1. Le facteur ENCADREMENT :

Ce facteur a une grande importance dans la réussite de l’élève. Il existe différents types d’encadrement. Ajoutons que c’est un élément qui prend de plus en plus de place pour apporter une aide. À un moment donné de leur scolarité, certains élèves vivent des passages plus difficiles, ils ont besoin d’un appui, d’un référent momentané ou de plus longue durée.

L’encadrement à L’ÉCOLE :

La direction et les enseignants [tes] de l’école acceptent qu’un enseignant(e) soit détaché(e) d’une classe et désigné(e) pour encadrer les élèves qui en ont besoin et cela dans toutes les classes. Cet [te] enseignant(e) n’est pas titulaire d’une classe.

Les élèves, aînés(es) de l’école [6° primaire], prennent un peu de leur temps sur une semaine pour répondre aux besoins exprimés par les titulaires des autres classes pour des élèves qui sont en difficulté dans une matière précise [les problèmes]. Certaines écoles décident que chaque jeudi, de 9h à 10h, dans toutes les classes, c’est l’heure où on s’occupe des élèves en difficulté.

L’encadrement en CLASSE.

L’enseignant(e) et les élèves sont les acteurs.

L’enseignant(e) * avertit que l’activité d’apprentissage que les élèves vont vivre sera plus difficile, qu’au moment où ils décrochent, ils doivent lever le doigt ou se manifester par un autre signe convenu avec l’enseignant(e).

  • Vérifie si tous les élèves ont compris la tâche à effectuer.
  • Organise des groupes : réunir les élèves qui rencontrent la même difficulté [ne comprennent pas les consignes, la méconnaissance des tables].
  • Les élèves qui ont compris entourent les élèves qui n’ont pas compris [entoure= aide]. 
  • L’ENCADREMENT HORS TEMPS SCOLAIRE.

 

< par l’étude surveillée par un enseignant(e), étude normalement payante, animée par un(e) enseignant(e). Qui peut payer cette étude ? Pour quels [les] élèves ??

< l’école de devoirs

< en famille : les différents types de famille, aujourd’hui, à la campagne, en milieu urbain rendent l’accompagnement plus difficile [famille monoparentale, famille recomposée, papa et maman travaillent, famille isolée, famille sans emploi, peu de rentrées financières…] Toutes ces familles ne disposent pas de beaucoup de temps pour encadrer leurs enfants, elles ne sont pas là au moment voulu.

      < l’encadrement pour les enfants qui ne connaissent pas la langue française.

     <    l’environnement familial peu adapté au travail de l’élève (exécuter ses devoirs devant la TV, au coin d’une table commune…

    < Nous pourrions ajouter l’encadrement en cas de maladie de l’élève un parent, un frère, une sœur, un grand-parent, un ami, mais la présence n’est pas toujours possible.

  < La qualité de la relation avec l’enseignant(e), avec des élèves de la classe, permet de trouver des arrangements pour encadrer l’élève qui en a besoin. Dans certains cas, notamment lorsque la relation laisse à désirer, le plus souvent envers l’enfant défavorisé, l’aide nécessaire n’apparaît pas.

EN CONCLUSION, si nous rassemblons tous les motifs évoqués ci-dessus qui font que la mise en place du pacte d’excellence a toutes ses raisons d’être et ainsi poursuivre son cheminement jusqu’en 2030. Rappelons que : inégalités de tous genres, volonté d’améliorer les résultats scolaires, encadrement insuffisant, différenciation et respect de celle-ci, des causes internes à l’école, mais aussi des causes externes sont des motifs que l’on constate encore aujourd’hui dans le fonctionnement du système d’enseignement.

Retenons que notre système d’enseignement tel qu’il fonctionne encore aujourd’hui n’est plus adapté aux besoins et aux conditions de vie dans notre société actuelle. Mais il ne faut pas jeter tout le passé par la fenêtre. Certaines caractéristiques du passé sont à adapter en ce 21° siècle. (apprendre par le jeu, le savoir écouter…)

Nous retiendrons aussi qu’aujourd’hui, des enseignants tentent de pratiquer les changements seuls(es) dans leur classe C’est difficile et le risque est grand de se laisser envahir par le découragement ou être en difficulté avec ses collègues.

Le changement proposé est très important à tel point que l’entreprendre seul(e) est quasi impossible. Il est de loin préférable d’aborder les exigences du pacte d’excellence ENSEMBLE, EN EQUIPE, avec l’aide des Parents, du réseau, de conseillers(ères) pédagogiques avec les richesses propres à l’école et avec l’aide externe.

Retenons que pour APPRENDRE, TOUT ÉLÈVE DOIT ÊTRE BIEN DANS SA TÊTE ET DANS SON CORPS. C’est à cette tâche que les écoles doivent s’atteler afin que tous les élèves, peu importe leur origine, la couleur de leur peau, leur culture, leur manière de vivre arrivent chacun et chacune à se positionner sur l’échelle de la RÉUSSITE. C’est alors que le Pacte d’Excellence aura produit ses effets.

                                                                               P.Bour

                                                                          30 mai 2019

 

 

              

 

 

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