Agriculture

  • Les vendanges déjà entamées chez Vin du Pays de Herve

    Les vendanges, on les a déjà entamées, jeudi dernier, sur la parcelle de Crawhez, à Clermont, chez Vin du Pays de Herve.

    « On a voulu alléger la vigne », explique Michel Schoonbroodt. Lequel table sur une récolte globale qui donnerait 5.000 litres. Avec des vins qui devraient être disponibles en bouteilles aux alentours de Pâques 2021. Pour la suite, la coopérative lance un appel aux bénévoles pour assurer la cueillette. Chaque jour il serait souhaitable de disposer d’une trentaine de personnes. Une centaine se sont déjà inscrites, mais elles ne pourront pas être là chaque jour. Les bénévoles seront prévenus trois ou quatre jours avant le jour où ils seront attendus. « Ces volontaires seront rassasiés et désaltérés », souligne Michel Schoonbroodt.

    Lors du printemps, une vingtaine de pour cent des grappes avaient été détruites, surtout dans la parcelle de Messitert (Aubel). Mais la suite avait été nettement meilleure, avec un millésime dont on attend beaucoup. La force de Vin du Pays de Herve, qui a planté 40.000 pieds en bio, est d’être une coopérative, qui peut mobiliser des bénévoles. Elle dispose aussi d’un chai provisoire à Teberg (Montzen), qui a représenté un investissement de 200.000 € et qui devrait muer en hall de stockage de matériel dans le futur. Ceci, quand un second chai, qui sera visitable et enterré, sera construit, en bord de route du cimetière américain. Un investissement d’1 million d’euros et pour lequel la coopérative espère le soutien d’autres coopérateurs, comme on peut le lire sur le site.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 25 août 2020

  • Polémique autour de l’installation d’une éolienne

    Vive polémique depuis ce mercredi à Thimister-Clermont. L’installation d’une éolienne privée à Froidthier a fait bondir plusieurs riverains qui ne comprennent pourquoi elle est située si proche des habitations. En plus des nuisances sonores et visuelles, ils dénoncent l’attitude de la commune qu’ils jugent cavalière dans ce dossier.

    D'un article de CHARLES BOURY à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 14 août 2020.

  • Une plante africaine pour nourrir le bétail malgré la sécheresse

    La flore africaine permettra-t-elle de préserver nos bovins de la faim, en ces temps de sécheresses de plus en plus fréquents ? En tout cas, Luc Hollands, à Teuven, qui cultive des terrains dans les Fourons et à Aubel, y croit, en expérimentant la culture du moha, d’origine africaine. Et il n’est pas le seul : des agronomes plaident aussi pour cette herbacée, qui a bien des avantages…

    Les canicules et les sécheresses vont représenter un défi de taille durant les prochaines décennies. Et on en perçoit déjà les effets ravageurs depuis quelques années. D’où de gros soucis en perspective pour nos éleveurs, surtout bovins. Mais certains travaillent à la parade, dont Luc Hollands, qui exploite des terres et des prés à Teuven ainsi que dans d’autres villages des Fourons et sur le dessus d’Aubel, du côté du Bois de Loë. Son cheval de bataille au sol : le moha, une plante africaine. Qui complète une panoplie où l’on trouve déjà le mûrier pakistanais.

    Capture d’écran 2020-07-23 à 08.55.25.png

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 23 juillet 2020.

  • Sur 4 hectares, Ben Stassen plante 16.250 pieds de vigne et compte vendre ses crus dès 2024

    Retour à ses racines, pour Ben Stassen ! Le réalisateur aubelois, auteur des films belges les plus vus de par le monde (Royal Corgi, Le voyage extraordinaire de Samy…) avec sa société de films d’animation nWave, s’investit dans le terroir aubelois. Avec son neveu, Charles Piron, celui qui était le fils d’un des patrons de la cidrerie portant son nom, se lance à son tour dans la production de breuvages alcoolisés, en plantant 4 hectares de vigne sur les hauteurs du village, près du Château Magis. Son nom : le vignoble du Bois de Loë. En fait, le domaine s’étendra sur 6,7 hectares, englobant aussi un espace pour le chai et un bois. Un endroit bien exposé, avec une pente de 10 à 15 degrés, où les deux Aubelois d’origine, entourés de quatre pros du secteur viticole, sont en train de planter 16.250 pieds de vigne sur l’équivalent de quelque 6 terrains de foot. Cette plantation est la concrétisation d’un rêve. Tout commence lors d’un repas de famille, voici dix mois, lors duquel Charles Piron, qui travaille dans la presse spécialisée dans le vin et pour une société qui organise de grands concours viticoles, signale à son oncle qu’une parcelle bien exposée et au sous-sol prometteur est à vendre, du côté du Château Magis. L’idée mûrit, comme le bon vin, se décante et bientôt, le duo se lance dans l’aventure, pétillante à souhait. Sur le terrain, cela se traduit ces dernières heures par la plantation des pieds. Ils sont mis en terre par des vignerons français, après que Ben Stassen et Charles Piron les ont pralinés dans du purin. Ensuite, il s’agit d’arroser chaque plant avec deux litres d’eau par pièce. Un sacré travail. Leur cheval de bataille : des cépages traditionnels. Les Aubelois n’ont pas opté pour des variétés hybrides, clonées pour mieux résister aux climats plus froids, comme chez Vin du Pays de Herve ou Vin de Liège. Non, ici, ils ont choisi du sauvignon blanc, du chardonnay destiné à produire des vins tranquilles ou des pétillants, du pinot meunier, du pinot noir et de l’auxerrois, qui donnera un peu de sucre. Une option traditionnelle qu’ont déjà choisie d’autres producteurs belges, comme le fameux Ruffus ou Chant d’Éole, mais aussi Benoît Heggen.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 6 mai 2020.

  • On travaille à créer la Rolls du sirop et à optimaliser les poires cuites

    Le sirop est un des aliments qui font la renommée de la gastronomie du Pays de Herve et de la province de Liège en général. Mais en la matière, on pourrait encore mieux faire, en utilisant des variétés sélectionnées et des modes de culture plus adaptés, pour obtenir ce que l’on pourrait qualifier de Rolls du sirop, mais aussi de la poire cuite. C’est ce sur quoi planchent plusieurs acteurs du secteur, dont Marc Lateur, coordinateur d’unité au Centre wallon de Capture d’écran 2020-02-28 à 08.18.00.pngrecherches agronomiques, à Gembloux.

    Le sirop de pommes et poires, mais aussi les poires cuites, les fameuses « cûtès peûres », font partie de notre patrimoine gastronomique. Mais ces produits phare peuvent être perfectibles et gagner des galons plus prestigieux encore dans les palais les plus exigeants. Ceci, grâce à un projet initié par l’Aubelois André-Marie Hallet, bien connu pour exploiter des vergers cidricoles à Aubel, Marc Lateur, grand spécialiste des fruits traditionnels au CRA-W à Gembloux et le Centre régional de ressources génétiques de Villeneuve d’Ascq, dans le Pas-de-Calais.

    La stratégie qui se met en place vise deux produits de base : le sirop traditionnel, que l’on produit encore de manière artisanale à Aubel, Henri-Chapelle, Thimister et Horion-Hosémont, ainsi que les fameuses cûtès peûres, que des marchandes vendaient avec leurs charrettes à bras en région liégeoise, autrefois.

    « Pourquoi pas une semaine des cûtès peûres, à Liège ? », suggère Marc Lateur, du CRA-W à Gembloux. « Cela permettrait de redécouvrir des goûts extraordinaires que les gens ne soupçonnent plus. On pourrait même relancer la vente avec les fameuses charrettes », que les marchandes brinquebalaient sur le pavé, jadis, en poussant leur cri célèbre « Cû-tès peûres ! ».

    D'un article d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 28 février 2020