Agriculture

  • Sur 4 hectares, Ben Stassen plante 16.250 pieds de vigne et compte vendre ses crus dès 2024

    Retour à ses racines, pour Ben Stassen ! Le réalisateur aubelois, auteur des films belges les plus vus de par le monde (Royal Corgi, Le voyage extraordinaire de Samy…) avec sa société de films d’animation nWave, s’investit dans le terroir aubelois. Avec son neveu, Charles Piron, celui qui était le fils d’un des patrons de la cidrerie portant son nom, se lance à son tour dans la production de breuvages alcoolisés, en plantant 4 hectares de vigne sur les hauteurs du village, près du Château Magis. Son nom : le vignoble du Bois de Loë. En fait, le domaine s’étendra sur 6,7 hectares, englobant aussi un espace pour le chai et un bois. Un endroit bien exposé, avec une pente de 10 à 15 degrés, où les deux Aubelois d’origine, entourés de quatre pros du secteur viticole, sont en train de planter 16.250 pieds de vigne sur l’équivalent de quelque 6 terrains de foot. Cette plantation est la concrétisation d’un rêve. Tout commence lors d’un repas de famille, voici dix mois, lors duquel Charles Piron, qui travaille dans la presse spécialisée dans le vin et pour une société qui organise de grands concours viticoles, signale à son oncle qu’une parcelle bien exposée et au sous-sol prometteur est à vendre, du côté du Château Magis. L’idée mûrit, comme le bon vin, se décante et bientôt, le duo se lance dans l’aventure, pétillante à souhait. Sur le terrain, cela se traduit ces dernières heures par la plantation des pieds. Ils sont mis en terre par des vignerons français, après que Ben Stassen et Charles Piron les ont pralinés dans du purin. Ensuite, il s’agit d’arroser chaque plant avec deux litres d’eau par pièce. Un sacré travail. Leur cheval de bataille : des cépages traditionnels. Les Aubelois n’ont pas opté pour des variétés hybrides, clonées pour mieux résister aux climats plus froids, comme chez Vin du Pays de Herve ou Vin de Liège. Non, ici, ils ont choisi du sauvignon blanc, du chardonnay destiné à produire des vins tranquilles ou des pétillants, du pinot meunier, du pinot noir et de l’auxerrois, qui donnera un peu de sucre. Une option traditionnelle qu’ont déjà choisie d’autres producteurs belges, comme le fameux Ruffus ou Chant d’Éole, mais aussi Benoît Heggen.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 6 mai 2020.

  • On travaille à créer la Rolls du sirop et à optimaliser les poires cuites

    Le sirop est un des aliments qui font la renommée de la gastronomie du Pays de Herve et de la province de Liège en général. Mais en la matière, on pourrait encore mieux faire, en utilisant des variétés sélectionnées et des modes de culture plus adaptés, pour obtenir ce que l’on pourrait qualifier de Rolls du sirop, mais aussi de la poire cuite. C’est ce sur quoi planchent plusieurs acteurs du secteur, dont Marc Lateur, coordinateur d’unité au Centre wallon de Capture d’écran 2020-02-28 à 08.18.00.pngrecherches agronomiques, à Gembloux.

    Le sirop de pommes et poires, mais aussi les poires cuites, les fameuses « cûtès peûres », font partie de notre patrimoine gastronomique. Mais ces produits phare peuvent être perfectibles et gagner des galons plus prestigieux encore dans les palais les plus exigeants. Ceci, grâce à un projet initié par l’Aubelois André-Marie Hallet, bien connu pour exploiter des vergers cidricoles à Aubel, Marc Lateur, grand spécialiste des fruits traditionnels au CRA-W à Gembloux et le Centre régional de ressources génétiques de Villeneuve d’Ascq, dans le Pas-de-Calais.

    La stratégie qui se met en place vise deux produits de base : le sirop traditionnel, que l’on produit encore de manière artisanale à Aubel, Henri-Chapelle, Thimister et Horion-Hosémont, ainsi que les fameuses cûtès peûres, que des marchandes vendaient avec leurs charrettes à bras en région liégeoise, autrefois.

    « Pourquoi pas une semaine des cûtès peûres, à Liège ? », suggère Marc Lateur, du CRA-W à Gembloux. « Cela permettrait de redécouvrir des goûts extraordinaires que les gens ne soupçonnent plus. On pourrait même relancer la vente avec les fameuses charrettes », que les marchandes brinquebalaient sur le pavé, jadis, en poussant leur cri célèbre « Cû-tès peûres ! ».

    D'un article d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 28 février 2020

     

     

  • Top : une meule du Plateau plus vieille

    Nouveauté dans notre palette de fromages régionale : la meule du Plateau, un fromage à pâte pressée produit par Herve-Société à base du lait cru de vaches de la filière Marguerite Happy Cow, est désormais également disponible avec un affinage de 9 mois, soit trois de plus que la version originale.

    « On va commencer à commercialiser cette version 9 mois auprès de certains crémiers », explique JeanMarc Cabay, administrateur délégué de Herve Société. De petits commerçants tels que la fromagerie Straet à Verviers ou celle du vieux Moulin, à Herve, ou la boucherie Mordant à Xhendelesse, notamment.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 février 2020

  • La coopérative Vin du Pays de Herve va commencer à bâtir son hall de vinification en janvier

    Vin du Pays de Herve, la coopérative viticole à finalité sociale du Plateau, va bientôt avoir son chez soi. En effet, un permis de bâtir a été octroyé pour ériger un chai, soit de lieu où l’on vinifiera la production des 8 hectares (l’équivalent de 12 terrains de foot) de vignes actuelles. La construction du hall de type agricole devrait débuter dès janvier, explique Michel Schoonbroodt. « Ce sera un bâtiment basique, mais avec un bardage en bois, pour l’intégrer au paysage. »

    Cependant, la coopérative ne compte pas transformer son raisin en vin en ces lieux ad vitam aeternam. En effet, « on garde l’objectif d’un second bâtiment, entre Merckhof et le cimetière américain. Il serait enterré et selon les moyens dont nous disposerions, il pourrait compter de deux à quatre niveaux. Il serait situé du côté de la commune d’Aubel (ndlr : à gauche en allant vers Aubel). Le parking, lui, serait situé à droite (ndlr : sur le site d’une ancienne carrière). Mais ça, ce sera un projet pour le plus long terme. »

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 26 décembre 2019.

  • Jonathan et Félicia, c’est déjà terminé !

    L’avant-dernier épisode de « L’Amour est dans le pré » laissait penser que Jonathan, notre agriculteur aubelois préféré, et Félicia filaient le parfait amour. Cependant, l’épisode final de cette onzième saison nous a appris tout le contraire, ce mardi soir. En effet, Jonathan a dévoilé qu’avec Félicia, c’était de l’histoire ancienne depuis peu.

    Pour ce final, tous les agriculteurs et leurs prétendantes s’étaient donné rendez-vous. Dès leur arrivée, ils se sont réunis pour prendre l’apéro. Tous, sauf un. Jonathan était quant à lui occupé à faire une petite sieste. C’est David qui est parti à sa recherche. « J’arrive, hein, je fais une petite sieste, je suis claqué ! », lui a lancé l’Aubelois. C’est grâce à sa petite discussion avec David que l’on a appris que Jonathan et Félicia, c’était déjà de l’histoire ancienne. « Moi non plus, ça n’a pas été. Ça fait seulement trois jours que c’est terminé », se confie l’agriculteur. Après être partis en Irlande pour l’émission, les deux tourtereaux sont repartis en voyage, en Égypte cette fois. « Et là, ça n’a pas été, pas du tout », ajoute-t-il. Quoi qu’il se soit passé entre les deux tourtereaux, Jonathan ne semble pas affecté par cette rupture. Il n’a pas hésité à demander à David quelles prétendantes seraient présentes ce soir avant d’ajouter : « Ah ben ça va, il y aura assez de femmes pour nous (rires) ». De cette expérience, l’agriculteur ne garde que de bons souvenirs et retient qu’« il faut trouver la bonne en se mettant des limites nous-mêmes ». 

    O.G. dans LA MEUSE VERVIERS du 18 décembre 2019.