Religion - Page 4

  • CRECHES DE PAQUES

    Capture d’écran 2016-03-17 à 10.07.55.pngSi l’image de la crèche de Noël est universelle et très ancienne, la création de crèches de la Passion du Christ ou crèches de Pâques l’est beaucoup moins…d’où son intérêt.

    La représentation du Christ en croix nous est familière, mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’art religieux se développe à travers les ivoires et la miniature à l’époque carolingienne. Dans nos régions, le vieux Bon Dieu de Tancrémont (sculpté entre 810 et 965) demeure un magnifique exemple.

    Les Franciscains, présents dans les lieux saints dès 1220 vont jouir d’un privilège pontifical jusqu’au XVIIIe siècle : la représentation du chemin de croix qui ne sera autorisée dans toutes les églises de la chrétienté qu’à partir de 1731 et généralisée un siècle et demi plus tard avec l’industrialisation de l’art religieux.  

    Une autre influence importante est celle des drames liturgiques et des mystères médiévaux. Ils sont nés dans nos régions septentrionales. Chargés à l’origine de paraphraser les textes évangéliques pour les rendre plus accessibles aux fidèles, ils dérivent rapidement en mystères,. De nombreux retables flamands et brabançons en font encore écho.

    L’art de la Contre-Réforme va remettre de l’ordre dans ces représentations parfois fort éloignées des textes bibliques. On voit apparaître un peu partout dans le monde catholique européen des chapelles avec la mise au tombeau représentée avec des statues. D’autres représentations s’intègrent dans des particularismes régionaux : les calvaires en Bretagne.

    Le nouvel ordre des Jésuites va prendre l’habitude d’exposer une représentation de la Nativité et une de la Passion. Cet art nouveau va se développer principalement au Tyrol,dans le sud de l’Allemagne, en Italie et en Espagne. Les figuristes toscans et leurs statues de plâtre,  les porcelainiers d’Andenne  et d’Allemagne ont laissé quelques beaux exemples dans nos régions. Les images pieuses associent aussi l’image de Jésus enfant et de la croix.

    A l’instar de la crèche de Noël, la représentation en trois dimensions, souvent située dans un environnement approprié est censée apporter au spectateur une vision qui invite à la méditation et lui donne l’impression de participer lui-même à la scène. L’Association belge des Amis de la Crèche perpétue cet art avec des techniques adaptées et l’exposition, inscrite dans le 800ème anniversaire de l’Abbaye du Val Dieu en  propose une trentaine parmi les plus beaux exemplaires..

     

    Lire la suite

  • Quand l'esprit de Vatican II soufflait sur l'église d'Aubel

    Il y a 50 ans, le 11 décembre 1965, le Journal d'Aubel publiait un appel pour que le paroissiens viennent récupérer leurs chaises personnelles à l'église.

    Voici le texte de cette appel:

    CHAISES A L'EGLISE — Dans l’esprit du Concile et pour s’aligner sur la plupart des paroisses, le Conseil de Fabrique a décidé d’acheter de nouvelles chaises d’église qui remplaceront les chaises appartenant à des personnes déterminées. Le fournisseur vient de prévenir qu’elles seront amenées mardi prochain 14 courant.
    Le Conseil de Fabrique prie donc toutes les personnes possédant une chaise personnelle à l’église de bien vouloir la faire enlever dès lundi. Nous ne doutons pas que toutes ces personnes accepteront de bon gré cette décision.

     

  • Plus de 200 chevaux bénis

    SAINT-HUBERT 

    Le saint patron de la paroisse aubeloise, Hubert, a de nouveau été fêté, ce week-end, à l’initiative de la Société Royale St-Hubert .

    De plus en plus de monde participe à la bénédiction du dimanche, en y apportant son animal de compagnie. Mais la foule est aussi là pour assister à la journée agricole du samedi. Sans oublier les réjouissances populaires qui se poursuivent jusqu’au mardi 10 novembre par le biais de la foire qui accueillera sur la place Albert 1er les camelots, en plus du bal populaire animé par Tony Musette...
    Dimanche, c’est donc sous un ciel fort clément que la mini-procession de la Châsse de St-Hubert, une œuvre en bois sculpté du 17
    e siècle, a déboulé dans le village, une nouvelle fois ouverte par les membres de la société de tir locale et leur Roy, porteur du fameux collier d’argent massif. La bénédiction des animaux pouvait alors commencer pour 
    l'abbé Benoît Sadzot. Plus de deux cents chevaux venus de parfois loin et de très nombreuses carrioles ont défilé pour être bénis... La traditionnelle bousculade des propriétaires de petits animaux tels que chiens, chats et autres quadrupèdes familiers allait marquer la fin d’une cérémonie partagée entre traditions religieuses et folklore local. 

    F.H.

  • Les Sept Couleurs du Chant au Val-Dieu le samedi 17 octobre

    Ce concert fut créé à la cathédrale de Bruxelles en mars 2013 et y a conquis plus de 2300 personnes. Vous trouverez des échos et témoignages de son impact sur cette page.

    Capture d’écran 2015-10-06 à 15.10.50.png

    L'église décanale Saint Jean-Baptiste à Wavre eu l'heureuse audace d'accueillir "Les Sept Couleurs du Chant"  qui réjouirent avec la même émotion une assemblé très fournie le samedi 19 octobre 2013.  Même si le chœur fut plus réduit, l'enthousiasme et la profondeur étaient au rendez-vous !  Vous pouvez lire quelques uns des remerciements très touchants sur cette page.

    Plus qu'un concert, "Les Sept Couleurs du Chant" invite à l’intériorité et à la Rencontre. Tant auditeurs que choristes, nul ne repart chez lui comme il est venu.


    Notre petite vidéo vous aidera à en promouvoir l'idée !  Voyez à cette page.cert-méditation" !

  • L’abattoir d’Aubel doute de pouvoir accueillir la clientèle musulmane supplémentaire.

    VERVIERS - FÊTE DU SACRIFICE

    Capture d’écran 2015-08-09 à 08.25.33.png

    Se conformant aux règles européennes, le ministre Di Antonio (CDH) interdit l’abattage sans étourdissement dans les lieux temporaires. A Verviers, c’est le branle-bas de combat. On craint un retour aux abattages clandestins.  

    «Nous ne sommes pas opposés à accueillir davantage de privés qui veulent abattre un mouton pour la fête du sacrifice, mais c’est compliqué, déclare Bernard Lahaye, responsable de l’abattoir communal d’Aubel.

    Nous ne pouvons pas mettre de côté nos clients réguliers et nous devons engager du personnel supplémentaire (avec surcoût à la clé) car il faut à chaque fois vérifier tous les documents exigés. Par ailleurs, je suis sceptique sur la ré- partition en trois jours. Cela ne correspond pas à la tradition musulmane, qui veut que le premier jour, on abat le mouton, le deuxième jour on le prépare et le troisième on le mange en famille.

    Je doute que des familles acceptent de différer l’abattage le deuxième ou le troisième jour...». C’est là que le ministre place beaucoup d’espoirs sur une deuxième mesure: l’implication des différentes communautés musulmanes locales pour diriger leurs membres vers les abattoirs fixes.

    «Ils ne sont pas prêts», rétorque Noureddine Smaili, qui estime que le droit à l’abattage rituel, consacré par un arrêté royal tant pour les musulmans que pour les juifs, n’est plus respecté. Il menace de porter plainte au Conseil d’Etat.

    Extraits d'un article de PHILIPPE BODEUX dans LA MEUSE VERVIERS du 8 août 2015

    Lire la suite