Dans notre arrondissement, on compte aujourd’hui 12 agences statutaires ING : au moins les deux tiers fermeraient

Ce matin, ING annonçait la suppression de 3158 postes en Belgique. La moitié des agences devraient fermer. À Verviers, l’impact sera dur, il ne devrait rester que 3 ou 4 agences statutaires sur les 12 actuelles situées dans l’arrondissement, soit un tiers ou un quart. Les autres pourraient néanmoins, être franchisées.Capture d’écran 2016-10-04 à 07.46.49.png

ING a annoncé ce lundi matin un plan de restructuration majeur qui se traduira, à terme, par la disparition de 3.158 emplois dans notre pays, dont 1700 licenciements secs. Le CEO a aussi annoncé la disparition de 600 agences. À Verviers et en Communauté germanophone, on compte 12 agences statutaires, soit non franchisées. « Quand on sait qu’il ne restera que 160 statutaires pour toute la Belgique. On imagine qu’une répartition logique devrait être faite. On estime donc qu’il resterait 45 agences pour la Wallonie. Et à Verviers, il ne devrait dès lors en rester que 3 ou 4 tout au plus », explique Marc Medot, délégué syndical Setca chez ING. Un impact important pour Verviers. « De plus, à cause de ces 1.700 licenciements purs et secs, il y en a beaucoup qui vont rester sur le carreau. S’il ne reste que 4 agences statutaires chez nous, il va y avoir une compétition déloyale pour savoir qui aura la chance de rester » ajoute le syndicaliste.

 

FRANCHISÉS AUSSI IMPACTÉS

Si l’annonce de ce lundi concerne les salariés licenciés, les franchisés – ces indépen- dants qui exploitent une agence ING pour leur propre compte – sont eux aussi touchés par le plan de restructuration décidé par la banque. Les commissionnements, ces sommes d’argents payées par ING pour les différentes opérations réalisées par un franchisé, sont également revus à la baisse. Et de manière importante. Ainsi à partir du 1 er janvier 2017, certains franchisés pourraient les voir diminuer de 35 % !

Un gérant indépendant de la région, que nous avons contacté, estime qu’en moyenne les franchisés verront leur commissionnement diminuer de 25 %, ça dépend du profil de l’agence. « On s’est fait saler !, peste ce franchisé. C’est vraiment tout le monde qui trinque. Malheureuse- ment, suite à cette décision d’ING, certains franchisés vont certainement travailler à perte puisque les coûts fixes ne diminuent pas, eux. Il risque donc d’y avoir aussi des personnes travaillant dans des agences privées qui perdront leur travail. Pas pour faire gagner de l’argent aux actionnaires, mais pour que l’agence ne capote pas… »

Une autre possibilité, c’est que certains franchisés reprennent des agences en plus, parmi celles actuellement propriété d’ING, pour avoir une plus grosse structure et donc faire des économies d’échelle. « Mais ING ne va pas tout franchiser non plus. Ils vont se garder les agences les plus rentables. Aujourd’hui, la banque nous met dans le rouge. » Selon lui, en dix ans le nombre d’agences aurait diminué de moitié dans la région. 

M.B. ET B.B dans LA MEUSE VERVIERS du 4 octobre 2016

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