Agriculture - Page 4

  • La viande de porc bondit de 40 %, celle de bœuf diminue

    Le prix de base du porc sur pied a crû de plus de 40 % depuis avril, s’affichant désormais à 1,20 €/kg, explique Martin Lovenfosse, directeur de l’abattoir porcin d’Aubel.

    Capture d’écran 2016-08-23 à 08.00.29.pngBond spectaculaire qu’on attribue à une augmentation de la demande, surtout en Chine, en Corée et au Japon, alors que l’offre a diminué suite à l’abattage important. Une bouffée d’oxygène pour les éleveurs, comme Christian Royen, de Thimister. Mais selon lui, après une période de vaches maigres, beaucoup ne réussissent toujours pas à éponger toutes les dettes. Car depuis l’an 2000, seules les années 2003 et 2006 avaient été convenables, selon l’éleveur.

    À LA CAISSE, C’EST PAREIL

    Par contre, pour la viande de bœuf, il y a tassement de la demande et donc, prix demeurant très bas. Entre autres parce que la météo n’a guère incité à faire des barbecues. De plus, la consommation de bœuf à domicile a décru et n’a pas été compensée par l’ouver- ture de restaurants jouant surtout sur les viandes de niche. Les informations sur le lien possible entre viande rouge et cancer ont eu aussi un impact sur la demande. Pour autant, les prix à l’étal du boucher n’ont guère varié. D’après l’Observatoire des prix, entre les deuxièmes trimestres 2015 et 2016, la viande de porc a... diminué de 0,6 %, alors que le bœuf augmentait d’autant. Pour Jean-Luc Pottier, président de la Fédéra- tion nationale des bouchers, ça s’explique parce que dans bien des commerces belges, on vend de la viande de porc issue d’élevages de niche, comme le PQA Ardenne. L’industriel est plus sujet aux variations. Et le coût de la transfor- mation, lui, ne diminue pas. 

    Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 23 août 2016

  • Elles sauvent 400 poules de l’abattoir

    D’Aubel à Rémersdael, deux femmes se mobilisent pour sauver les poules de batterie d’une mort certaine
     
    Ce week-end, ce ne sont pas moins de 400 poules pondeuses qui ont été sauvées d’un élevage en batterie près de Gand. Pour Patricia Kindermans, des écuries des Coudriers à Aubel, et Anne-France Schnakers de Remersdael, pas question de laisser ces pauvres bêtes mourir à l’abattoir et finir en poulet pané. L’une en a recueilli 250 avant de les dispatcher vers des familles de particuliers tandis que la seconde a fait le trajet en camionnette pour charger et ramener les cageots de poulettes.

    « Je ne supporte pas la souffrance des humains et des animaux et quand je vois ce qu’on fait à ces poules je trouve ça scandaleux. Moi j’aime bien faire des choses plutôt que de rester passive à dire que c’est dommage et pas bien. Ici j’avais l’occasion de le faire donc voilà » explique Anne-France Schnackers au sujet de l’opération de sauvetage qu’elle a mené samedi, accompagnée de Solange t’Kint, de l’association « La Poule Heureuse ».
    Munie d’une camionnette et d’une remorque, l’amoureuse des animaux, originaire du Plateau de Herve, s’est rendueCapture d’écran 2016-06-22 à 07.04.55.png dans un élevage de poules pondeuses en batterie du côté de Gand pour en extirper 400 d’une mort certaine prévue à l’abattoir. « On en a chargé un maximum. Le but ce n’est pas d’en avoir des milliers pour moi, mais bien de les replacer après », explique Anne-France Schnakers pour qui c’était une première ex- périence. Et pas question de refiler ces pauvres bêtes déplumées à n’importe qui et n’importe comment et surtout, interdiction d’imaginer les manger, leurs sauveteuses sont d’ailleurs végétariennes.« Elles mourront de vieillesse. Même si elles ne pondent plus tous les jours elles continuent à le faire plic ploc ». D’ailleurs, un contrat d’adoption est signé avant de partir avec les gallinacés, histoire de s’assurer qu’il n’est pas question de leur trancher le cou. « L’intérêt c’est quand même manger des œufs frais qui viennent d’un animal sain » explique Anne-France Schnackers, montrant les piteuses poulettes arrivées voici quelques jours et les même en bonne santé, un an après leur venue. « Difficile à croire que c’est la même race et qu’elles viennent toutes d’un élevage »
    De son côté, Patricia Kindermans, des écuries des Coudriers à Aubel, a elle aussi répondu immédiatement à l’appel à l’aide sur les ré- seaux sociaux. « J’ai déjà vu comment ça se passait dans une batterie, je trouvais ça atroce. Anne-France Schnackers m’a dit qu’elle allait sauver des poules de batteries. Je me suis dit que j’allais participer et puis chez nous on estime qu’on a de la chance et on se place toujours dans une dynamique de partage plutôt que d’égoïsme. » Ni une ni deux, l’Aubeloise a donc recueilli pas moins de 250 poulettes. Enfin, recueilli est un grand mot, parce que le bouche-à-oreille a particulièrement bien fonctionné et une grande partie des pondeuses a quitté les écuries en moins d’une journée. « Elles sont arrivées samedi et les gens sont venus les chercher dimanche. Il m’en reste seulement 8 à placer donc au pire je vais les garder pour moi. Mais d’autres sauvetages qui sont encore prévenus », explique Patricia Kindermans qui a recueilli une cinquantaine de pondeuses. « Le plus absurde dans tout ça c’est que les éleveurs n’enfreignent pas la loi, c’est légal, alors est ce qu’on peut leur en vouloir », s’interroge l’Aubeloise. 

    VICTORIA MARCHE (dans LA MEUSE VERVIERS du 22 juin 2016)

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  • Le malheur des uns fait le bonheur des autres...

    Antoine, Claudy et Joseph Nyssen

    A priori bon pour les siroperies

    Comme on s'attend à une perte de 90 % des fruits à cause de la météo (voir l'article d'Yves Bastin dans LA MEUSE VERVIERS du 14 juin 2016), pour les fruiticulteurs vivant surtout de la vente de fruits à croquer, le millésime 2016 promet de ne pas être bon. Mais les siropiers artisanaux ne sont pas forcément à mettre dans le même panier. Car eux utilisent des fruits de rebut, grêlés ou pas. Certes, la production de poires, ingrédient essentiel du sirop, ne sera pas mirobolante, prévoit Éric Charlier, à Henri-Chapelle. Mais elle ne s’annonce pas (encore) calamiteuse pour autant. Catastrophisme dans lequel ne verse pas non plus Claudy Nyssen, à Aubel, qui attend encore un peu avant de se prononcer. D’autant qu’une inconnue importante subsiste pour les fruits des hautes tiges, utilisés en priorité par les siropiers artisanaux : le développement de la rouille grillagée du poirier, qui provient de tout petits champignons que diffusent chaque printemps des genévriers d’horticulture. Lesquels finissent par épuiser les poiriers non traités. Et pour le cidre ? André-Marie Hallet, qui cultive la pomme à cidre pour Stassen à Aubel, ne se fait pas de mouron. Pour ses fruits, la pollinisation a été plus tardive et s’est déroulée sous des cieux plus cléments.

    (LA  MEUSE VERVIERS du 14 juin 2016)

  • La tarte au riz dans le viseur de l’AFSCA

    À l’heure de célébrer ses 125 ans d’exis- tence, l’Union professionnelle des Boulangers Pâtissiers de Verviers et Capture d’écran 2016-06-07 à 07.17.43.pngrégion germanophone s’inquiète de l’avenir de la plus célèbre pâtisserie de chez nous : la tarte au riz. En cause, des réglementations qui prônent une plus grande aseptisation.

    L’Union professionnelle des patrons Boulangers Pâtissiers de Verviers et région germanophone a lancé les festivités pour ses 125 ans d’existence à l’occasion de la 60e fête nationale de la boulangerie, pâtisserie, glacerie et chocolaterie célébrée ce lundi à Verviers. Cette union professionnelle regroupe 80 membres sur les 120 boulangeries présentes sur le territoire susmentionné. L’occasion de rappeler les difficultés rencontrées par les boulangers-pâtissiers ces temps-ci. Entre une volonté d’aseptisation toujours plus grande de la part de l’AFSCA et un accès à la profession parfois donné à n’importe qui, pas évident pour eux de s’en sortir, comme l’expliquaient Rudy Wertz, président de l’Union professionnelle verviétoise, et Albert Denoncin, président de la Confédération de la Boulangerie lundi à Verviers. Car un pan du terroir verviétois est encore en danger : la tarte au riz. « Le gros sujet sur le feu, c’est  l’avenir de la tarte au riz, menacée par l’AFSCA », révèle ainsi Rudy Wertz qui n’hésite pas à faire le parallèle avec l’acharnement de l’AFSCA contre le Herve au lait cru l’année dernière. Capture d’écran 2016-06-07 à 07.16.56.png« Ils veulent faire passer tous les boulangers qui utilisent du lait de ferme au lait pasteurisé. » Une hérésie pour les puristes, à l’instar de la mise à mort du lait cru pour faire le fromage de Herve qui avait précipité le retrait du métier de José Munnix en 2015. De cet abandon du lait de ferme au profit du lait pasteurisé dans la recette de la tarte au riz, il en était déjà question voici quelques années. Mais ici, la menace se fait plus pressante que jamais auprès des boulangers d’après le président de l’Union professionnelle. Même chose pour tout ce qui permet aux boulangers de créer des produits artisanaux comme la grande production ne sera jamais capable de produire.

    D'un article d'AURÉLIE FRANSOLET dans LA MEUSE VERVIERS du 7 juin 2016

  • Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Plateau de Herve

    Le récent bulletin (n° 96) de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Plateau de Herve est consacré aux produits du terroir du Plateau de Herve, avec notamment des articles (de Thomas Lambiet, Francis Polrojt, Fabienne Effertz, Joseph Jacob, Joseph Andrien, Jean Rennotte, André Moureau, Gilles Monville) sur:

    • la vie dans les campagnes des Pays d'Outre-Meuse
    • l'évolution du paysage agricole
    • les fermes
    • l'évolution de la production du fromage de Herve
    • le "Herve" fabriqué en Bavière
    • les outils de nos fermes
    • la bière
    • le sirop
    • le cidre
    • la culture de la vigne
    • "dès frût' èt dès frûtèdjes"
    • la meunerie
    • l'élevage des bovins, principalement du XVIIe au XIXe siècle

    Une publication éclectique qui reflète la richesse de notre histoire locale. 144 pages en quadrichromie. 

    Cette publication est envoyée aux membres en ordre de cotisation pour l'année 2015 (18 euros). Elle peut aussi être envoyée à toute personne n'étant pas membre de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Plateau de Herve. Le prix de vente est de 19 euros (+ éventuellement 3,45 euros de frais de port).

     

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