Fruits plus rares : le sirop pourrait en pâtir

Pour les siropiers, ces gelées ne sont pas bon signe non plus : ils sont tributaires de la production de pommes et de poires.

«On verra », philosophe Claudy Nyssen, à la siroperie artisanale d’Aubel. À Henri-Chapelle, son confrère Éric Charlier, qui possède lui-même encore une centaine d’arbres hautes tiges, pense que ceux-ci pourraient avoir évité le pire, étant moins avancés dans leur maturité que d’autres. Néanmoins, si tout le secteur est concerné, c’est sûr, il aura moins de fruits à cuire.

Et comme tout ce qui est rare est plus cher, il devra peut-être davantage payer ses fournisseurs... Ce qui logiquement pourrait peser sur le tarif du pot de sirop. Chez Meurens, à Aubel, où l’on fabrique le « vrai sirop de Liège » et où l’on s’approvisionne en fruits dans un rayon d’une centaine de kilomètres (en provenance du Pays de Herve, du Limbourg néerlandais, de la région de Saint-Trond et de Dalhem, notamment), on redoute aussi des prix de la matière première à la hausse. Néanmoins, comme il y a toujours un stock de jus concentré qui peut se conserver deux ou trois ans, on peut limiter l’effet d’une année de moins bonne production. 

YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 3 mai 2017

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