Immigration

  • Des migrants érythréens s’enfuient d’un camion

    On sait que de nombreux camionneurs sont confrontés à des migrants qui tentent d’entrer dans leurs camions en bord d’autoroute, pour se rendre à Calais dans l’espoir de gagner l’Angleterre.

    Mais ce serait la première fois qu’on est confronté à ce problème à Aubel.

    Ce jeudi matin, un camionneur tchèque s’arrête rue de Merckhof, à Aubel, à proximité de la société Detry, pour demander son chemin. Il doit se rendre à la cidrerie Stassen. Lorsqu’il s’arrête, il s’aperçoit que des personnes sortent précipitamment de sa remorque et prennent la fuite. Il s’agit de migrants, huit au total. Ils profitent de l’arrêt pour s’enfuir dans le zoning agroalimentaire.

    La police est prévenue. Six seront arrêtés dans la matinée. Toujours aucune trace des deux derniers.

    Il s’agit de réfugiés venus d’Érythrée, un petit pays situé au nord de l’Éthiopie. Ils se seraient manifestement trompés de direction. Ils auraient embarqué à bord d’un camion à Calais, en France, dans l’espoir de gagner la Grande-Bretagne.

    Et ils ont pris un mauvais camion, qui se rendait à Aubel au lieu de prendre la direction du pays anglo-saxon. Apparemment ce n’était pas la première fois que ce groupe de migrants procédait de la sorte. Des ordres de quitter le territoire français ont été retrouvés sur eux. Si on entend souvent parler de migrants passagers clandes-

    tins de camions, ce serait la première fois qu’ils arrivent de la sorte jusqu’à Aubel.

    « Nous n’avons jamais été confrontés à ce genre de problème », déclare un représentant de chez Detry. « Aucune autre entreprise du zoning ne l’a été d’ailleurs. Ce n’est pas une route que les migrants empruntent habituellement. »

    UNE PREMIÈRE À AUBEL

    Du côté de la police, on se sent impuissant par rapport à cette problématique. D’abord parce qu’il y a d’autres urgences que celle de courir après des réfugiés clandestins. Et aussi parce qu’il en revient toujours plus, prêts à courir de grands risques dans l’espoir d’une vie meilleure. 

    B. B. ET J.-C. F. dans LA MEUSE VERVIERS du 3 août 2018.