Testé sur les détenus à Andenne

Bon pour leur santé et jugé savoureux

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Les bienfaits d’une alimentation riche en oméga 3 ont été étudiés scientifiquement par plusieurs universités (Gand, l’ULB et l’UCL) et la Haute École Léonard de Vinci à Bruxelles. Pour ce faire, explique le Baelenois d’origine Yvan Larondelle, professeur de biochimie et de nutrition à la Faculté des bio ingénieurs Agrolouvain, on a substitué à certains aliments des menus traditionnels les mêmes mais riches en oméga 3, à l’établissement pénitentiaire d’Andenne. Et les résultats ont été éloquents pour les 74 détenus volontaires ayant participé aux analyses. Le deuxième chiffre de la tension artérielle (le plus bas, celui de la diastolique) a chuté de manière significative. Le bon cholestérol, lui, a augmenté chez les non-fumeurs. On a aussi constaté une présence moins importante d’acides gras saturés, soit de mauvaises graisses. Yvan Larondelle explique que si toute la population enrichissait ses menus aux Omega 3, on pourrait diminuer de plusieurs pour cent, voire de plus d’une dizaine, le nombre d’accidents cardiovasculaires. « Et tout ça, sans bousculer les habitudes alimentaires. »

Les analyses ont été réalisées sur les détenus durant six semaines avec le menu standard non enrichi aux oméga 3. Ensuite, durant douze semaines, on a intégré dans les menus des aliments riches en oméga 3, sans cependant changer les recettes. La seule différence était la matière première. Un certain nombre de détenus avaient refusé de prendre part à l’expérience. Mais comme ceux qui y avaient goûté racontaient que les plats leur semblaient plus savoureux, certains des non-participants ont tenté de s’en faire servir. Preuve que les effets peuvent être également bénéfiques au niveau du palais… 

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