Ils hésitent à cueillir les poires

FRUITICULTURE 

Nos producteurs de poires sont sûrs de vendre à perte à cause de l’embargo russe 

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S’il y a un secteur qui va souffrir de l’embargo instauré par la Russie sur certains produits agroalimentaires, c’est bien celui de la fruiticulture. Comme en témoignent certains producteurs de poires que ce soit du côté d’Aubel ou Herve. Ils hésitent même à cueillir les fruits. 

Un tiers de la superficie des vergers de la famille Snoeck implantée à Melen mais qui a des vergers aussi sur Herve est utilisé pour cultiver des poires dont une partie était exportée en Russie. Avec l’embargo fraîchement instauré, il faudra écouler les fruits d’une autre façon.

L’EMBARGO IMPOSÉCapture d’écran 2014-08-13 à 08.29.54.png

PAR VLADIMIR POUTINE FAIT DES MÉCONTENTS

Ce qui n’empêche pas la famille de préparer la cueillette. « On la prépare mais on ne sait pas ce que l’on fera de nos fruits. A priori, on les stockera au frigo en attendant de trouver des solutions. » Chez les Meyers, à deux pas d’Aubel, la situation n’est pas plus enviable. Sur leurs 15 hectares, 8 sont consacrés aux pommes et 7 aux poires. « Je ne suis même pas certain qu’on cueillera les poires. Cela nous coûte plus cher d’embaucher des gens pour le faire par rapport à ce qu’on obtiendra en les vendant. C’est dommage car les poires étaient très belles et d’une très bonne qualité cette année. Mais si c’est pour les vendre à des prix tellement peu élevés que ce sera à perte, je me demande si c’est sage de le faire. On laissera probablement beaucoup de fruits sur les arbres. La situation est donc assez compliquée. »  

(Lire l'article de Valérie ROYER dans "La Meuse Verviers" du 13 août 2014).

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