Religion - Page 4

  • Une exposition de crèches de... Pâques à l'abbaye du Val-Dieu

    Première manifestation dans le cadre du 800è anniversaire de l’Abbaye du Val-Dieu à Aubel, une exposition de crèches de Pâques est à voir en ce moment et jusqu’au 10 avril dans les caves voûtées. Moins connues que celles de Noël, elles ne manquent pas d’originalité

  • EXPOSITION DU CHEMIN DE CROIX D’ANDRE SIMAR

    Ce que produisent avant tout les grands tableaux d’André Simar qui font ce chemin de Croix, c’est le sentiment de profusion, d’énergie, de vie bouillonnante. Toutes les époques sont présentes autour de la Croix. Les plus anciennes, avec des personnages issus de l’Histoire Sainte. Mais notre temps également, personnifié par des inconnus, des stars de cinéma, des sportifs, des soldats, des politiques, des grandes figures chrétiennes aussi telles que celle de Mère Térésa … On se presse dans les cases, on s’y bouscule. Pour voir la Croix ? Peut-être, mais aussi pour interpeller les spectateurs.. De chacun des recoins, des regards nous interrogent, nous posent question. Qui sommes-nous ? Qui êtes-vous ? Et qui était-il ? Car où est le Crucifié ? Où est celui qui convie toute cette humanité ? La peinture d’André Simar se donne toute entière, et pourtant, à la manière du « Portement de la Croix » de Bruegel l’Ancien, le Christ, pourtant au centre, ne se laisse pas découvrir au premier regard. C’est pourtant lui qui en est le centre, qui relie ces univers. 

    ANDRE SIMAR : peintre liégeois contemporain de 86 ans. Sa peinture regorge de nuance et de tons différents. Impossible de l’enfermer dans une école particulière de peinture. La figure humaine est partout présente dans son œuvre, ce qui en ferait un figuratif mais son style particulier à la manière d’une planche de BD en font aussi « un modern » avec une pluralité d’influence.

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  • CRECHES DE PAQUES

    Capture d’écran 2016-03-17 à 10.07.55.pngSi l’image de la crèche de Noël est universelle et très ancienne, la création de crèches de la Passion du Christ ou crèches de Pâques l’est beaucoup moins…d’où son intérêt.

    La représentation du Christ en croix nous est familière, mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’art religieux se développe à travers les ivoires et la miniature à l’époque carolingienne. Dans nos régions, le vieux Bon Dieu de Tancrémont (sculpté entre 810 et 965) demeure un magnifique exemple.

    Les Franciscains, présents dans les lieux saints dès 1220 vont jouir d’un privilège pontifical jusqu’au XVIIIe siècle : la représentation du chemin de croix qui ne sera autorisée dans toutes les églises de la chrétienté qu’à partir de 1731 et généralisée un siècle et demi plus tard avec l’industrialisation de l’art religieux.  

    Une autre influence importante est celle des drames liturgiques et des mystères médiévaux. Ils sont nés dans nos régions septentrionales. Chargés à l’origine de paraphraser les textes évangéliques pour les rendre plus accessibles aux fidèles, ils dérivent rapidement en mystères,. De nombreux retables flamands et brabançons en font encore écho.

    L’art de la Contre-Réforme va remettre de l’ordre dans ces représentations parfois fort éloignées des textes bibliques. On voit apparaître un peu partout dans le monde catholique européen des chapelles avec la mise au tombeau représentée avec des statues. D’autres représentations s’intègrent dans des particularismes régionaux : les calvaires en Bretagne.

    Le nouvel ordre des Jésuites va prendre l’habitude d’exposer une représentation de la Nativité et une de la Passion. Cet art nouveau va se développer principalement au Tyrol,dans le sud de l’Allemagne, en Italie et en Espagne. Les figuristes toscans et leurs statues de plâtre,  les porcelainiers d’Andenne  et d’Allemagne ont laissé quelques beaux exemples dans nos régions. Les images pieuses associent aussi l’image de Jésus enfant et de la croix.

    A l’instar de la crèche de Noël, la représentation en trois dimensions, souvent située dans un environnement approprié est censée apporter au spectateur une vision qui invite à la méditation et lui donne l’impression de participer lui-même à la scène. L’Association belge des Amis de la Crèche perpétue cet art avec des techniques adaptées et l’exposition, inscrite dans le 800ème anniversaire de l’Abbaye du Val Dieu en  propose une trentaine parmi les plus beaux exemplaires..

     

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  • Quand l'esprit de Vatican II soufflait sur l'église d'Aubel

    Il y a 50 ans, le 11 décembre 1965, le Journal d'Aubel publiait un appel pour que le paroissiens viennent récupérer leurs chaises personnelles à l'église.

    Voici le texte de cette appel:

    CHAISES A L'EGLISE — Dans l’esprit du Concile et pour s’aligner sur la plupart des paroisses, le Conseil de Fabrique a décidé d’acheter de nouvelles chaises d’église qui remplaceront les chaises appartenant à des personnes déterminées. Le fournisseur vient de prévenir qu’elles seront amenées mardi prochain 14 courant.
    Le Conseil de Fabrique prie donc toutes les personnes possédant une chaise personnelle à l’église de bien vouloir la faire enlever dès lundi. Nous ne doutons pas que toutes ces personnes accepteront de bon gré cette décision.

     

  • Plus de 200 chevaux bénis

    SAINT-HUBERT 

    Le saint patron de la paroisse aubeloise, Hubert, a de nouveau été fêté, ce week-end, à l’initiative de la Société Royale St-Hubert .

    De plus en plus de monde participe à la bénédiction du dimanche, en y apportant son animal de compagnie. Mais la foule est aussi là pour assister à la journée agricole du samedi. Sans oublier les réjouissances populaires qui se poursuivent jusqu’au mardi 10 novembre par le biais de la foire qui accueillera sur la place Albert 1er les camelots, en plus du bal populaire animé par Tony Musette...
    Dimanche, c’est donc sous un ciel fort clément que la mini-procession de la Châsse de St-Hubert, une œuvre en bois sculpté du 17
    e siècle, a déboulé dans le village, une nouvelle fois ouverte par les membres de la société de tir locale et leur Roy, porteur du fameux collier d’argent massif. La bénédiction des animaux pouvait alors commencer pour 
    l'abbé Benoît Sadzot. Plus de deux cents chevaux venus de parfois loin et de très nombreuses carrioles ont défilé pour être bénis... La traditionnelle bousculade des propriétaires de petits animaux tels que chiens, chats et autres quadrupèdes familiers allait marquer la fin d’une cérémonie partagée entre traditions religieuses et folklore local. 

    F.H.