Réflexions de Paul BOUR

À propos de l’orthographe :

Dans un commentaire précédent qui incite à une réflexion sur l’acquisition de l’orthographe, j’ai reconnu et félicité l’élève qui a réussi et ceux et celles qui ont osé se présenter à cette épreuve. Je présente une alternative : ne croyons-nous pas que ces bons élèves qui se sont présentés à l’épreuve, si on les avait invités à accompagner des élèves faibles en orthographe depuis la 2eprimaire, au moment des remédiations, ces faibles auraient progressé parce que mis en confiance par le copain qui sait et par des réussites où le « vert » remplacerait le rouge parce que moins punitif ?

De plus, l’élève fort en serait le premier bénéficiaire, il aurait la satisfaction d’aider et le plus faible la satisfaction d’être aidé. Alors, aider l’autre donnerait tout son sens à la chance qu’il a d’être fort en orthographe parce qu’il prendrait conscience que faire progresser un autre c’est possible.

Et je prolonge la réflexion sur cette valeur que l’on peut vivre dans de multiples occasions dans nos classes à savoir :

                                   LA COOPÉRATION.

Le mois de mai est, pour les étudiants et les étudiantes qui terminent un cycle : soit le secondaire général, le qualifiant le supérieur, l’universitaire, le mois qui mobilise les étudiants autour de leur travail de fin d’études qui est une condition de réussite.

Les auteurs de ces travaux, avant de les rendre aux professeurs,

 prennent la précaution de les faire relire par une tierce personne. C’est ce que je fais depuis ma mise à la retraite.

Ce mois-ci, j’ai eu la chance d’avoir en lecture, le travail de fin d’études d’une future enseignante primaire.

À un moment donné, j’ai été frappé par la réponse d’un élève de 2eannée primaire.

Le contexte : il s’agit du travail en groupe, avant de passer à ce travail, l’institutrice primaire rappelle les conditions pour que ce travail en groupe soit efficace. Elle prononce le mot COOPÉRATION et vérifie si tous les élèves comprennent ce verbe.

Un élève de 2eannée répond :

COOPÉRER c’est quand ON ÉCOUTE LES AUTRES

                    C’est quand ON S’AIDE

                    C’est quand ON NE SE MOQUE PAS D’UN AUTRE

                   C’est quand ON NE PARLE PAS TOUS EN MÊME TEMPS. J’ai été très étonné de lire cette réponse, mais en même temps je me suis dit intérieurement :

Mon garçon, si tu gardes cette valeur en toi et que tu la développes en grandissant, tu seras un semeur de joie et de paix, mais tu devras t’attendre à rencontrer, adolescent (e) adulte, des personnes qui ne pensent pas comme toi, mais tu seras fort assez pour te défendre intellectuellement.

Lorsqu’arrivera le temps où tu devras choisir une orientation, ne t’engages pas en POLITIQUE, tu seras déçu, car ta belle définition du verbe coopérer n’est pas monnaie courante. Il ne faut pas aller loin pour le vérifier. (Je m’exprime à titre personnel)

Vous savez ou vous ne savez pas, mais à l’école maternelle, au coin expression, les élèves sont assis en rond. Pour avoir la parole, l’élève doit lever son doigt et lorsqu’il a la parole il tient le bâton ou la marionnette ou tout autre objet durant son temps de parole. Quand un élève tient le bâton, les autres compagnons savent qu’ils doivent se taire.

Et pourtant, certains adultes, dans certaines situations, auraient besoin soit d’avoir le bâton pour parler soit de se taire quand un autre a le bâton !!!!!!!!!!!!!!!!

Commentaires

  • Votre réflexion est magnifique, Monsieur Bour!
    Qu’est-ce que je donnerais pour que tout le système puisse se transformer. Nous devons absolument revenir aux valeurs. Nous en avons été volontairement coupés. Ne nous laissons plus usurper.
    Il est précieux de s’éveiller et d’oser agir en actes.

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