Heureuse découverte sur le blog « Aubel » : « De nouveaux bancs à l’école libre ».

Le projet a pour origine le constat effectué par les surveillants des temps de récréation : trop de violence dans la cour. Il faut donner une suite à ce constat. L’équipe enseignante se tourne vers la formation continuée : « L’éducation à la Paix ». Le projet touche les élèves de l’école. Des apports extérieurs (dons, coup de main gratuit, main créatrice) ont aidé à la réalisation du projet. Toutes les équipes sont en route. DONC CONSTAT QUESTION RECHERCHE DE SOLUTIONS.

Penser « ÉCOLE » c’est penser aux SAVOIRS à apprendre, c’est penser aux SAVOIR-FAIRE (comment faire), c’est penser aux SAVOIR-ÊTRE (les comportements), penser école c’est penser aux « SAVOIR DEVENIR » (l’enfant qui se met en projet). Il manque une pièce au puzzle c’est le FAIRE SAVOIR. L’école ne doit pas craindre de montrer ce que les élèves y apprennent. Il faut montrer, ouvrir ses portes, communiquer comme l’école libre l’a fait (d’autres écoles le font aussi).

Dans la recherche de solution(s) au problème posé, le groupe de réflexion a pensé aux VALEURS HUMAINES, qui touchent l’élève tout entier. AMITIÉ et RÉCONCILIATION s’adressent plus à la formation de la conscience, de l’esprit, à la VIE INTÉRIEURE qu’il faut nourrir aussi. Ce sont les pratiques de ces valeurs qui constituent la nourriture de cette vie intérieure. L’école c’est la vie extérieure, mais aussi la vie intérieure. Les deux vies sont intégrées l’une dans l’autre, s’influencent l’une l’autre. Nous ne voudrions pas terminer sans relever la présence de monsieur Lejeune, bourgmestre, et de madame Denoël–Hubin, échevine de l’enseignement fondamental communal. D’abord un peu de taquinerie. Notre bourgmestre porte une casquette en cas de mauvais temps. Il n’est pas le premier maïeur à porter la casquette (j’en ai connu 7, il est le 2° précédé de monsieur Gérardy). Porter la casquette en cérémonie officielle, c’est être proche des ouailles, même des enfants, c’est se mettre sur un pied d’égalité, c’est porter une philosophie démocratique et c’est très bien. De plus, les élèves voient le bourgmestre et l’échevine se distinguant par la couleur de l’écharpe. Il en est de même pour l’échevine qui a le souci de tous les enfants de la commune.

Du point de vue éducationnel et l’échevine et le bourgmestre sont des porteurs d’éducation à la Paix et non de la violence. La pratique de leur fonction va dans ce sens. CONSTRUISONS DES PONTS et NON DES MURS.

Inviter ces deux personnalités, c’est une forme de MERCI que nous adressons aux autorités communales 2012-2018 et aux actuelles qui assureront la continuité (travaux, les urgences matérielles, conduire et rechercher les bagages des classes de mer…).                                                                                                                                                                                    

Pour terminer, je formule deux souhaits :

  • Que la pratique des VALEURS AMITIÉ et RÉCONCILIATION (c’est parfois, voire souvent, difficile) dépasse les murs de l’école et se prolonge en famille, dans les mouvements de jeunesse, les sports.
  • Que ce projet garde tout son SENS ET NE DEVIENNE pas UNE ACTIVITÉ LUDIQUE.

Félicitations à tous les acteurs et actrices, spécialement aux élèves de 3° et 4° primaires, qui ont réfléchi à des valeurs qui touchent la vie intérieure de tout être humain, valeurs profondes, car riches, mais parfois très difficiles à vivre. Être ami, se réconcilier demande parfois de sérieux efforts, MAIS CELA EN VAUT LA PEINE ; c’est très bien d’y réfléchir dès le plus jeune âge.

Merci.

P. Bour

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