Le trail aux JO, serait-ce une bonne chose ?

Des discussions ont été entamées entre les instances concernées pour introduire le trail aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. Même si ces discussions n’en sont qu’à leurs prémices, elles démontrent l’intérêt grandissant que suscite ce sport. Nous avons dès lors voulu donner la parole à quelques-uns de nos meilleurs spécialistes régionaux pour savoir s’ils verraient une apparition du trail aux JO d’un bon œil.

Capture d’écran 2018-12-14 à 08.08.52.pngOlivier Remacle : « Je pense que ce serait bien » « Je pense que ce serait bien que ça aille aux Jeux Olympiques, car cela permettrait de parler plus de trail que maintenant et ça permettrait aussi de développer ce sport. Pour beaucoup, le trail, c’est courir dans la nature. Je comprends tout le monde et chacun peut avoir son point de vue, mais moi, je suis dans la compétition et c’est cela qui me fait avancer. Si je n’ai pas d’objectif, je ne suis pas en forme. Et puis, il y a déjà des championnats du monde de trail… », commente Olivier Remacle, le citoyen de Montzen, qui est champion de Belgique en titre et occupe la deuxième place au ranking Betrail.

Christophe Winkin : « Je vois ça de manière assez positive ». 

Comme Olivier Remacle, l’Aubelois Christophe Winkin est un ancien footballeur qui s’est Capture d’écran 2018-12-14 à 08.08.59.pngreconverti dans la course à pied et plus spécifiquement le trail auquel il s’est mis il y a cinq ans. « Le trail aux Jeux Olympiques, je vois cela de manière assez positive. Ce serait une reconnaissance. Celui qui veut vivre sa passion près de la nature n’est pas obligé de s’inscrire en compétition. Libre à chacun d’aller courir la nuit dans les bois. Personnellement, je suis un compétiteur et plus le dispositif peut élever le niveau de la compétition, mieux c’est. Même si j’ai de la sorte de moins en moins de chances de gagner, je trouve cela positif. Le revers de la médaille, c’est que dès qu’un sport est médiatisé, il y a toute une sphère économique qui se développe et ça, ça ne me plaît pas », argue Christophe Winkin, qui poursuit son raisonnement.

« De toute façon, je pense qu’il va continuer à y avoir des organisations très familiales. Et puis, comme pour toutes les disciplines olympiques, ça ne va concerner qu’un mince pourcentage d’athlètes. Le trail commence à être reconnu et moi, ça me plairait de suivre une course de trail olympique à la télé. » 

D'une page d'OLIVIER DELFINO dans LA MEUSE VERVIERS du 14 décembre 2018.

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