Sarah Inghelbrecht va découvrir la Flèche Wallonne

L’Aubeloise d’adoption Sarah Inghelbrecht découvrira, après Liège-Bastogne-Liège l’an dernier, la Flèche Wallonne ce mercredi. Mais sa situation n’est pas plus enviable.

« On reste dans l’amateurisme »

« Je ne me considère pas comme professionnelle, car je roule à vélo surtout par plaisir. Avec mes défraiements et mon statut VDAB (l’équivalent de l’ADEPS en Flandre), je gagne moins que si j’avais un vrai job », considère la compagne de Julien Stassen, diplômée universitaire en commerce.

« En Belgique, seule cinq filles sont vraiment professionnelles. Pour le reste, c’est la débrouille. Dans mon équipe, chacune tente de gagner un peu d’argent mais c’est compliqué. La situation s’améliore dans les six ou sept meilleures équipes mondiales, surtout celles qui émanent d’une équipe masculine avec un gros budget. Pour les autres, on reste dans l’amateurisme. J’espère qu’on arrivera à un salaire minimum, même si ça risque de tuer pas mal de petites équipes. Je suis peut-être née quelques années trop tôt pour devenir pro », juge la Flamande d’origine qui a pour mission d’intégrer l’échappée matinale de cette Flèche Wallonne.

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