Devenu entraîneur adjoint à Aubel depuis juillet, René Ernst se plaît dans ses nouvelles fonctions

« Ne pas être le T2 qui n’a rien à dire »

René Ernst avait étonné tout le monde en acceptant le poste de T2 de Michel Remacle à Aubel. Quelques semaines après sa prise de fonction, il fait un premier point très positif de son nouveau rôle.

Il y a ces entraîneurs qui passent de T2 à T1, et puis il y a René Ernst, qui a choisi de faire l’inverse en arrivant comme adjoint de Michel Remacle à Aubel. Un rôle qu’il est toujours en train d’apprendre. « Pour le moment, je me sens bien dans ce rôle. J’ai débarqué dans un club que je connais presque par cœur. D’ailleurs, cela fait un peu bizarre d’y revenir même si je ne l’avais jamais quitté en quelque sorte avec mes enfants qui y jouent. Si l’on ajoute mes présences avec l’équipe première, je suis presque là cinq fois la semaine. »

S’il est arrivé en terrain conquis, c’est pour une nouvelle vocation, avec d’autres fonctions. « J’essaie d’apporter mon vécu footballistique aux joueurs. Je suis beaucoup plus dans le relationnel et à l’écoute. » Et de continuer à expliquer les différences entre les deux postes. « En tant qu’entraîneur principal, on est obligé de prendre beaucoup plus de recul. On ne peut s’investir de manière aussi person-nelle. Moi, je peux aller discuter avec les éléments qui en ont besoin, apporter mon soutien, les conseiller. C’est totalement différent. »

D’ailleurs, si ce rôle lui plaît tant, c’est notamment grâce à la relation qu’il possède avec Michel Remacle, le coach. « À la base, Michel est un ami. Et je lui avais bien stipulé avant d’accepter que je ne voulais pas être le T2 qui n’a rien à dire. J’ai été bien clair sur ce point. »

DIALOGUE

Et d’expliquer plus en détail. « Je ne suis pas celui qui a la décision finale, mais il y a toujours un dialogue. Quand il y a un problème, on en parle, je propose des solutions, et parfois il va faire comme lui en a décidé et d’autres, il va s’appuyer sur ce que j’ai dit. L’entente est donc très bonne. »

Pendant les rencontres, l’ancien entraîneur de la P2 de Dison n’est pas juste là pour regarder le match. « J’ai mon mot à dire, je peux recadrer certains joueurs si je l’estime nécessaire. Parfois, quand Michel s’assied, je me lève pendant 15 minutes afin de donner quelques consignes. »

Un nouveau rôle qu’il prend particulièrement à cœur et qu’il apprécie d’autant plus. Le groupe aussi semble bien accueillir le T2. « L’entente est bonne et c’est agréable. C’est une équipe jeune assez mûre pour comprendre les choses. Si on prend la dernière défaite contre Minerois, ils savent qu’on n’est pas satisfaits. »

Et à la dernière question de savoir si le poste de coach principal lui manquait, il est clair. « Quand j’ai commencé à entraîner, je l’ai fait par plaisir, je n’avais pas pris de cours. Pour l’instant, ça ne me manque pas, il n’est pas du tout prévu que je reprenne des cours, mais qui sait, dans quelques années… » 

ARNO CHANDELLE dans LA MEUSE VERVIERS du 7 octobre 2017

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