Deuxième usine en vue pour Meurens natural

L’enquête publique vient de se terminer

Meurens Natural, un des leaders mondiaux dans l’hydrolyse des céréales, veut construire une deuxième usine dans le zoning des Plenesses, outre celle de Herve, en bord de Nationale 3. L’enquête publique vient de se terminer.

Nouvelle implantation en vue pour l’entreprise hervienne Meurens Natural, installée en bord de N3, près de la Maison du tourisme du Pays de Herve.

Une enquête publique vient en effet de se clôturer concernant un deuxième site de production, dans le zoning des Plenesses, rue du Tiège, non loin des Ateliers Mersch.

Cette seconde usine occuperait un terrain qui avait été attribué au Groupe Fontin, de Luc Foubert, qui s’était fait connaître dans la région en étant notam- ment le président du RCSV et qui veut implanter un gros projet immobilier sur le site d’Outibest et aux alentours, en Gérardchamps. Mais le permis octroyé pour le site du Groupe Fontin était arrivé à échéance et la SPI avait, comme cela était prévu contractuellement, repris la main sur la vaste parcelle, afin de trouver un nouvel acquéreur. L’objectif de Meurens Natural est de décrocher un permis unique (soit d’exploitation et d’environnement) pour produire davantage.

« On a pas mal de demande.»

L’USINE S’ÉTENDRAIT SUR UNE SURFACE ÉQUIVALANT À QUATRE TERRAINS DE FOOT

Nos marchés évoluent bien depuis plusieurs années », explique Bénédicte Meurens, administratrice déléguée de Meurens Natural. Outre la trentaine de personnes déjà occupées sur le dessus de la ville de Herve, ce deuxième site devrait permettre de créer de l’emploi. Ici, Meurens Natural occuperait environ 2,8 hectares, soit l’équivalent de quatre terrains de football.

Si tout se déroulait sans souci pour l’octroi du permis unique, Bénédicte Meurens pense pouvoir débuter les activités dans la zone d’activités économiques des Plenesses pour la fin de l’année 2016.

Ce nouveau site signifierait-il la fin du premier ? Pas du tout, souligne Bénédicte Meurens. Il viendrait en complément. Actuellement, Meurens Natural compte d’ailleurs pouvoir étendre sur ce site, à l’arrière, en direction de la piscine.

Un projet en ce sens, évalué à quelque 5 millions d’euros, a été initié, mais un recours en annulation au Conseil d’État a été déposé, le 31 mai 2013, à la suite de l’octroi du permis par le ministre Philippe Henry, le 18 mars 2013.

Meurens Natural en attend l’issue avant d’éventuellement se lancer dans des travaux qui pourraient provoquer de grosses économies d’énergie, avec échange de chaleur qui pourrait profiter à la piscine et aux occupants des appartements dans ce quartier.

Voici deux ans, on estimait que la ville pourrait épargner entre 15.000 et 20.000 euros l’an, par ce biais. 

YVES BASTIN

MEURENS NATURAL : C’EST QUOI ?

Un des leaders pour l’hydrolyse de céréales

La création de ce qui allait devenir Meurens Natural remonte à 1935.image.jpeg 

À l’époque, l’entreprise, à bien distinguer de celle qui produit le sirop de Liège à Aubel, commercialisait aussi du sirop de poires et pommes classique.

Par la suite, dès 1989 mais de manière plus intensive à partir de 1994, la société hervienne s’est lancée dans les concentrés utilisés dans les boissons, les biscuits, les desserts, les crèmes ou la nourriture pour bébés, par exemple, en tablant sur l’hydrolyse biologique et de céréales. Elle produit aussi des ingrédients au départ de pruneaux, de figues ou de dattes séchées. Des produits qui sont en grande majorité destinés à l’exportation.

Yves Bastin dans LA MEUSE VERVIERS du JEUDI 22 OCTOBRE 2015

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