Agriculture

  • Ruée sur les 6.000 bouteilles du premier millésime de Vin du Pays de Herve

    Vin du Pays de Herve a vendangé cet automne et, dans la foulée, la coopérative propose ses premiers vins à la vente, en priorité à ses quelque 600 coopérateurs, avant d’ouvrir aux non-coopérateurs. Résultat : une ruée.

    Ces premières bouteilles sont dues aux grappes cueillies sur trois hectares plantés en 2018 à Te Berg (Montzen) et Crawhez (Clermont). La parcelle de Messitert (Aubel), qui avait reçu ses pieds la même année, a été elle complètement ravagée par le gel de la mi-mai. Mais pour elle, ce n’est que partie remise pour le millésime prochain. En 2021, outre ces premières parcelles, la coopérative devrait pouvoir récolter sur 4 hectares plantés en 2019, sur diverses parcelles, à Hombourg. Quant au dernier terrain, d’un hectare, planté en 2020 à Te Berg, il faudra encore patienter une année supplémentaire.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 22 octobre 2020

  • Les vendanges déjà entamées chez Vin du Pays de Herve

    Les vendanges, on les a déjà entamées, jeudi dernier, sur la parcelle de Crawhez, à Clermont, chez Vin du Pays de Herve.

    « On a voulu alléger la vigne », explique Michel Schoonbroodt. Lequel table sur une récolte globale qui donnerait 5.000 litres. Avec des vins qui devraient être disponibles en bouteilles aux alentours de Pâques 2021. Pour la suite, la coopérative lance un appel aux bénévoles pour assurer la cueillette. Chaque jour il serait souhaitable de disposer d’une trentaine de personnes. Une centaine se sont déjà inscrites, mais elles ne pourront pas être là chaque jour. Les bénévoles seront prévenus trois ou quatre jours avant le jour où ils seront attendus. « Ces volontaires seront rassasiés et désaltérés », souligne Michel Schoonbroodt.

    Lors du printemps, une vingtaine de pour cent des grappes avaient été détruites, surtout dans la parcelle de Messitert (Aubel). Mais la suite avait été nettement meilleure, avec un millésime dont on attend beaucoup. La force de Vin du Pays de Herve, qui a planté 40.000 pieds en bio, est d’être une coopérative, qui peut mobiliser des bénévoles. Elle dispose aussi d’un chai provisoire à Teberg (Montzen), qui a représenté un investissement de 200.000 € et qui devrait muer en hall de stockage de matériel dans le futur. Ceci, quand un second chai, qui sera visitable et enterré, sera construit, en bord de route du cimetière américain. Un investissement d’1 million d’euros et pour lequel la coopérative espère le soutien d’autres coopérateurs, comme on peut le lire sur le site.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 25 août 2020

  • Polémique autour de l’installation d’une éolienne

    Vive polémique depuis ce mercredi à Thimister-Clermont. L’installation d’une éolienne privée à Froidthier a fait bondir plusieurs riverains qui ne comprennent pourquoi elle est située si proche des habitations. En plus des nuisances sonores et visuelles, ils dénoncent l’attitude de la commune qu’ils jugent cavalière dans ce dossier.

    D'un article de CHARLES BOURY à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 14 août 2020.

  • Une plante africaine pour nourrir le bétail malgré la sécheresse

    La flore africaine permettra-t-elle de préserver nos bovins de la faim, en ces temps de sécheresses de plus en plus fréquents ? En tout cas, Luc Hollands, à Teuven, qui cultive des terrains dans les Fourons et à Aubel, y croit, en expérimentant la culture du moha, d’origine africaine. Et il n’est pas le seul : des agronomes plaident aussi pour cette herbacée, qui a bien des avantages…

    Les canicules et les sécheresses vont représenter un défi de taille durant les prochaines décennies. Et on en perçoit déjà les effets ravageurs depuis quelques années. D’où de gros soucis en perspective pour nos éleveurs, surtout bovins. Mais certains travaillent à la parade, dont Luc Hollands, qui exploite des terres et des prés à Teuven ainsi que dans d’autres villages des Fourons et sur le dessus d’Aubel, du côté du Bois de Loë. Son cheval de bataille au sol : le moha, une plante africaine. Qui complète une panoplie où l’on trouve déjà le mûrier pakistanais.

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    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 23 juillet 2020.

  • Sur 4 hectares, Ben Stassen plante 16.250 pieds de vigne et compte vendre ses crus dès 2024

    Retour à ses racines, pour Ben Stassen ! Le réalisateur aubelois, auteur des films belges les plus vus de par le monde (Royal Corgi, Le voyage extraordinaire de Samy…) avec sa société de films d’animation nWave, s’investit dans le terroir aubelois. Avec son neveu, Charles Piron, celui qui était le fils d’un des patrons de la cidrerie portant son nom, se lance à son tour dans la production de breuvages alcoolisés, en plantant 4 hectares de vigne sur les hauteurs du village, près du Château Magis. Son nom : le vignoble du Bois de Loë. En fait, le domaine s’étendra sur 6,7 hectares, englobant aussi un espace pour le chai et un bois. Un endroit bien exposé, avec une pente de 10 à 15 degrés, où les deux Aubelois d’origine, entourés de quatre pros du secteur viticole, sont en train de planter 16.250 pieds de vigne sur l’équivalent de quelque 6 terrains de foot. Cette plantation est la concrétisation d’un rêve. Tout commence lors d’un repas de famille, voici dix mois, lors duquel Charles Piron, qui travaille dans la presse spécialisée dans le vin et pour une société qui organise de grands concours viticoles, signale à son oncle qu’une parcelle bien exposée et au sous-sol prometteur est à vendre, du côté du Château Magis. L’idée mûrit, comme le bon vin, se décante et bientôt, le duo se lance dans l’aventure, pétillante à souhait. Sur le terrain, cela se traduit ces dernières heures par la plantation des pieds. Ils sont mis en terre par des vignerons français, après que Ben Stassen et Charles Piron les ont pralinés dans du purin. Ensuite, il s’agit d’arroser chaque plant avec deux litres d’eau par pièce. Un sacré travail. Leur cheval de bataille : des cépages traditionnels. Les Aubelois n’ont pas opté pour des variétés hybrides, clonées pour mieux résister aux climats plus froids, comme chez Vin du Pays de Herve ou Vin de Liège. Non, ici, ils ont choisi du sauvignon blanc, du chardonnay destiné à produire des vins tranquilles ou des pétillants, du pinot meunier, du pinot noir et de l’auxerrois, qui donnera un peu de sucre. Une option traditionnelle qu’ont déjà choisie d’autres producteurs belges, comme le fameux Ruffus ou Chant d’Éole, mais aussi Benoît Heggen.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 6 mai 2020.