Armand Marchant va être rapatrié en ambulance avec son papa ce mardi

Depuis sa blessure dans la première manche du slalom d’Adelboden et son évacuation en hélicoptère, Armand Marchant est dans un hôpital en Suisse. Là, sa jambe gauche a été bloquée avec des fixateurs externes (voir la photo ci dessous) et il a été placé sous morphine tant la douleur liée à cet éclatement du plateau tibial est intense.

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Nous avons pu joindre Véronique, sa maman, ce lundi en fin de matinée pour avoir les dernières nouvelles. « Armand sera rapatrié en ambulance avec son papa ce mardi, tandis que je suis allée rejoindre notre fille près de Fréjus (France), car elle passe un examen technique ce mardi dans le cadre de son monitorat en ski. » Concrètement, c’est le rapatriement en ambulance plutôt qu’en avion qui a été jugé le plus confortable pour le jeune skieur thimistérien. « Ce sera moins douloureux et cela lui permettra d’avoir une infirmière à ses côtés. »

« UN GROS CHOC »

Une fois de retour en Belgique, ce mardi soir, Armand Marchant prendra la direction de la Clinique du Parc Léopold, en région bruxelloise, où il sera soigné et opéré par le Docteur Huylebroek. « Le chirurgien d’ici s’est mis en contact avec son homologue belge. La jambe est encore gonflée et tant que c’est le cas, on ne peut de toute façon pas intervenir, ni faire de diagnostic précis. On ne sait même pas encore quel type d’opération il va subir ; c’est le chirurgien belge qui décidera. On ne sait donc pas pour combien de temps il en a, mais certains parlent de neuf mois… On en saura plus en fin de semaine quand il y aura eu un diagnostic précis. Ce qui est certain, c’est que sa saison est finie. Selon les médecins, il reskiera et on l’espère, mais on ne peut rien dire encore. Une fois de retour en Belgique, on fera tous les examens médicaux nécessaires. Il faudra aussi voir l’état du ligament », nous explique Véronique, qui était en Suisse samedi au moment de la chute. « Cela a été un gros choc ; on espère toujours que cela n’arrivera jamais. On l’a vu tomber et on ne comprenait pas pourquoi il ne se relevait pas. En fait, il s’est cassé le genou dans un virage, avant la chute. Ce n’est donc pas la chute qui a causé les fractures. Il est tombé et s’est ensuite laissé glisser ; il a tout de suite compris et il est resté conscient tout le long. Il se souvient de l’hélicoptère et de tout. Étant sur place, j’ai pu embarquer à ses côtés dans l’hélicoptère jusqu’à l’hôpital, où on a effectué la première radio. Dans ces cas-là, il faut garder la tête froide, organiser le rapatriement, etc. »

« IL DORT ÉNORMÉMENT »

Et d’évoquer quelque peu le moral de son fils qui, on l’imagine, doit vivre des moments difficiles, cloué sur son lit d’hôpital. « Son moral est plus ou moins bon et tout ça ne l’a pas empêché de regarder la course à la télé dimanche. Il dort énormément et même avec les fixations sur sa jambe, cela reste très douloureux », reprend notre interlocutrice.

Par le passé, le plus grand espoir du ski alpin belge s’était déjà occasionné une fracture tibia-péroné. C’était en novembre 2008 et il était encore loin du niveau atteint aujourd’hui. « Il était actuellement en pleine ascension et il est vachement déçu. L’important, ce serait qu’il puisse être d’attaque pour 2018, avec les JO d’hiver et le Mondial juniors. Parfois, une telle blessure permet de revenir plus fort par la suite. »

C’est ce qu’on peut en effet lui souhaiter. Un mot aussi de l’énorme vague de soutien depuis la blessure d’Armand, avec des centaines et des centaines de messages venus de partout dans le monde, notamment du Chili et d’Argentine, où le Thimistérien a l’habitude d’aller en stage. « Cela apporte du réconfort et on voit que c’est un gamin fort apprécié. »

En ski alpin, on atteint généralement son top niveau vers 24 ans. Or, Armand n’en a encore que 19… 

OLIVIER DELFINO dans LA MEUSE VERVIERS du 10 janvier 2017

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