Les priorités pour le Pays de Herve

Le nouveau chef de corps, Vincent Corman, dévoile ses axes de travail

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Un peu plus d’un mois après son entrée en fonction comme chef de corps à la zone de police du Pays de Herve, Vincent Corman dévoile ses axes de travail et ses projets à venir pour la zone. Privilégier une police plus proche des ci- toyens, mettre en place des réseaux stupéfiants et radica- lisme pour un meilleur échange d’informations, un management participatif pour améliorer en- core la motivation des troupes... Les idées ne manquent pas.

C’est avec des projets plein la tête que Vincent Corman a pris les rênes de la zone de police du Pays de Herve le 30 mai dernier. Parmi les axes sur lesquels le chef de corps souhaite travailler – « même si la zone tourne déjà très bien » insiste-t-il – figurent la visibilité et la proximité de la police par rapport aux citoyens. Notam- ment en ce qui concerne la pré- vention. « Il y a un volet conscienti- sation et responsabilisation des citoyens qui est très important, via la technoprévention, la page Facebook, etc. Tout ce qu’on peut éviter comme infraction de par le fait que les gens prennent en charge eux-mêmes leur propre sécurité ce sont des infractions qu’il ne faut pas constater et des victimes en moins. On va certainement continuer à développer ça. C’est un volet qui me semble fort important », explique Vincent Corman qui insiste également sur la qualité des contacts avec la population (suivez ce lien).

PAS DE RÉSEAU RADICALISME

Parmi les projets les plus importants à mettre en place à ses yeux : des réseaux d’échanges d’informations entre Capture d’écran 2016-07-06 à 08.07.04.pngpoliciers sur des problématiques spécifiques telles que les stupéfiants et le radicalisme. « Ce sont des gens issus de différents services qui se rencontrent à intervalle régulier et travaillent ensemble sur une thématique commune. Je pense que ce travail permet de mieux cibler des personnes ou des organisations qu’en travaillant de manière générale. Au pays de Herve, il n’y a pas de réseau radicalisme, la zone est moins confrontée aussi que d’autres, mais ce n’est pas pour ça que le phénomène n’existe pas. J’insiste sur le travail proactif ciblé. Il y a des informations dans le domaine et certainement des personnes qui sont à suivre de plus près même si on est beaucoup moins exposé que d’autres régions. C’est un peu comme pour les stupéfiants : si l’on ne cherche pas on ne trouve pas. Il y a rarement des plaintes dans le domaine. C’est pour ça que la police doit vraiment être plus proactive », estime le chef de corps particulièrement sensible à la problématique du radicalisme de par ses précédentes fonctions au sein de la zone de police Vesdre.

Pour le chef de corps, gérer la zone de police c’est avant tout prendre soin de son personnel.

LE PERSONNEL, UNE PRIORITÉ

« Le personnel c’est la première ressource d’une zone de police. L’objectif est de travailler dans la concertation Je veux mettre en place un leadership participatif, que les gens prennent part à l’évolution et à l’or- ganisation de la zone, me fassent des propositions concrètes pour améliorer certaines choses qui peuvent l’être. Dès la sélection il faut essayer d’intégrer le personnel au plus vite via un système de parrainage des nouveaux venus. Il faut que les collaborateurs soient motivés et impliqués », estime Vincent Corman qui n’oublie pas que, plus vite le personnel est intégré, plus vite il est opérationnel. Et du côté de ce dernier, justement, la politique que souhaite mettre en place le chef de corps est plutôt bien passée, reste à voir les effets qu’elle aura dans le futur. 

VICTORIA MARCHE (dans LA MEUSE VERVIERS du 6 juillet 2016)

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