Le prix exorbitant des logements

Les élections communales, c’est dimanche. À trois jours du scrutin, c’est la commune d’Aubel qui clôture notre série consacrée aux enjeux du scrutin en région verviétoise. Le défi principal sera sûrement d’arriver à faire revenir des jeunes à Aubel, où la population se fait vieillissante. Le prix exorbitant des logements est notamment à l’origine du problème.

Une page de JEAN-CHRISTOPHE FERNANDEZ à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 11 octobre 2018.

Commentaires

  • Le prix des logements a Aubel est aleatoire. Dans une economie de marche, le prix est le prix. Le vrai probleme est la propagation sauvage a Aubel de projets immobiliers comme celui sur la photo. Combien d'habitants de plus dans une commune construite pour 3.000 habitants? 200? 300? Combien de voitures en plus dans un village ou se parquer est deja la croix et la banniere? Plus d'electricite. Plus d'eau. Moins de place. J'invite les Aubelois a bien y penser avant l'election. De grace, votez pour le parti qui va arreter d'autoriser des lotissements a grande echelle comme celui. Sans cela, le style de vie Aubel est termine.

  • Ô bel(le) citoyen(ne), que voteras-tu donc ce dimanche
    pour définir ce que deviendra Aubel, demain ?


    Chère Aubeloise, cher Aubelois bonjour !

    La campagne électorale s’anime enfin, diront certains, à la lecture du dernier tract électoral d’Aubel citoyen et du droit de réponse d’Aubel Demain,
    Personnellement, je trouve cela pathétique, à l’image du débat électoral sur Vedia. Quasi 10 minutes de débat (1/5 de l’émission) sur l’affaire « Léon Stassen » ! En tant que citoyen aubelois, j’estime mériter quand même mieux qu’une bagarre entre mecs à la cour de récré. « Où sont les femmes ? » chantait Patrick Juvet. Les filles, je dois vous dire que votre présence a vraiment manqué dans ce débat pour relever celui-ci. La prochaine fois, pensez-y, svp, vous êtes capables de nous emmener au pays des merveilles, comme le chantait Aznavour, alors n’hésitez plus et prenez votre place parmi ces mâles dominants ;-)

    Qui croire ? « Aubel Demain », avec son slogan « c’est 24 ans d’une gestion unanimement appréciée de la Commune d’Aubel » ou « Aubel Citoyen », « 15 candidats avec une approche citoyenne pour répondre aux besoins présents et futurs de tous les Aubelois » ? L’un est content de ses réalisations et tout semble vraiment parfait, l’autre nous dit que ce n’est pas vrai et qu’eux, ils feront vraiment mieux…. J’ai déjà écrit une petite bafouille aux candidat(e)s des deux camps aux élections communales. Aujourd’hui, étant donné la tournure que prend la campagne électorale, je prends ma plume pour écrire à chacun d’entre vous, habitant(e)s d’Aubel, car, pour moi, la situation est grave quand on en arrive à ce stade.

    De janvier 2013 à septembre 2017, j’ai eu la chance de pouvoir côtoyer de très près nos hommes et femmes politiques aubelois. Je représentais la liste « Aubel Pluriel » en tant que conseiller ECOLO au Conseil de l’Action Sociale et j’ai siégé également au Conseil d’Administration d’INAGO, l’intercommunale qui assure la gestion des maisons de repos des communes de Plombières, La Calamine et Aubel bien sûr, avec « La Kan ». C’est à INAGO que j’ai vécu les meilleurs moments de ma courte « carrière » politique, car j’y ai rencontré des personnes de tout bord, qui cherchaient ensemble à trouver les meilleures solutions pour développer l’accueil de nos aînés tout en tenant compte d’un budget déterminé. Là-bas, la couleur politique n’avait aucune importance et chacun(e) donnait le meilleur de lui-même.
    Je ne peux en dire autant de mes engagements communaux au niveau du Conseil Communal des Enfants ou de la ludothèque « Lud’Aubel » ou du CPAS. J’y ai vécu des manques profonds de soutien, j’y ai rencontré un mandataire qui manquait profondément d’éthique, un autre qui cherchait plus une tribune politique plutôt qu’à développer un véritable travail d’éducation à la citoyenneté,…., tant au niveau de la majorité que de l’opposition politique. L’affaire « Léon Stassen » a été pour moi la goutte qui a fait déborder le vase, et j’ai démissionné, profondément dégoûté de ce monde politique. A l’époque, je vous aurais invité à voter « blanc » et je vous aurais dit que cela ne sert à rien. Depuis, j’ai dû dépasser des difficultés d’ordre familial, d’importants soucis de santé, et j’ai beaucoup réfléchi au sens de la vie et à l’engagement politique, car la citoyenneté reste pour moi une valeur essentielle dans notre société, pour aller au-delà de l’individualisme et construire un monde où chacun a sa place.

    J’ai choisi de ne plus me représenter en politique, même si je reste un fervent défenseur de l’écologie politique et que je reste membre du parti ECOLO. Je choisis de continuer à m’engager dans des projets d’action citoyenne ici à Aubel tels que la ludothèque ou la Ligue des Familles, et au niveau professionnel au sein d’une organisation de jeunesse. Il est important pour moi, et je vous invite à le faire aussi, d’exercer son devoir de citoyen en allant voter ce dimanche. Parce que l’on vous demande votre avis et que vraiment vous pouvez le donner. Personnellement, ce n’est cependant pas si simple quand ne se présente pas de liste où je peux retrouver mes aspirations profondes pour un monde meilleur. A qui faire confiance ? Une équipe majoritaire qui a peu soutenu les projets auxquels je crois, qui en parle dans ses tracts, mais avec lequel rien de très concret n’a été discuté ? Une équipe qui n’a jamais exercé le pouvoir depuis 24 ans, qui apporte selon eux des idées innovantes, mais qui, par exemple, fait preuve de conservatisme en imprimant ses tracts électoraux sur du papier non-recyclé ? Heureusement, il y a de nombreuses personnes qui n’étaient pas candidates aux élections précédentes (10 chez Aubel Citoyen et 8 chez Aubel Demain) et c’est peut-être elles qui vont apporter le souffle nouveau et les idées novatrices dont notre commune va avoir besoin. Car les défis vont être nombreux dans les 20-30 prochaines années et ils ne dépendront pas que de nous !

    Ce lundi 8 octobre, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat) a publié son rapport en vue de la préparation du COP24 qui se déroulera en Pologne au mois de décembre de cette année. Celui-ci montre les conséquences possibles d’un réchauffement de 1,5°C et les moyens à mettre en œuvre pour limiter l’impact du changement climatique : climat extrême, hausse du niveau de la mer, recul des glaces,…. Ça paraît peut-être loin pour nous ici à Aubel, mais chacun(e) d’entre nous peut le ressentir quand même déjà : des inondations dans les villages voisins, la sécheresse vécue par nos agriculteurs, la canicule difficilement vécue par les personnes âgées notamment,….
    Chaque petit dixième de degrés compte, car au-delà d’un réchauffement de plus de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, les changements seront irréversibles. Les émissions humaines de CO2 doivent diminuer de 45 % d’ici à 2030 si nous voulons y arriver. Si chaque pays maintient sa copie des engagements actuels pris à la COP21 à Paris, le réchauffement pourrait atteindre jusqu’à 3°C d’ici 2100.
    Alors tout le monde s’en fout ? On se cache les yeux et on se bouche les oreilles ou on commence déjà à agir ici dans notre commune ? Le GIEC fait des propositions concrètes : réduire drastiquement la demande en énergie des bâtiments, de l’industrie et des transports, augmenter la part des énergies renouvelables pour l’électricité à 70-85 % en 2050, réduire la pollution de l’air, impliquer le secteur financier dans la lutte contre le dérèglement climatique,…. On attend que les autres fassent quelque chose ou on retrousse ses manches ?
    « Ce rapport montre qu’un changement sociétal profond est nécessaire, nous dit Pierre Cannet du WWF. Pourtant, la transition écologique en Europe reste à ses balbutiements. L’humanité est confrontée à une nouvelle guerre, cette fois contre elle-même. D’ici à 2040, nous aurons perdu la bataille si des mesures ne sont pas prises et intensifiées ». C’est demain ! Moi, je ne serai peut-être plus là, mais que deviendront mes enfants et mes petits-enfants ?

    Alors, prêt(e)s pour le combat ?
    Nous irons tous voter dimanche, et nous avons le pouvoir de faire bouger et changer les choses ! « La politique ne consiste pas simplement à changer le monde, mais à faire en sorte qu’il y ait encore un monde », dit Nathalie Grandjean, chercheuse à l’Université de Namur.
    Pensons-y chacun et chacune dans l’isoloir : quel(le) candidat(e) est prêt(e) à relever ce défi déjà dans notre commune ? Et puis rassemblons-nous, échangeons nos idées et commençons à les mettre en pratique ! Il est encore temps, mais Demain….
    Merci pour votre attention et ce que vous ferez chacun et chacune pour que nous puissions continuer à vivre ensemble sur notre Planète et notre beau Pays d’Aubel !

    Jean-Marc Piron

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