Agriculture - Page 5

  • La tarte au riz dans le viseur de l’AFSCA

    À l’heure de célébrer ses 125 ans d’exis- tence, l’Union professionnelle des Boulangers Pâtissiers de Verviers et Capture d’écran 2016-06-07 à 07.17.43.pngrégion germanophone s’inquiète de l’avenir de la plus célèbre pâtisserie de chez nous : la tarte au riz. En cause, des réglementations qui prônent une plus grande aseptisation.

    L’Union professionnelle des patrons Boulangers Pâtissiers de Verviers et région germanophone a lancé les festivités pour ses 125 ans d’existence à l’occasion de la 60e fête nationale de la boulangerie, pâtisserie, glacerie et chocolaterie célébrée ce lundi à Verviers. Cette union professionnelle regroupe 80 membres sur les 120 boulangeries présentes sur le territoire susmentionné. L’occasion de rappeler les difficultés rencontrées par les boulangers-pâtissiers ces temps-ci. Entre une volonté d’aseptisation toujours plus grande de la part de l’AFSCA et un accès à la profession parfois donné à n’importe qui, pas évident pour eux de s’en sortir, comme l’expliquaient Rudy Wertz, président de l’Union professionnelle verviétoise, et Albert Denoncin, président de la Confédération de la Boulangerie lundi à Verviers. Car un pan du terroir verviétois est encore en danger : la tarte au riz. « Le gros sujet sur le feu, c’est  l’avenir de la tarte au riz, menacée par l’AFSCA », révèle ainsi Rudy Wertz qui n’hésite pas à faire le parallèle avec l’acharnement de l’AFSCA contre le Herve au lait cru l’année dernière. Capture d’écran 2016-06-07 à 07.16.56.png« Ils veulent faire passer tous les boulangers qui utilisent du lait de ferme au lait pasteurisé. » Une hérésie pour les puristes, à l’instar de la mise à mort du lait cru pour faire le fromage de Herve qui avait précipité le retrait du métier de José Munnix en 2015. De cet abandon du lait de ferme au profit du lait pasteurisé dans la recette de la tarte au riz, il en était déjà question voici quelques années. Mais ici, la menace se fait plus pressante que jamais auprès des boulangers d’après le président de l’Union professionnelle. Même chose pour tout ce qui permet aux boulangers de créer des produits artisanaux comme la grande production ne sera jamais capable de produire.

    D'un article d'AURÉLIE FRANSOLET dans LA MEUSE VERVIERS du 7 juin 2016

  • Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Plateau de Herve

    Le récent bulletin (n° 96) de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Plateau de Herve est consacré aux produits du terroir du Plateau de Herve, avec notamment des articles (de Thomas Lambiet, Francis Polrojt, Fabienne Effertz, Joseph Jacob, Joseph Andrien, Jean Rennotte, André Moureau, Gilles Monville) sur:

    • la vie dans les campagnes des Pays d'Outre-Meuse
    • l'évolution du paysage agricole
    • les fermes
    • l'évolution de la production du fromage de Herve
    • le "Herve" fabriqué en Bavière
    • les outils de nos fermes
    • la bière
    • le sirop
    • le cidre
    • la culture de la vigne
    • "dès frût' èt dès frûtèdjes"
    • la meunerie
    • l'élevage des bovins, principalement du XVIIe au XIXe siècle

    Une publication éclectique qui reflète la richesse de notre histoire locale. 144 pages en quadrichromie. 

    Cette publication est envoyée aux membres en ordre de cotisation pour l'année 2015 (18 euros). Elle peut aussi être envoyée à toute personne n'étant pas membre de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Plateau de Herve. Le prix de vente est de 19 euros (+ éventuellement 3,45 euros de frais de port).

     

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  • Bienvenue à la maquée Val-Dieu

    Les produits estampillés « Val- Dieu » s’accroissent depuis quelque temps, notamment à l’occasion des 800 ans de l’abbaye si- tuée sur la commune d’Aubel. Dernier en date : la maquée artisanale, fabriquée comme à l’époque avec du lait pasteurisé.

    « Cela fait 5 ans que Herve Société, qui s’occupe de la marque Val-Dieu, souhaitait élargir sa gamme », explique Damien Bruwier, administrateur délégué de la fromagerie Régal, qui a produit cette maquée onctueuse. « Il y a un an, le projet s’est accéléré. Finalement, comme c’est le cas avec la nouvelle bière, ils ont décidé de sortir la maquée en cette fin du mois de mai pour marquer le 800e anniversaire », continue-t-il.

    Produite au lait entier issu de la filière laitière Marguerite Happy Cow, cette filière de lait équitable dans laquelle se sont engagés plusieurs acteurs du monde laitier issus du Pays de Herve, cette maquée moulée à la louche se déguste généralement sur une tartine. De quoi faire revenir à la mode le « stron d’poye » (une tartine nappée de maquée et de sirop de Liège, ndlr), traduit littéralement par caca de poule en wallon étant donné l’apparence. « On peut également mettre du sucre, de la cassonade... Si on préfère du salé, la ciboulette ou les radis se prêtent parfaitement », conseille Damien Bruwier.

    Cette maquée est d’ores et déjà disponible dans le magasin de l’abbaye du Val-Dieu et dans les magasins de la chaîne Colruyt en Wallonie.

     

  • Madeleine Hanssen primée pour son Herve

    Le 23 juin, elle sera honorée par le Parlement wallon en qualité de « Talent wallon » dans la catégorie Artisanat. Encore une belle récompense pour la productrice de fromage de Herve, bien connue sur le marché d'Aubel . Un produit qui est particulièrement revenu sur le devant de la scène après les multiples démêlés entre l’Afsca et José Munnix, l’un des derniers producteurs, avec Madeleine Hanssen, de fromage de Herve au lait cru. Le fromage de Herve n’aura jamais été autant mis à l’honneur.

  • Des agriculteurs prêts à bloquer, eux aussi

    SOUTIEN AUX CAMIONNEURS

    Hier, des éleveurs de la région verviétoise se posaient des questions quant à l’opportunité de programmer des blocages, en soutien aux routiers. « On reçoit plein de coups de fil d’agriculteurs voulant aller manifester avec les Capture d’écran 2016-04-07 à 07.20.09.pngcamionneurs. Mais rien n’est encore décidé », tempère l’éleveur d’Amblève Erwin Schöpges, administrateur de l’EMB, dont le MIG est le pendant belge. Ceci dit, des contacts sont pris avec les routiers. À la Fugea, on annonçait aussi être solidaire avec les routiers. D’autant que la taxe pourrait peser lourd sur les comptes des fermes, déjà malmenés par le prix du lait. Il est à 22-23 cents le litre, jauge l’Aubelois Manu Bragard, président de la FWA pour la région verviétoise. Et il pourrait bientôt tomber à 20, déplore Erwin Schöpges, alors que la rentabilité est évaluée à 35.

    La taxe kilométrique plomberait le prix des livraisons d’entre 1,2 et 2 euros la tonne selon les estimations. Qu’il s’agisse de bétail, de fourrage, de paille..., à l’entrée, ou de bétail, de lait pompé par la laiterie..., à la sortie. La question est de savoir si le fermier pourra répercuter ces surcoûts, qui oscilleraient entre 5.000 et 10.000 euros par exploitation l’an, sur les autres maillons de la chaîne, s’interroge Joseph Ponthier, le président national de la FWA. Une FWA qui paraît moins prompte à embrayer: Joseph Ponthier souligne que les agriculteurs avaient déjà bé- néficié de mesures compensatoires pour 7 millions bien avant. Et alors, se rappelle-t-il, l’UPTR, le syndicat des transporteurs le plus rebelle actuellement, n’avait pas voulu de distorsion.

    Néanmoins, il se propose d’essayer de sensibiliser le ministre Collin, en charge de l’Agriculture, pour qu’il plaide en faveur des routiers auprès de son collègue Lacroix. La Fugea, elle, réclame l’exonération de la taxe pour tout poids lourd gravitant autour du monde agricole.

    Yves BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 7 avril 2016