Agriculture

  • Ils cultivent des pois pour leurs vaches

    Du neuf dans nos paysages : une association de trois plantes qui permettent de cultiver bio en circuit très court. Avec même de petites fleurs roses et des nuées d’abeilles. C’est du méteil, un mélange de pois, d’avoine et d’une céréale qu’on nomme tritical. Et cela pourrait bientôt recouvrir une bonne part du Pays de Herve, notamment…

    Luc Hollands vient de se lancer dans ce type de cultures dans ses terrains situés à Aubel et aux Fourons.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 juillet 2019.

  • Notre secteur viande bovine très inquiet

    Les normes sur l’abattage halal et le Mercosur, qui doit être ratifié par les États de l’UE, inquiètent diablement les éleveurs, mais aussi à l’abattoir d’Aubel et dans les entreprises situées en aval, comme chez GHL, dans le zoning aubelois. Ceci alors que le hamburger et les saucisses plombent déjà le marché du BBB, bien présent dans notre région. Explications…

    Le cheval de bataille de l’agriculture dans l’arrondissement de Verviers, c’est l’élevage, bovin essentiellement. Pour le lait, mais aussi la viande. Cela concerne non seulement les agriculteurs, mais aussi toute l’industrie agro-alimentaire en aval, notamment dans le zoning d’Aubel. Or, dans ce secteur, on se montre de plus en plus inquiet, ces derniers temps. Et ce, pour plusieurs raisons.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 8 juillet 2019

     

  • Vin du Pays de Herve va installer son chai à Aubel ou Plombières

    En 2016, Michel Schoonbroodt, a une idée : créer un domaine viticole à Herve. La coopérative Vin de Liège voit le jour en septembre 2017. « Une vingtaine de personnes se sont réunies pour constituer le capital », nous raconte l’administrateur délégué de la coopérative. Nous sommes maintenant 450 coopérateurs, dont une soixantaine de coopérateurs actifs dans différents domaines. Le capital est maintenant de 450.000 euros. » Deux personnes travaillent à temps plein dans la coopérative. « Moi je fais tout sauf être dans la vigne », nous précise Michel Schoonbroodt. « Je trouve les terrains, j’organise les conseils d’administration, les groupes de travail… Nos décisions sont à chaque fois collectives. Je recherche des coopérateurs, bien sûr, c’est une recherche sans fin parce que c’est un projet ambitieux. On parle de plusieurs millions d’euros. Pour réunir ces montants, on recherche plusieurs centaines de coopérateurs, qui deviendront un jour plusieurs milliers. On a des coopérateurs qui mettent plus d’argent que d’autres et, heureusement, nous en sommes bien contents.

    Chacun est invité à venir selon ses propres moyens. Ce sont des parts de 500 euros. En moyenne, chaque coopérateur prend 2,1 parts. C’est un projet un peu fou mais qui a déjà été réalisé par d’autres, comme Vin de Liège, qui est un succès. Nous sommes le petit frère. Et nous espérons qu’il y aura un jour une troisième initiative. » Philippe Dufourny, 30 ans, est le vigneron de la coopérative. « Je suis tous les jours dans les vignes. Je veille au bien-être de la plante. On travaille en bio, sans herbicide. Ça demande beaucoup plus de travail mais c’est faisable. Les gens sont demandeurs d’avoir des produits issus de notre ville, de notre province, et qui respectent la nature. On sait faire du bon vin en Belgique. » Grâce à la Sowecsom (Société wallonne d’économie sociale marchande), le capital de la coopérative va passer de 450.000 euros à 650.000 euros. Michel Schoonbroodt : « Nous arrivons à une étape importante : la création du chai. On va construire un bâtiment à Aubel ou Plombières. On doit acheter pressoirs, cuves… Et la Sowecsom nous aide à passer cette étape. »

    VINS EFFERVESCENTS ET VINS BLANCS TRANQUILLES

    Plusieurs vins seront produits par la coopérative. « Des vins effervescents, des crémants de Wallonie, et des vins blancs tranquilles. Nous n’allons planter que des cépages blancs. Il y a une demande, il y a aussi l’envie, et on joue la sécurité. Nos premiers vins seront commercialisés en 2021. Nous irons vers des vins rouges plus tard, lorsque nous nous sentirons plus capables financièrement de prendre des risques. » Michel Schoonbroodt est impatient de produire les premières bouteilles. « Ça va être un très bon produit pour lequel nous serons fiers de valoriser notre terroir. On veut un produit proche de ce que la nature pourra nous donner. Pour le Pays de Herve, c’est aussi important d’ajouter un patrimoine supplémentaire et de compléter par le vin les produits de bouche que sont le fromage, la charcuterie et la bière. » Pourquoi la coopérative Vin du Pays de Herve doit-elle gagner le concours #CoopTogether ? « Pour avoir le maximum de visibilité et convaincre le maximum de personnes de nous rejoindre dans ce projet. » 

    NICOLAS DEWAELHEYNS dans LA MEUSE du 5 juin 2019.

  • Le blues du dernier éleveur de lapins de Wallonie

    La photo a été prise à Fouron-Saint-Pierre, mais une partie des étables se trouve sur Aubel.

    Depuis des années, Christian Teller élève des lapins. Une passion que l’Aubelois a depuis qu’il est tout jeune et qui est devenue sa profession : il en vend 200.000 par an à la grande distribution. Or, cette passion devient de plus en plus difficile à exercer en Belgique. Christian Teller, le dernier éleveur de lapins de Wallonie, pointe plusieurs facteurs à cela : la concurrence déloyale des lapins étrangers qui inondent le marché et l’augmentation des coûts de production chez nous.

    Une page d'ADRIEN RENKIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 6 avril 2019.

  • Le bétail a fondu dans notre région

    On dit souvent que les bovins sont responsables d’une bonne partie de l’effet de serre causant le réchauffement climatique. Mais en moins de 40 ans, le cheptel a diminué de 40 % chez nous !

    - 40 % de bovins, mais quasi autant de lait

    - 76 % d’exploitations

    Une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 4 mars 2019.