Effets du Brexit à Aubel ?

La restauration de barrières et de tarifs douaniers devrait engendrer des perturbations dans les échanges entre pays de l’UE et la Capture d’écran 2019-03-15 à 11.04.34.pngGrande-Bretagne. « Mais la catastrophe sera plutôt côté Grande-Bretagne », analyse Philippe Suinen, le président de la Chambre wallonne de Commerce et d’industrie. Ceci, même si les formalités devraient dans certains cas relever du casse-tête chinois. Notamment pour l’agro-alimentaire, bien présent dans notre région. Exemple avec la beurrerie Corman, qui exporte outre-Manche certains produits très spécifiques, vendus sous d’autres marques et souvent à bonne valeur ajoutée. Parmi eux, le Ghee, un beurre concentré et aromatisé, qui vise notamment le marché indien établi en Grande-Bretagne. Mais bon, ces exportations insulaires ne pèsent quand même pas très lourd pour la production de Corman : 5 % grosso modo.

Pour la brasserie de Val-Dieu, pas de grosse perte de flux commercial à redouter non plus : la Grande-Bretagne représente environ 2,5 % du marché à l’export, évalue Alain Pinckaers. Par contre, c’est là que la brasserie achète par exemple des étiquettes, sur du papier très spécifique. Dans leur cas, le Brexit, risque d’allonger le délai des commandes.

L’exportation de cidre Stassen outre-Manche est très marginale. Par contre, c’est de l’autre côté du Channel que le groupe Heineken, propriétaire du cidrier aubelois, acquiert une grosse partie de ses bouteilles vides. Mais, rassure Alexandre Renerken, « on a des plans B ». Par ailleurs, la grande cidrerie du groupe, à Hereford, près de la limite entre le Pays de Galles et l’Angleterre, pourrait pâtir des nouvelles modalités douanières. Dès lors, Heineken pourrait solliciter Aubel pour produire davantage. « Le malheur des uns fera peut-être le bonheur d’autres », conclut Alexandre Renerken, qui tempère cependant : « Tant qu’il n’y a pas de décision, le Brexit demeure une hypothèse. »

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel