Agriculture - Page 5

  • Bienvenue à la maquée Val-Dieu

    Les produits estampillés « Val- Dieu » s’accroissent depuis quelque temps, notamment à l’occasion des 800 ans de l’abbaye si- tuée sur la commune d’Aubel. Dernier en date : la maquée artisanale, fabriquée comme à l’époque avec du lait pasteurisé.

    « Cela fait 5 ans que Herve Société, qui s’occupe de la marque Val-Dieu, souhaitait élargir sa gamme », explique Damien Bruwier, administrateur délégué de la fromagerie Régal, qui a produit cette maquée onctueuse. « Il y a un an, le projet s’est accéléré. Finalement, comme c’est le cas avec la nouvelle bière, ils ont décidé de sortir la maquée en cette fin du mois de mai pour marquer le 800e anniversaire », continue-t-il.

    Produite au lait entier issu de la filière laitière Marguerite Happy Cow, cette filière de lait équitable dans laquelle se sont engagés plusieurs acteurs du monde laitier issus du Pays de Herve, cette maquée moulée à la louche se déguste généralement sur une tartine. De quoi faire revenir à la mode le « stron d’poye » (une tartine nappée de maquée et de sirop de Liège, ndlr), traduit littéralement par caca de poule en wallon étant donné l’apparence. « On peut également mettre du sucre, de la cassonade... Si on préfère du salé, la ciboulette ou les radis se prêtent parfaitement », conseille Damien Bruwier.

    Cette maquée est d’ores et déjà disponible dans le magasin de l’abbaye du Val-Dieu et dans les magasins de la chaîne Colruyt en Wallonie.

     

  • Madeleine Hanssen primée pour son Herve

    Le 23 juin, elle sera honorée par le Parlement wallon en qualité de « Talent wallon » dans la catégorie Artisanat. Encore une belle récompense pour la productrice de fromage de Herve, bien connue sur le marché d'Aubel . Un produit qui est particulièrement revenu sur le devant de la scène après les multiples démêlés entre l’Afsca et José Munnix, l’un des derniers producteurs, avec Madeleine Hanssen, de fromage de Herve au lait cru. Le fromage de Herve n’aura jamais été autant mis à l’honneur.

  • Des agriculteurs prêts à bloquer, eux aussi

    SOUTIEN AUX CAMIONNEURS

    Hier, des éleveurs de la région verviétoise se posaient des questions quant à l’opportunité de programmer des blocages, en soutien aux routiers. « On reçoit plein de coups de fil d’agriculteurs voulant aller manifester avec les Capture d’écran 2016-04-07 à 07.20.09.pngcamionneurs. Mais rien n’est encore décidé », tempère l’éleveur d’Amblève Erwin Schöpges, administrateur de l’EMB, dont le MIG est le pendant belge. Ceci dit, des contacts sont pris avec les routiers. À la Fugea, on annonçait aussi être solidaire avec les routiers. D’autant que la taxe pourrait peser lourd sur les comptes des fermes, déjà malmenés par le prix du lait. Il est à 22-23 cents le litre, jauge l’Aubelois Manu Bragard, président de la FWA pour la région verviétoise. Et il pourrait bientôt tomber à 20, déplore Erwin Schöpges, alors que la rentabilité est évaluée à 35.

    La taxe kilométrique plomberait le prix des livraisons d’entre 1,2 et 2 euros la tonne selon les estimations. Qu’il s’agisse de bétail, de fourrage, de paille..., à l’entrée, ou de bétail, de lait pompé par la laiterie..., à la sortie. La question est de savoir si le fermier pourra répercuter ces surcoûts, qui oscilleraient entre 5.000 et 10.000 euros par exploitation l’an, sur les autres maillons de la chaîne, s’interroge Joseph Ponthier, le président national de la FWA. Une FWA qui paraît moins prompte à embrayer: Joseph Ponthier souligne que les agriculteurs avaient déjà bé- néficié de mesures compensatoires pour 7 millions bien avant. Et alors, se rappelle-t-il, l’UPTR, le syndicat des transporteurs le plus rebelle actuellement, n’avait pas voulu de distorsion.

    Néanmoins, il se propose d’essayer de sensibiliser le ministre Collin, en charge de l’Agriculture, pour qu’il plaide en faveur des routiers auprès de son collègue Lacroix. La Fugea, elle, réclame l’exonération de la taxe pour tout poids lourd gravitant autour du monde agricole.

    Yves BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 7 avril 2016

  • Les agriculteurs en action au marché d'Aubel ce dimanche?

    Plusieurs actions et manifestations des agriculteurs auront lieu dans les prochains jours. Ce samedi, les membres de la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA) s’installeront devant l’Intermarché de Dison de 10 à 12 heures pour sensibiliser les citoyens aux problématiques auxquels ils doivent faire face.

    « Nous distribuerons des cartes postales, prétimbrées, qui expliqueront ce à quoi nous sommes confrontés. Les citoyens pourront y glisser leur propre commentaire. Ces cartes sont ensuite destinées à être envoyées au ministère de l’Agriculture, au conseil des ministres en espérant que ça bouge enfin », raconte Manu Bragard, le président de la locale d’Aubel-Herve de la FWA.

    Une action pourrait également avoir lieu au marché d’Aubel de ce dimanche, mais rien n’est encore confirmé.

    Ce lundi, par contre, ils seront nombreux à se rendre au quartier européen à Bruxelles pour manifester leur mécontentement. Le syndicat des producteurs laitiers (MIG) sera présent. Officiellement, il n’y aura que cet endroit qui sera visé mais les producteurs se disent lassés de ne rien voir bouger et pourraient aller plus loin dès lors qu’on évoque un prix du lait à 15 ou 17 cents le litre. Soit bien loin des 40 cent souhaités. 

    MARYSE BAGUETTE dans LA MEUSE VERVIERS du 12 mars 2016.

  • À peine fondée, trois fois plus de membres

    ASSOCIATION DE PRODUCTEURS DE FROMAGES AU LAIT CRU

    Petits et défendant leur beefsteak, chacun dans leur coin, les producteurs de fromages au lait cru se sont rendu Capture d’écran 2016-02-26 à 08.03.20.pngcompte, à la suite de l’affaire du herve de José Munnix, recalé par l’Afsca, qu’ils avaient intérêt à s’unir. Résultat : des six membres fondateurs du Groupe- ment d’Intérêt Économique « Producteurs de fromages au lait cru », dont trois Verviétois, on est déjà passé à une vingtaine, explique Benoît Robert, de la fromagerie du Bairsoù, à Henumont (Trois-Ponts). Parmi les cofondateurs, on compte aussi Madeleine Hanssen, dernière productrice de herve au lait cru, et Françoise Ledur, de la Fromagerie du Troufleur, à Waimes. D’autres parmi la centaine de producteurs devraient encore rejoindre le groupe. « On veut faire une promotion positive du lait cru », explique Benoît Robert. Notamment pour la santé. Ainsi, souligne-t-il, une étude italienne a montré que les enfants mangeant du fromage au lait cru étaient moins sujets à l’eczéma ou à l’asthme. Et puis, le fromage au lait cru, souvent artisanal, ça dope aussi l’emploi. Ainsi, dans la coopérative de Benoît Robert, « nous sommes quatre à travailler. Mais pour une usine qui produira cent fois plus, on comptera peut-être une douzaine de personnes ». L’association, ajoute le Trois-Pontois, permet aussi de se positionner dans le créneau du circuit court et donnera de la visibili- té aux produits lors d’événements. Ainsi, au Salon Valériane, Madeleine Hanssen devrait faire goûter ses produits mais aussi ceux d’autres membres de l’association. La volonté est aussi de s’unir pour décrocher des subsides afin de financer des formations et pour négocier de meilleurs prix avec les labos pour les suivis d’analyse ou trouver des solutions à des problèmes communs. Madeleine Hanssen résume : « Le but n’est pas commercial, mais le partage, la solidarité et l’entraide. »

    Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 26 février 2016