Fin des quotas : cata ou tout bon ?

RÉGION DE VERVIERS – LAIT

Aujourd’hui, les quotas laitiers européens auront vécu et la production sera libéralisée. Beaucoup redoutent une catastrophe pour notre agriculture familiale, dans une région où les possibilités d’épandage sont limitées et où ceux qui produiront plus devront peut-être payer pour envoyer les effluents sur les champs hesbignons. Ceci, alors que le prix du lait, plus abondant sur le marché mondial, diminuerait.

La Meuse a posé la question à deux fermiers, l'un de Plombières, l'autre d'Aubel. Voici l'opinion de l'Aubelois: 

Capture d’écran 2015-04-01 à 07.48.39.png« De toute façon, je suis optimiste de nature. Quand on investit, c’est qu’on croit en l’avenir. Je dois y croire, sinon mon projet ne marchera pas. J’élève 170 vaches laitières du côté de Gorhez, à Aubel. Je ne crains pas une diminution des prix et j’ignore si la disparition des quotas va vraiment changer les choses. Il est vrai qu’on risque d’avoir plus de volatilité dans les prix, mais il ne sera plus nécessaire d’ache- ter des quotas à des fermiers qui s’en défont. On s’adapte et il faut s’adapter. Je ne crois pas que l’on va créer d’im- menses fermes en exploitant des terres facilement cultivables, où l’on produit des betteraves, du maïs... Les gens préfèrent les cultures, qui rapportent plus. Pour le lait, on est tenu d’être là matin et soir et on délègue moins facilement. Je ne suis pas certain que des cultivateurs aient envie de se mettre à traire. Bien sûr, chez nous, on pourrait augmenter notre cheptel. Mais je ne suis pas du genre à dire que je vais le doubler. Parce qu’il y a l’aspect main-d’œuvre, la surface pour les effluents, l’approvisionnement pour les bêtes... Et on n’a que deux mains. » 

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