Pour s’intégrer à Aubel, il faut y être né.

La réputation d'Aubel est mentionnée dans un article d'Yves Bastin consacrée aux discriminations de tout genre en matière d'emploi dans l'arrondissement de Verviers.

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Pascale Vielvoye, juriste au Centre régional de Verviers pour l'Intégration (CRVI), y déclare notamment: 

"Dans les PME familiales, le climat de confiance et l’intégration à l’équipe sont importants. Une personne extérieure au réseau de connaissances de la famille a plus de mal à s’intégrer. On dit que pour s’intégrer à Aubel, il faut y être né. Ce n’est pas vraiment de la discrimination. Ici, l’étranger, c‘est déjà celui qui habite à 20 km. Par ailleurs, beaucoup d’em- ployeurs utilisent des personnes étrangères, mais souvent pour des intérims, précaires."

("La Meuse Verviers" du 24 mai 2013).

 

Commentaires

  • Bonjour à tous,

    Je suis échevine de cette belle commune d'Aubel. Les Aubelois m'ont choisie, alors que je ne suis absolument pas née ici. Je suis née à Moresnet et j'ai passé mon enfance à Teuven.


    Et je ne suis pas seule dans le cas. Veuillez vous référer à la composition du Conseil Communal pas moins d'un tiers des personnes en place ne sont pas nées à Aubel.


    Je ne peux être d'accord avec ces écrits et avec ces idées préconçues.

    Pour s'intégrer dans une commune dans un village il faut le vouloir. Un bonjour, un sourire, faire ses courses chez les commerçants, ..... tout cela aide, bien entendu.


    Toute personne désireuse de s'intégrer ici peut le faire.

    Je trouve dommage qu'une idée puisse être ainsi véhiculée pour des explications très sérieuse à propos de l'intégration par une juriste.

    Sincèrement,

    Béatrice Stassen-Weerts

  • A mon avis, on mélange plusieurs choses : trouver un emploi dans une PME aubeloise est une chose, se faire adopter comme « Aubelois » en est une autre.

    Pour le premier cas, je ne pense pas que les patrons de PME aubeloises (il y a énormément de PME dans ce village et c’en est même la caractéristique principale) choisissent leur personnel en fonction de leur qualité d’aubelois de souche. Non, ils prendront certes de préférence quelqu’un dont ils connaissent la famille et, dans ce critère, un aubelois a évidemment plus de chances qu’un verviétois qui débarque. Mais je suis persuadé qu’un Hombourgeois ou Rémersdaelois connu du patron de PME (ou dont la famille est connue par ce patron) a autant de chances qu’un Aubelois. Le parfait inconnu part effectivement avec un handicap certain. Mais cela doit être le cas dans beaucoup de PME rurales ailleurs qu’à Aubel également.

    Pour ce qui est de se faire adopter comme Aubelois(en dehors du contexte du travail), les mauvaises langues diront qu’il faut effectivement être « Piepekop » de souche ou, comme Béatrice, marié(e) à un « piepekop » de souche.
    Je pense qu’en dehors de cela il est difficile de se faire adopter à Aubel mais il faudrait poser la question à quelqu’un qui n’étant pas Aubelois ni de souche ni par mariage, tel François Heuts qui œuvre pour le foot d’Aubel depuis longtemps afin de voir comment il ressent les choses. J’aurais bien posé la question à Servais Lahaye qui , bien que Rémersdaelois, a passé ses vieux jours à Aubel en étant depuis très longtemps fervent supporter du club de foot d’Aubel où il s’est investi corps et âme. Mais il est décédé.
    Cela dit, je n’ai vraiment pas le sentiment que les non-aubelois de souche se sentent rejetés à Aubel. C’est plutôt du folklore… Je m’en amuse car parmi les Aubelois de souche, beaucoup font aussi la distinction entre ceux qu’ils appellent les « piepeköp » (commerçants, patrons de PME, indépendants) et les « autres » (ouvriers, employés travaillant même chez les « piepeköp » ) qui ne se sentent pas comme faisant partie de cette « caste » (car ils considèrent les « piepeköp » comme une sorte de caste sociale) Ces personnes ont même tendance à se sentir plus proches des non-Aubelois de souche qui habitent à Aubel et qui , à leurs yeux ne feront jamais partie de cette « caste ».
    Mais, encore une fois, tout cela me parait aussi folklorique que le folklore des Joupes et des Brices à Hombourg

    Un observateur hombourgeois

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