Patriotisme

  • Les Echos de la Berwinne étaient à Verviers

    La marche aux flambeaux, dans le cadre du centenaire de la fin de la guerre 1914-1918, a rassemblée entre 200 et 300 personnes à Verviers ce samedi. Le cortège a pris le départ rue aux Laines, est passé par les différents monuments avant de rejoindre l’Harmonie. Il était majoritairement composé de jeunes issus de différents mouvements de jeunesse verviétois, mais également d’associations patriotiques, de représentants politiques et de simples citoyens. Tout le long du parcours, le cortège était accompagné par l’harmonie aubeloise des Échos de la Berwinne.

    A.F. (dans LA MEUSE VERVIERS du 12 novembre 2018.

  • Les Échos de la Berwinne à la Grande marche aux flambeaux de Verviers

    Le départ de la marche aux flambeaux de Verviers devrait être donné le 10 novembre vers 16h45 et on attend, outre des politiques, des membres de mouvements patriotiques et de jeunesse, mais aussi de simples citoyens. Pas moins de 250 flambeaux seront à leur disposition. Mais aussi des coquelicots symbolisant les morts au combat et des loupiotes LED pour les plus petits. La marche devrait partir de l’École polytechnique (rue aux Laines, 69), faire arrêt au square Albert I er , rue Xhavée, où l’on prendra la parole. La marche, qu’accompagnera l’harmonie aubeloise des Échos de la Berwinne devrait durer environ une heure et demie et se clôturer par un verre de l’amitié vers 19h, à l’Harmonie.

    D'un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 9 novembre 2018.

     

  • 75ème anniversaire de l'exécution de neuf fusillés hollandais et belges - publication d'un livre exceptionnel

    Le 9 octobre 1943, neuf membres de la résistance belge et néerlandaise étaient exécutés à Rhijnauwen (près d'Utrecht). Parmi eux, deux moines de l'abbaye du Val-Dieu : Hugo Jacobs d'Anvers et Stephanus Muhren de Bergen op Zoom. En suivant le parcours des ces deux ecclésiastiques, le livre retrace de façon précise l'histoire des groupes d'espionnage et des lignes d'évasion. Ces lignes de secours étaient utilisées par des prisonniers de guerre évadés,Capture d’écran 2018-10-20 à 15.38.16.png par des pilotes alliés abattus, par des personnes d’origine juive et des ressortissants néerlandais en fuite vers l’Angleterre. La ligne d’évasion partait d'Allemagne et des Pays-Bas pour rejoindre Eijsden (NL) puis Mouland et Visé. Une fois arrivés au pays de Herve ou de Liège, les réfugiés étaient conduits à Givet ou à Bruxelles, où d'autres groupes de résistance les prenaient en charge.

    L'ouvrage explore avec soin l’émergence des groupes de résistance et leur développement, la coopération entre les réseaux belges et néerlandais, le Hannibalspiel (l'infiltration des réseaux par l'Abwehr depuis Groningue et Liège), mais aussi les circonstances entourant les arrestations et les procès de ces résistants.

    En cherchant à comprendre pourquoi, dans la région de Liège, ces deux moines d’Anvers et de Bergen op Zoom se décident à entrer en résistance, l’enquête met en lumière le rôle joué par l’Eglise et par l’abbaye du Val-Dieu (dont l’abbé était allemand) mais aussi par leurs familles.

    Dossier de presse.

    Un article de François Detry.

    Bulletin de commande.

  • 11 septembre à Aubel

    Aubelois, Aubeloises, cette date du 11 septembre est inscrite profondément dans nos mémoires, celle des jeunes et des adultes de l’époque.

    J’étais toujours à l’école primaire. La cruauté des V1 faisait que des voisins se  protégeaient en se réunissant dans des caves aménagées en lieux d’accueil.

    Le  jour de  la libération, nous étions rassemblés. Nous étions habitués dans la cave  des frères Bosch (près du magasin de la  demoiselle Moors au bas du village). Nous étions habitués à entendre les bottes cloutées martelant le sol aubelois, quand  ce 11 septembre, vers 16 heures, papa, par le soupirail de notre cachette, voit et  entend un changement de décor au niveau des chaussures et du bruit. Les bottes cloutées font  place à des chaussures et le bruit retentissant fait  place à un caoutchouc très silencieux. C’est alors que  papa a crié : « Les Américains sont là ». Tous nous sortons de la  cave, jeunes, adultes, personnes âgées pour accueillir chaleureusement ceux que  nous attendions depuis  longtemps, les soldats de la  première armée américaine  (1A). Nous étions à peine dans la rue qu’on annonçait l’arrivée des chars. Quelle fut  notre surprise lorsque, sur  le 1erchar, envahi de  jeunes et d’adultes, nous apercevions monsieur Fléchet à l’avant du char et à l’arrière monsieur Joseph Vandendale, qui était  visible  de loin de par sa taille. Ce fut la grande fête animée par des farandoles où, entre américains et aubelois(es), il n’y avait que l’uniforme qui les distinguait des autres. De ce jour de fête, j’ai gardé certains souvenirs heureux mais d’autres aussi. Je retiens  comme souvenir positif la distribution, par les  militaires, de  bonbons, du chocolat excellent, soigneusement emballés pour la conservation. Et puis, les cigarettes dont  j’ai retenu certaines  marques : Camel, Lucky Strick, Chesterfield Philip Moris… cigarettes bien meilleures  que celles fumées pendant la  guerre (Marouf). Certains jeunes ont fumé leur première cigarette ! D’autres souvenirs sont à classer dans  le négatif : 

    • le décès du premier soldat américain sur le sol aubelois route de Battice.
    • La bataille acharnée dans le fond du village, là où coule la Bel.
    • Le camion allemand équipé d’un canon orienté vers ... Heureusement, les américains sont intervenus à temps. Le camion fut incendié ainsi que le chauffeur.

    Chaque 11 septembre, il est bon de se rappeler que notre liberté s’est retrouvée grâce à nos libérateurs dont un certain nombre repose en paix au cimetière américain de Henri-Chapelle. La mémoire est si courte parfois.

    P. Bour

  • Le don du soldat US Keaton aux oubliettes

    En 2002, Frank Keaton, un ancien soldat américain, a légué la somme de 10.000 euros à une association aubeloise dans le but de financer un projet en rapport avec la seconde guerre mondiale. Quinze ans plus tard, une bonne partie de l’argent est toujours là… et rien ne bouge. À la déception des amis du vétéran américain.

    Pourquoi dorment sur un compte les 4.000 euros restant du don de Frank Keaton, un soldat américain qui s’est battu pour libérer notre région durant la guerre 40-45 ? C’est la question que se pose un Aubelois, ami de la famille de l’Américain.

    Un article de J.-C.F. à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 12 juin 2018.