Il lève des fonds pour aider un village népalais

AUBEL – SÉISME AU NÉPAL 

Capture d’écran 2015-05-26 à 07.20.08.png

 Jacques a déjà récolté près de 4.000 euros

Depuis le 25 avril, date du premier séisme au Népal qui a fait plus de 8.000 morts, l’Aubelois Jacques Leclère a monté un collectif citoyen afin de venir en aide aux habitants du village de Laprak. Dans le village, situé dans la région de Gorkha, à près de 200 kilomètres de Katmandou du côté de la frontière chinoise, se trouvent Lil Gurung et sa famille. Des amis proches des Leclère qui ont tout perdu dans la catastrophe.

Dès l’annonce du terrible trem- blement de terre au Népal, Jacques Leclère et sa famille ont entamé des démarches afin de récolter des fonds pour venir en aide à leur ami Lil. « Quand on a appris ce qu’il s’était passé on a appelé notre famille et nos proches pour essayer d’avoir des dons. Au début c’était surtout du bouche-à- oreille et puis ça a tellement bien fonctionné que j’ai créé une page Facebook où j’explique notre démarche. J’ai vraiment été étonné des sommes qui m’arrivaient pour aider Lil et les habitants du village », explique Jacques Leclère. La famille Leclère a rencontré Lil et ses proches lors d’un voyage au Népal. « Nous y sommes partis en mars 2013. L’oncle de Lil a une agence de trek à Katmandou et Lil y est guide, il accompagne les groupes. Son plus grand rêve c’était d’apprendre le français. C’est un garçon vraiment attachant et il est un peu devenu notre fils de cœur. Il est venu trois mois à la maison pour commencer à apprendre la langue. Et puis nous sommes retournés là-bas en octobre de l’année passée. Il nous a accueillis chez lui, dans son village à Laprak », raconte la belle-sœur de Jacques Leclère. 

PAS DE CONTACT POSSIBLE QUAND ILS SONT DANS LEUR VILLAGE

À la suite du premier tremblement de terre les habitants de Laprak ont tout perdu. « Tout est dé- truit. Ils n’ont plus rien, ils sont abrités sous de simples bâches. Ils sont remontés plus haut que le vil- lage en altitude pour éviter les avalanches. Ils ont besoin d’à peu près tout mais pour le moment, l’argent que nous récoltons sert à combler leurs besoins de première nécessité. Ils ont acheté des couvertures, de la nourriture, etc » explique Jacques Leclère.
Jusqu’à présent Jacques Leclère, 
en collaboration avec des amis suisses qui connaissent aussi la famille Gurung, a réussi à envoyer près de 4.000 euros à Lil et à son oncle. « On leur verse l’argent directement. Ils ne peuvent le récupérer que quand ils sont à Katmandou, on ne sait pas entrer en contact avec eux quand ils sont dans le vil- lage. Tous les jours on essaie d’avoir des nouvelles, de les avoir au téléphone et de rapporter à tout le monde ce qu’il se passe là-bas. À Katmandou ils doivent engager des porteurs pour ramener ce dont ils ont besoin au campement, il n’y a aucune route praticable. »

Capture d’écran 2015-05-26 à 07.20.18.png

La solidarité de la famille Leclère avec Lil et les habitants de Laprak n’a pas de limite, mais ils se défendent farouchement de faire dans l’humanitaire. « Nous ne faisons pas partie d’une association, il s’agit juste d’un mouvement citoyen afin d’aider un ami qui est dans le besoin. Ça nous touche personnellement ce qu’il vit et on veut l’aider comme on peut » conclut modestement le frère de Jacques.

VICTORIA MARCHE

À NOTER Plus d’infos sur la page «Solidarité village de Laprak au Népal » 

Les commentaires sont fermés.